Moteur de recherche : .

Oui, les Infomumuses existent toujours ! Après neuf ans de parution hebdomadaire (juin 2000-juin 2009), ces infos se sont un peu allégées et sont mises à jour au coup par coup et en fonction de l'actualité. Elles s'empilent donc ci-dessous au jour-le-jour.

Vous pouvez m'écrire pour me signaler vos infos de portée nationale (envoi de CD ou livres à chroniquer : m'envoyer un message électronique pour avoir mon adresse postale) ...

...ou pour vous inscrire à ma liste de diffusion (envoi d'un message lors des ajouts importants, notamment de chroniques de livres ou CDs) :

Toutes mes chroniques de CD, livres etc.. sont archivées et accessibles via un sommaire unique des chronique et une page présente les chroniques à venir. Vous pouvez également débuter par les plus récentes.

Plus bas dans la page, un certain nombre d'informations plus pérennes...

en rouge : les infos limitées dans le temps

 
- --------- mis en ligne le 19/04/2018-------

L'exposition de cette année au Musée des Musiques Populaires de Montluçon est consacrée à La Voix. Un sujet intéressant mais pas forcément facile à mettre en expo ce qui ne fait qu'attiser notre intérêt...

C'est déjà commencé et jusqu'au 18 novembre

Attention c'est fermé le lundi donc si vous voulez profiter par exemple de votre déplacement au Son Continu pour vous y rendre (ou tout autre événement sur un week-end), passez à l'aller et non au retour....

http://www.mupop.fr

- --------- mis en ligne le 19/04/2018-------

"Bonjour,

Je me suis fait voler mon accordéon dans le train Montpellier-toulouse, le vendredi 23 février 2018 , surement à la gare de Narbonne :

Marque Victoria, modèle A310V "virtuoso" , 37 touches, 96 basses.

acheté neuf en mai 2013,

deux micros à l'intérieur. (musitech MT01 Sennheizer basse, et main droite)

un potentiomètre a été posé au dessus de la rangée de registres pour le volume de la main droite.

Merci de faire suivre l'info pour éventuellement repérer une annonce de quelqu'un qui voudrait le revendre, et de me contacter le cas échéant.

Merci d'avance !

Accordéonistiquement

Fabrice Kieffer : fabrice.kieffer suivi de @yahoo.fr "

"

 

- --------- mis en ligne le 03/04/2018-------

Sur mon autre site, un petit reportage (70 ,photos) sur la fête des sifflets de ce lundi de Pâques à Nospelt (Luxembourg)

 

- --------- mis en ligne le 30/03/2018-------

Le vendredi saint n'est pas vraiment un jour de fête dans le calendrier chrétien, ce l'est encore moins en cette année 2018 puisque j'apprends avec grande surprise le décès de Bernard Loffet.

Après ceux d'Anton Varela l'été dernier et Bruno Salenson de tout récemment, voici trois fidèles du Son Continu qui ne seront plus là à la prochaine édition (Anton n'avait pu être là en 2017, probablement déjà malade), trois stands qui manqueront car il y faisait toujours bon s'arrêter et discuter. Celui de Bernard était d'ailleurs fréquenté et souvent l'objet de boeufs spontanés. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard s'il apparait quasiment chaque année sur mes photos et vous en trouverez une petite compilation ici.

Outre ses activités de facteur d'accordéon, Bernard était également musicien (voir par exemple la chronique de son CD "Moteur" ). Mais également sonorisateur notamment à Gennetines. Il avait beaucoup oeuvré pour le Collectif pour l'Accordéon Diatonique et Bretagne (CADB) et probablement dans beaucoup d'autres domaines que l'éloignement ne m'a pas permis de connaître.

J'en garde le souvenir de quelqu'un de toujours souriant, prêt à répondre aux questions (il m'est souvent arrivé de réorienter vers lui des questions reçues par courrier électronique par des visiteurs de mon site...)

 

- --------- mis en ligne le 30/03/2018-------

Vol d'un violoncelle par effraction rn juillet 2012 à Laneseter (Morbihan, France)

Violoncelle Mirecourt milieu 20ème étiquette Apocryphe : Jean Batiste Vuillaume (valeur affective). avec archet sans valeur et une sacoche marron.

Signes particuliers : Zone décolorée sur la table à gauche de la touche (position de la main gauche voir photo), rayure sur l'éclisse haute/gauche (marque de la fermeture éclaire de la sacoche)

Contact : Philippe Perrot : pperrot64 suivi de @hotmail.com

 

- --------- mis en ligne le 28/03/2018-------

Vol d'un alto facile à reconnaître dans le contexte d'un cambriolage, entre le 24/4 et le 3/3/2018 à F-95220 Herblay (Val d'oise, France)

Alto Bernard Sabatier "Gasparo da Salo in Brescia" fait dans son atelier à Paris en 2009 (voir étiquette luthier dans l'instrument).

Forme particulière: 2 coins au lieu de 4, et le bas de la caisse est en forme de coeur. La longueur de caisse est de 40 cm.

Voir autres photos (dont archet et caisse) sur http://www.sons-et-couleurs.eu/volsover.htm

L'archet est signé Marc Laberte en marque de fer près de la hausse. La baguette est ronde en bois de pernambouc rouge aux reflets orangés.

L'instrument était dans un étui rectangulaire vert comprenant une barre de marque Bonmusica, contenant 3 sourdines (dont une sur l'alto) et des dessins d'enfants.

Une déclaration de vol a été déposée au comnmissariat d'Herblay sous le no. de PV 00519/2018/004389

Contact: Aurélie Loyer aurelieloyer suivi de @hotmail.com

 

- --------- mis en ligne le 18/03/2018-------

Soldes chez le meilleur label de trad français actuel ! : a"fin de préparer la place à nos productions de cette année nous lançons une grande opération de déstockage de nos CD, allant de 20 à 50 % de remise, opération qui se déroulera du 15 mars au 30 avril."

et 880 mélodies supplémentaires disponibles dans leur bibliothèque numérique en accès libre !

http://www.aepem.com/

 

- --------- mis en ligne le 14/03/2018 (passé par Patrick sur Tradonord ) -------

Le Uillean piper irlandais Liam O'Flynn est décédé à 72 ans après une longue maladie ...

http://www.bbc.com/news/world-europe-43404575

 

 

- --------- mis en ligne le 10/03/2018 (passé par Christian sur Tradonord mais précisons qu'il ne s'agit pas d'un don) -------

Après nous les avoir fait partager dans ses chroniques, il met sa collection discographique au musée et lorsqu'on le connait cela n'a rien d'étonnant...

https://culturebox.francetvinfo.fr/musique/musiques-du-monde/le-musee-du-quai-branly-recoit-15-000-disques-rares-de-musiques-du-monde-270121

 

- --------- mis en ligne le 9/03/2018 -------

Le Son Continu (ex St-Chartier) : Programmation 2018 / Début des préventes le 2 avril !

https://www.lesoncontinu.fr/2018/03/08/programmation-2018-debut-des-preventes-le-2-avril/

A noter un spécial boha (la cornemuse des Landes de Gascogne) cette année !

 

- --------- mis en ligne le 6/03/2018 -------

Patrick Plouchard vient de faire passer l'info sur la liste Tradonord : Bruno Salenson vient de nous quitter

"J'ai l'immense regret et la grande tristesse de vous faire-part du décès de Bruno Salenson hier, a son domicile, suite à une longue maladie ... Il avait à peine 60 ans et tellement de choses encore à faire et à partager ...

Pour ceux et celles qui ne connaissait pas Bruno allez voir là http://www.bruno-salenson.com/

En plus d'être un Facteur d'instruments génial, Bruno était aussi et avant tout un musicien, amoureux et passionné par tous les projets qu'il mettait en place ... "

J'ajouterai que Bruno a pris le soin de nous léguer son expérience de facteur d'anches il y a moins d'un an au travers de sa remarquable méthode "De l'art de faire les anches de hautbois populaires et anciens"

Lire la chronique ici

 

- --------- mis en ligne le 4/02/2018 -------

Philipppe "Rando" Randonneix
"Un instrument au artiste : La Chabrette"

Ce qu'il y a de bien avec ce type de collection c'est que chaque nouvel opus nous arrive déjà comme on recevrait une bonne nouvelle, avant même de savoir de quel instrument il s'agit et qui joue… En l'occurrence, cette fois-ci il s'agit de la chabrette limousine, aux mains de Philippe Randonneix, qui fait maintenant partie de l'ancienne garde des chabrettaires, celle qui débuta dans les années 70 (1). La photo de couverture nous le montre posant comme il en a l'habitude, façon musicien de sanciennes photo de noce, chabrette tenue en avant et air sérieux de circonstance. Un second cliché de la même session, à l'intérieur, nous le montre avec ce sourire malicieux qu'on lui connaît plus souvent, mais c'est avec le sérieux de la pochette que débute l'album : une interprétation solo très appliquée qui nous laisse un peu sur notre faim, Philippe utilisant les vibrés avec parcimonie et n'étant pas fan des attaques glissées et autres figures expressives de ce genre… La seconde plage dégèle à peine l'ambiance et il faut attendre la troisième plage, démarrée de concert avec le violon d'Alexandra Lacouchie pour que cela commence à chauffer davantage. La suite nous montrera que Philippe peut avoir une belle cadence même en solo, en s'appuyant sur une solide technique (belle suite de bourrées vers le milieu de l'album comme en point culminant), puis la fin du programme se fait à nouveau plus modeste. Même sur la polka piquée " Tilou tilou " (2), il ne laisse pas le tempo s'emballer et cette plage nous fait le plaisir de retrouver (trop brièvement) une vielle aux mains d'Olivier Daviau. Puisque j'en ai nommé deux, il faut que je vous cite les deux autres invités : Magali Urroz, autre complice de longue date et troisième invitée déjà présente sur "Un tot pitit Bocin ", au diatonique et Isabelle Bollaët pour une valse en duo de chabrettes à l'unisson mais parfaitement sur la même cadence.

Le répertoire est entièrement traditionnel, plutôt classique pour cet instrument. Dommage que les sources précises n'en sont pas détaillées, nous n'en saurons pas davantage sur le bel Air" de la plage 11 hormis son origine traditionnelle et le fait que comme le montre Philippe, il se prête bien au jeu ornementé...

http://www.bemolvpc.com

(1) pour la petite histoire j'ai fait sa connaissance un soir de la fin de l'année 1980, chabrette en main (lui, pas moi….) et chèvre de Nedde dans une valise qui échappait miraculeusement au piétinnement de la cohue de la Frairie des petits ventres de la rue de la Boucherie à Limoges

(2) un nom en forme d'onomatopée dont je ne suis pas certain qu'il soit traditionnel mais qui permet d'en retrouver immédiatement la mélodie...

Rappels : Philippe Randonneix : voir à partir de " Un tot pitit Bocin "
 CD Randonneix Un tot pitit Bocin

Alexandra Lacouchie : voir à partir de Duo Rivaud Lacouchie "Ordich ! Musique traditionnelle Limousin Marche"

Olivier Daviau : voir à partir de : Nathalie et Olivier Daviau "La terre est froide - Noëls - Chabrettes limousines"

 


Le grand baleti
Sans titre

 

Je pourrai résumer le contenu de cet album en le classant dans la catégorie des enregistrements de conservatoires et écoles de musique (département trad. naturellement…) mais, quoi que théoriquement exact, ce serait très réducteur car c'est un album dans lequel ressort la patte particulière d'Eric Montbel, responsable de ce projet, voire de Bruno Letron, présent en invité. Mais reprenons par le début : Eric Montbel intervient au conservatoire de Marseille et s'est donc chargé de réaliser un album avec des élèves des différentes sections trad (cornemuse naturellement, diato, clarinettes, violon, chant, percussions...). Il a du opérer une certaine sélection car ces musiciens ne sont qu'un, deux, exceptionnellement trois par instrument ce qui nous épargne l'effet jeu en fanfare… C'est dans le choix du répertoire que l'album se situe le plus dans l'esprit de ce type d'album collectif : un répertoire de musiciens qui cherchent à se faire plaisir en allant glaner à droite et à gauche quelques morceaux agréables à jouer et qui, naturellement pioche également dans les compositions des encadrants (et invités) ainsi que dans les mélodies traditionnels que ceux-ci aiment à interpréter. Un répertoire qui couvre donc des zones géographiques variées, plutôt sud et centre France mais pas que...

Eric n'étant pas du genre à faire les choses en dilettante, l'ensemble est précis et bien arrangé et pour un résultat optimal du point de vue de l'auditeur, il a un poil sacrifié l'esprit de l'enregistrement d'école pour mettre en avant le duo qu'il forme avec Bruno Letron ainsi que la voix d'Elsa. Une voix que l'on avait entendue bien jeune sur l'album Le Jardin des Mystères en 2001 et que l'on retrouve ici juste trentenaire, volontaire et affirmée. Une mention au passage pour le jeu des violons sur les rigodons. Les clarinettes abattent pas mal de boulot mais sont un peu moins affirmées. Quant aux cornemuses autres que celles d'Eric elles assurent bien les "choeurs" mais il faut dire que parmi eux se cache Yvon Bayer qui n'est plus un débutant depuis longtemps ainsi que Quentin Allegranza que je dois citer puisque c'est sa photo qui illustre depuis des années le bouton qui mène à ma rubrique "apprendre la cornemuse"

. A l'époque de la photo il touchait l'instrument pour la première fois, il a fait du chemin depuis (dont toute une première phase en autodidacte) et n'a pas fini...

Production Pôle des musiques du monde : http://www.citemusique-marseille.com

Rappels :

Eric Montbel et Bruno Le Tron voir à partir de Topanga !

Topanga

Yvon Bayer : voir à partir de Désir chroniques quartet "Quelques morceaux en forme de poires"

- --------- mis en ligne le 2/02/2018 -------

Mi Ombre Mi Soleil
"Douce tornade"

J'ai vraiment découvert ce duo l'été dernier dans le parc du Son continu et cela a été un de mes coups de coeur de cet édition. D'une part parce que ce n'est pas tous les jours que l'on entend dans notre milieu du cornet à bouquin et encore moins correctement joué, ce qui est indispensable puisqu'il s'agit d'un instrument exigeant qui nécessite une technique parfaite et c'est bien le cas aux mains de Solène Riot dont on devine qu'elle dispose d'une solide formation en musique ancienne (il n'est qu'à entendre son jeu de flûte à bec, ici sur une plage). D'autre part parce que Solène et sa comparse Sigrid Guillaume à l'accordéon (1) font preuve d'une vraie complicité et donc d'une belle entente musicale.

Bref j'étais impatient d'écouter cet album (leur second mais je n'ai pas eu l'occasion d'écouter le premier) lorsqu'elles me l'ont fait parvenir mais je me suis rapidement rendu compte que la prise de son n'allait pas me permettre de retrouver la magie ressentie en juillet dernier. Certes, j'ai quelques albums dans ma discothèque au rendu sonore bien plus confus, mais celui de cet album a ce je ne sais quoi d'amateur immédiatement perceptible et, surtout, il ne rend pas justice à nos deux interprètes en paraissant les isoler chacune de leur côté, le cornet sur le devant et l'accordéon derrière, trop loin pour soutenir la soliste et trop confus pour que que l'on profite des jeux mains droite et main gauche. Si l'on ajoute au effet studio qui ne permet pas aux deux musiciennes de se lâcher on comprend que la sauce ait du mal à prendre.

Et pourtant le répertoire, composé par Solène et Sigrid est des plus sympathiques, de plus il se danse et même le cercle circassien m'a convaincu avec l'allure jazzy que lui confère une interprétation à l'embouchure.L'instrumentation varie les ambiances (je vous ai parlé cornet et flûte à bec mais il y a trois cornets différents, de la 23 pouces (2) et de la flûte à trois trous.) et la pochette est très soignée...

(1) s'agissant d'un Bertrand Gaillard je ne suis pas certain qu'il soit judicieux de le qualifier de diatonique....

(2) Solène joue ou a joué au sein de la Fraternelle

http://www.miombremisoleil.com 

 

- --------- mis en ligne le 31/01/2018 -------

GFVQ
"LIQA' "

Sous ce nom de groupe abscons et ce titre qui l'est tout autant, ce cache le dernier bébé de Wouterdenabeele, son Ghent Folk Violin Project (d'où GFVP par contre pour LIQA' je sèche....(1)) et deux invités d'origine syrienne : le oudiste Elias Bachoura et le violoniste Shalan Alhamwi.

Comme souvent pour ce genre d'ensemble le Ghent Folk Violin Project a vu sa composition varier et si , outre Wouter Vandenabeele, on retrouve bien le guitariste Jeroen Knapen et la violoniste Naomi Vercauteren déjà présents sur l'album Tatoeage, le quatuor est complété par le violoncelle de Jansmijn Lootens, ce qui n'est naturellement pas pour me déplaire vu mon attirance pour cet instrument et par le fait qu'il est parfaitement adapté aux univers de Wouter Vandenabeele. C'est toujours un plaisir en effet de retrouver son monde sonore, son esprit mélodique qui fait que cet album ne vous accrochera pas forcément à la première écoute mais que vous retrouverez ensuite chacune des plages avec davantage de plaisir au fil du temps, au fil des affinités qui se créeront avec chacun de ses films qu'il ne reste plus qu'à imaginer et à tourner..

Avec trois violons à l'affiche, pas toujours facile à l'écoute aveugle de savoir qui joue quoi, mais le violon de Shalan Alhamwi a des accents qu'un européen ne saurait acquérir qu'au fil de longues années de pratique... Il est naturellement plus facile de reconnaître le oud qui, lui aussi, amène une patte particulière à l'album, mais attention, il y a une plage ou la guitare de Jeroen Knapen fait également preuve d'une belle virtuosité et il serait dommage de les confondre d'une oreille distraite.

Encore un album donc entre orient (proche) et occident, de ceux qui rapprochent, qui ouvrent les horizons, ce dont on n'a bien besoin en ce moment....

(1) les moteurs de recherche me suggèrent la "Ligue d'Improvisation Québécoise Annuelle" mais malgré ma sympathie pour le théâtre d'improvisation je doute tout de même...

http://www.homerecords.be

Rappels : Ghent Folk Violin Project "Tatoeage"

Wouter Vandenebeele voir à partir de"Chansons sans paroles"

- --------- mis en ligne le 25/01/2018 (merci à Louis)-------

Triste nouvelle que la disparition d'un pionnier de notre milieu, le premier musicien français à avoir enregistré avec une musette baroque (même si pas vraiment dans le style de l'instrument), que l'on avait pu entendre sur des albums de Stivell et "Pierre de Grenoble" (pré-Malicorne) ou encore avec Denis Gasser au temps du label Cezanne :

Alain Cloâtre plus connu sous le nom d'Alan Kloâtr vient de décéder à l'âge de 65 ans et ses obsèques ont eu lieu ce jour.

- --------- mis en ligne le 25/01/2018-------

Jeremiah McLane & Timothy Cummings
"The Wind among the reeds"

Me voici encore une fois à tenter de vous intéresser à un album de musiciens étrangers jouant, entre autres, des airs français, en l'occurence ici bretons et auvergnats. Quelquesoit la qualité de l'album c'est toujours une mission un peu désespérée car si les français n'hésitent pas à jouer de la musique irlandaise, cajun, des Balkans ou autre, ils ont bien du mal à accepter que des allemands ou des anglais interprètent "leurs musiques" et que dire ici puisque Jeremiah McLane et Timothy Cummings sont américains....

D'autre part il faut reconnaître qu'il manque souvent à ce type d'interprétation ce petit quelquechose qui fait que la cadence (1) est vraiment celle qui sied, qu'elle a bien le goût du terroir. Je dois reconnaître que c'est un peu le cas ici, notamment pour les bourrées, mais à leur décharge, bien des groupes de l'hexagone ne font pas forcément mieux (voire font plus dans la caricature) et il suffit, sur les plages en question, d'oublier un peu les originaux et qu'il s'agit d'une musique à danser.

Que reste-t-il alors me demanderez-vous qui puisse éveiller votre envie ?

Et bien un album qui dès première note de cornemuse, joliment introduite, tenue et vibrée, ne vous laisse pas de doute sur le niveau du souffleur, la suite venant confirmer que, tant sur le border pipe (version proche de la 16 pouces), que sur le scottisch small pipe (2) (une sonorité toujours aussi agréable à retrouver), il use d'un style qui bénéficie de la netteté du jeu écossais, sans en avoir la charge ornementale codifiée qui virerait vite à la caricature employée dans un répertoire qui n'est pas celui pour lequel elle a été conçue.

Il reste un accordéoniste (également pianiste), remarquablement doué, qui joue sur un chromatique piano sans adopter le style propre à l'instrument (à la première écoute je n'avais pas remarqué qu'il ne s'agissait pas d'un "diato"). Un accordéoniste qui sait user de ces deux mains et qui varie presque à chaque couplet entre accompagnement harmonique, contrechants etc... et qui relance ainsi sans cesse l'attention et l'intérêt.

Il reste une excellente prise de son, un répertoire joliment choisi de traditionnels (outre ceux de Bretagne et Massif central, deux des Borders écossais) et des compositions, des deux acolytes bien entendu mais également d'Olivier Durif ou Herr Leon pour citer ceux connus par chez nous...

Un mention particulière pour la version bretonne assez originale de "Entre le boeuf et l'âne gris", joliment interprétée ici et déjà repérée dans le recueil de Timothy, ce qui nous fait espérer pour l'avenir un album de nos deux acolytes entièrement consacré à ce répertoire de la nativité....

(1) au sens que les anciens donnaient à ce terme, c'est à dire le côté dansant, le swing en quelque sorte...

(2) depuis le temps, j'espère que vous ne confondez plus avec le Northumbrian small pipe avec toutes ses clefs et son doigté fermé...

http://birchenmusic.com

Rappel : Timothy Cummings
"On This Day Earth Shall Ring - Advent, Charistmas & Epiphany Carols for Scottish Bagpipes"

 

- --------- mis en ligne le 21/01/2018-------

Je ne vous signale pas souvent les petites nouveautés de ma page sur les bandes dessinées avec cornemuse, mais celle-ci que vient de me signaler David, en vaut la peine :

Cazenove et Bastide d'après Roba : " Boule & Bill" Tome 38 - "Symphonie En Bill Majeur" octobre 2017, Dargaud : bodega bien reconnaissable en couverture et faisant l'objet d'une page

- --------- mis en ligne le 14/01/2018-------

Le spectacle de Raphaël Thiery "ÉCOUTE DONC VOIR" repars en tournée! (un spectacle autobiographique très touchant où il est naturellement question (entre autres) de musique....

Le 25 février à Lille

Le 28 févirer à Dijon

Le 6 mars à Rennes

Le 7 mars à Tours

Le 9 mars à Bordeaux

et le 14 mars à Lyon

Bien que gratuit (dans le cadre de la "journée des maladies rares"), il est obligatoire de réserver

Afin de compléter le voyage, Raphaël cherche des lieux susceptibles de l'accueillir entre ces dates, c'est à dire....

Le 27 février entre Lille et Dijon

le 5 mars entre Dijon et Rennes

Le 8 mars entre Tours et Bordeaux

Le 10 mars entre Bordeaux et Dijon

Il étudie toute proposition

RAPHAEL THIERY raphanost suivi de @gmail.com 0642497713

 

- --------- mis en ligne le 14/01/2018-------

Timothy Cummings
"On This Day Earth Shall Ring - Advent, Charistmas & Epiphany Carols for Scottish Bagpipes"

Désolé d'arriver un peu tard en vous chroniquant un recueil de chants de Noël début janvier, mais le temps de le commander outre-atlantique et d'apprendre ces différentes mélodies et leurs arrangements à deux, trois voire quatre voix, vous serez, au contraire, fin prêt pour la prochaine période de l'avent !

Le sous-titre vous indique que ces arrangements ont été réalisés pour cornemuses écossaises mais Timothy Cummings est un américain joueur de scottish smallpipe et border pipe (ce dernier dans sa version plutôt proche de nos musettes du Centre) et donc contrairement à ce que l'on pourrait penser au premier abord, il ne s'agit pas d'un cahier de répertoire pour highland bagpipe mais plutôt d'un recueil de polyphonies pour cornemuses un peu moins sonores et tout à fait adapté à nos musettes, cornemuses flamandes etc. Les partitions sont écrites a priori pour hautbois en La avec un, deux ou trois dièses à la clef et un petit encadré en tête de chaque rappelle la tonalité et les accords possibles de bourdons. Un tableau en fin d'ouvrage vise d'ailleurs à vous permettre de jongler entre tonalités écrites (La, Si, Ré et Mi), hautbois en La, Sib, Do ou Ré et bourdons...

Le répertoire puise aux traditions de plusieurs pays d'Europe occidentale (Grande Bretagne, France et Allemagne principalement mais pas uniquement), à des pièces américaines anciennes et à quelques autres sources plus originales (l'ouvrage se clôt sur un noël russe). Toutes les sources sont indiquées, ce qui permet de constater que la plupart des mélodies françaises ont été reprises de "The new Oxford Book of Carols et Hugh Keyte et Andrew Parott 1992, ce qui nous permet de découvrir quelques mélodies ou versions parfois peu courantes et de sortir un peu des sentiers battus.

Pour ne rien gâcher, un certain nombre de reproductions de nativités illustrent l'ouvrage, en noir et blanc à l'exception de la couverture qui reproduit celle qui demeure à mes yeux la plus belle enluminure d'annonce aux bergers : celle de J. Bourdichon dans Les grandes heures d'Anne de Bretagne (BNF).

Couverture à spirale solide (indispensable pour un recueil de partitions destiné à servir), papier de qualité, index divers (dont un index des noëls directement associés à la cornemuse ou au moins aux instruments à vent et un index par événement concerné de l'annonciation à l'épiphanie en passant par les différentes dates intermédiaires), une page sur certains doigtés alternatifs, partitions bien lisibles, format quasi A4, petits commentaires à la fin de chaque partition : tout a été pensé et conçu pour que l'ouvrage réponde aux attentes du musiciens.

Et si vous voulez finir de vous laisser convaincre, allez jeter une oreille à quelques-uns de ces arrangements, sur la page internet dédiée à cet ouvrage : http://birchenmusic.com/product/on-this-day-earth-shall-ring-printed-collection. Il y en a également un que vous pouvez écouter sur l'album de Timothy "The Wind among the Reeds" dont je vous parlerai sous peu

Birchen Music publishing : adresse internet ci-dessus

 

- --------- mis en ligne le 14/01/2018-------

Si votre Père Noël a fréquenté les marchés de Noël en décembre dernier, il vous a peut-être mis cette vielle à roue dans vos souliers le 24 au soir : https://ugears-models.fr/passionne/vielle-a-roue-puzzle-3d-mecanique-en-bois-ugears-france/

 

- --------- mis en ligne le 04/01/2018-------

Maxou a chroniqué le dernier ouvrage d'André Ricros (et consorts...) sur la cabrette (naturellement) sur le site de Philippe Krumm :

https://www.5planetes.com/fr/actualites/histoire-et-technique-dune-cornemuse

 

- --------- mis en ligne le 25 décembre 2017 et complété le 3/01/18-------

Joyeux Noël ! (et bonne année !)

 

Nos correspondants privilégiés, ceux qui n'ont pas encore renoncé à la tradition des voeux par courrier papier, ont reçu fin novembre un calendrier de l'avent ludique sur l'identification des instruments à vents.

Vous pouvez désormais tous jouer à ce petit jeu en vous rendant sur la page : http://jeanluc.matte.free.fr/avent2017.htm de mon autre site

 

- --------- mis en ligne le 24 décembre 2017 (merci à Gilles)-------

Un reportage sur les pifferari à une heure de grande écoute : au journal de 13h de France 2, vendredi 22 décembre :

http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/13-heures/jt-de-13h-du-vendredi-22-decembre-2017_2516461.html

 

Il faut subir une minute de publicité, puis avancer jusqu’à 28' 25 ou bien choisir directement le reportage en dans la page.

 

- --------- mis en ligne le 14 décembre 2017 -------

Pour une fois je vous mets sur ce site, les photos d'un spectacle qui ne doit rien aux musiques trad...Une marionnette géante en déambulation dans la ville de Montingny lès Metz ...

 

- --------- mis en ligne le 14 décembre 2017 -------

Vol d'une trompette à F-89100 Sens (France), le 10 octobre 2017, par effraction dans un local de l'Harmonie de Sens

Trompette GETZEN 300 en sib, vernie doré, no. 69906. L'instrument se trouvait avec une embouchure dans une etui.

Photo catalogue:

Contact: F.Sannier tél: +33 6 36377377

- --------- mis en ligne le 14 décembre 2017 -------

Citation "de la semaine" : de quel dictionnaire est tiré cette définition :

"Musette : Sorte d'Air convnable à l'Instrument de ce nom , dont la mesures est à deux ou trois Tems, le caractère naïf et doux , le mouvement un peu lent ; portant une basse pour l'ordinaire en Tenue ou Point d'Orgue, telle que la peut faire une Musette, & qu'on appelle à cause de cela Basse de Musette. Sur ces Airs on forme des Danses d'un caractère convenable, & qui portent aussi le nom de Musettes" ?

Réponse ici avec une petite illustration en sus

 

- --------- mis en ligne le 11 décembre 2017 -------

Vol d'un violon dans une voiture à Toulouse (France), sur un parking prés du Parc des expositions, le 25 novmbre 2017

Violon 4x4 fabriqué à Mirecourt vers 1920, vernis rouge sur fond dégradé jaune, bon état. Signes particuliers:

Il y a 2 petites marques sur le violon notamment une en bas à droite, plus importante. La touche est légèrement de biais vers les graves. Il n'y a qu’un tendeur pour la corde Mi au niveau du cordier et cette dernière vient d’être changer par une Mi or boule de Pirastro.

 

Archet ancien bois d'abeille, récemment remêché.

Etui Gawa noir, contenant en plus de l'instrument et de l'archet : un chiffon en microfibre jaune, un coussin KUN,

Une plainte a été déposée à la gendarmerie de Cugnaux, numéro du PV 06448.

Contact: Christelle Munieur christelle.munier suivi de @gmail.com

 

- --------- mis en ligne le 11 décembre 2017 -------

Je me suis enfin décidé à alléger la présente page qui était longue à charger en rejetant dans deux pages d'archives tout ce qui était antérieur à 2017

 

- --------- mis en ligne le 3 décembre 2017 -------

Boha !, le bulletin des Bohaires de Gasconha est arrivé dans ma boîte aux lettres cette semaine et il contient une de ces informations qui vous envoient et vous scotchent immédiatement devant votre écran : deux vidéos publiées sur internet montrant (et permettant d'entendre pour l'une d'elles), le joueur de boha Jenty Benquet en déplacement aux Pays Bas en 1935:

http://www.haagsefilmbank.nl/archieven/2156 (muet)

https://www.youtube.com/watch?v=z2yCnAPWVg0 (sonore)

Adrien Villeneuve analyse cette vidéo en détaille dans ce numéro 40 du bulletin Boha !

A partir de cette dernière, je suis d'ailleurs tombé sur une autre vidéo intéressante, mais cette fois-ci pour les amateurs de musette du Centre et du Bourbonnais en particulier (dommage que ce soit si bref et que l'on voit surtout le vielleux)...https://www.youtube.com/watch?v=0ZHuli1klPc

 

- --------- mis en ligne le 3 décembre 2017 -------

Soolmaan Quartet
"Letters to Handenberg"

Cinq musiciens... et pourtant il s'agit bien d'un quartet (1) mais qu'importe : le résultat est un groupe ou visiblement chacun est à l'écoute des autres, ou les sonorités fusionnent remarquablement, à commencer, dès la première plage par le quasi bourdon d'une percussion grave assurée par Robbe Kieckens, puis le violoncelle de Léa Besançon, la clarinette basse de Tom Callens qui vient y fusionner ses graves et, enfin l'oud de Tristan Driessens qui se pose en douceur sur ce tapis, qui le caresse de son plectre : quatre instrumentistes unis dans une mélodie presque hypnotique qui ouvre le voyage (je vous conseille d'aller jeter un oeil à la belle vidéo bleue sur le site de l'éditeur, vous comprendrez ce que cherche à exprimer ainsi même si l'arrangement y est un peu différent avec la flûte oblique de Nathan Daems en sus). Si les instruments, et notamment le oud, s'offrent des solos de ci de là tout au cours de l'album, les nombreux passages en unisson bien équilibrées viennent rappeler la cohésion du groupe et cela a un effet très apaisant qui convient fort bien à ces musiques (2) à mi-chemin entre traditions proche-orientales et jazz occidental tendance très cool.

(1) ou plutôt de deux quartets puisque Tom Callens assure les vents sur la première moitié de l'album puis Nathan Daems sur la seconde)

(2) thèmes le plus souvent composés par Tristan Driessens, mais également un traditionnel turc, une composition de la violoncelliste et quelques compositions d'autres musiciens dont Emre Gültekin qui intervient en invité sur deux plages.

http://www.homerecords.be

Rappels :

Tristan Driessens : Lara Leliane "Free"

Umre Gülkun : voir à partir de Emre & Lütfü Gültekin -"L'exil- refuge du barde "

 

Electric Folk Ballroom
"O'Steam"

La présentation de l'album nous promet des arrangements étonnants par l'apport de pédales d'effet sur leur trad celtique pour violon (Damien Chierici) et accordéon piano (Fabian Beghin) avec accompagnement harmonico-rythmique basse-batterie (Nicolas Dechêne et Ludo Legrand). Comme cela va faire bientôt cinquante ans (depuis Stivell au moins) que des très nombreux groupes font dans ce style dit folk-rock (celtique ou autre...), il n'est guère étonnant de ne plus être vraiment étonné...

Le violon a tout à fait le phrasé et le swing qui conviennent à ce genre musical, l'accordéon piano est davantage décalé, avec un phrasé un peu plus heurté, style musique mécanique parfois, qui contraste avec celui du violon. Connaissant le parcours de Fabian Beghin, je ne doute pas que ce soit volontaire de sa part et cet usage de l'accordéon piano (un instrument pas vraiment rare dans ces musiques mais pas dans ce style) est certainement la principale originalité de l'album. Le batteur occupe beaucoup d'espace, assurant la rythmique mais également de très nombreuses ponctuations et effets : une belle technique qui emprunte aur rock lorsqu'il cogne sur la caisse claire ou fait exploser ses cymbales mais également au jazz, notamment sur la charleston fermée, mais mixé assez en avant c'est le coté rock qui ressort jusqu'à l'indigestion de cymbales parfois.... Complice de longue date de Fabian dans Turlu Tursu et présent sur un certain nombre d'autres album du label Homerecords, le bassiste Nicolas Dechêne est le plus discret de la bande (comme souvent) mais s'offre quelques mesures plus en vue et tricote pas mal au fond sur certaines plages....

http://www.homerecords.be

http://www.osteam.be

Rappels : Fabian Beghin : voir à partir de la chronique du CD en duo avec Didier Laloy

Nicolas Dechêne :

Lara Leliane "Lara" en 2017,
Mamy Kanouté "Mousso Lou",
Gansan feat. Foulane Bouhssine - "Live in Gaume jazz festival" et "Elégie berbère",
Turlu Tursu (avec Fabian) : "Accordion 'n Drum 'n Bass" en 2005, "Turlu Tursu" et "The all weathers country ",
Karim Baggili septet
...

 

- --------- mis en ligne le 17 novembre 2017 -------

Trio14
"Rue de la Gare - Muisques à danser de Wallonie et d'ailleurs"

Voici un groupe que j'avais bien trop brièvement entendu à Marsinne-Héron en 2014 (j'avais du arriver juste pour la fin de leur prestation, juste le temps de quelques photos...) et c'est donc par ce CD que je les ai vraiment découvert trois ans plus tard...

Les duos de violons sont à la mode en ce moment et l'on peut donc être tenté de les considérer comme un de ces duos d'archets soutenus par un guitariste. Ceci ne serait pas faux si l'on écoutait que les violons car ils ont une technique, un style qui s'apparente bien à certains autres duos de ce type, avec ce qu'il faut de liberté avec la justesse académique pour donner du grain à leur jeu. Ils démontrent d'ailleurs, sur les plages de répertoire wallon, que ce dernier peut fournir une matière première tout aussi intéressante pour ce type de formation que les plus réputées mélodies auvergnates, irlandaises ou suédoises... L'album aurait d'ailleurs gagné en personnalité en n'allant pas piocher dans les musiques d'ailleurs, surtout lorsqu'ils s'agit d'airs relativement connus, et même si certaines interprétations de ces airs exogènes sont de belles réussites et/ou originales...

Mais..., et c'est ce qui m'a sauté aux oreilles bien que la guitare soit loin d'être parmi mes instruments favoris, Thibault Debehogne n'a rien d'un simple guitariste d'accompagnement et son rôle dans le trio est au moins à l'égal de celui des violons (1), assurant des parties solo mais, surtout, insufflant au trio une inventivité sans cesse renouvelée et c'est incontestablement sa présence qui assure que cet album ne se perdra pas dans le fond de votre discothèque parmi tous ses bons disques auxquels il manque un petit quelquechose en plus...

Pour finir sur une note personnelle, je concluerai que cet album est "habité" et pas simplement parce que.... j'habite justement Rue de la Gare... (2)

(1) pour la petite histoire, après la dernière écoute de cet album, j'ai écouté celui d'un duo violon-violoncelle qui me fait vraiment craquer sur ses autres albums mais sur celui-ci, la présence d'un piano et de quelques autres invités nuisait au duo et empêchait d'y retrouver la magie habituelle. Ceci n'a fait que renforcer l'impression toute contraire que j'avais eu quelques instants auparavant à l'écoute de Trio 14. A propos d'invités, l'album de Trio 14 en compte trois, intervenant chacun sur une plage pour apporter une couleur particulière bienvenue de cistre (Michel Jacqmain), clarinette basse (Emile Postic) ou Marc Maréchal (un toy piano fort bienvenu...)

(2) désolé je n'ai pas pu m'en empêcher....

http://www.bemolvpc.com

 

- --------- mis en ligne le 13 novembre 2017 -------

Encore une petite mise à jour de mon site Iconographie de la cornemuse (deux nouvelles références avec fiche photos), mais également un certain nombre de nouvelles photos d'instruments à vent et crécelles...


Cliquez sur l'icône pour y accéder (directement sur la page des nouveautés)

- --------- mis en ligne le 13 novembre 2017 -------

Une bande de musiciens autour des Pantouflards...
"L'égarée"

Il n'est pas exceptionnel de voir sortir des albums sans titre, mais bien plus rare de croiser, comme celui-ci, un album doté d'un titre mais pas d'un nom de groupe... Produit par les Pantouflards , il rassemble en effet toute une bande formée, autour des membres de ce groupe, d'éléments familliaux, d'amis, de ceux avec lesquels on appris à jouer lorsqu'il ne s'agit pas (souvent)des trois en une même personne...

A la première écoute un petit quelquechose m'a parfois effectivement laissé cette impression de boeuf festif où s'interprètent quelques compositions de certains des présents mais surtout, les mélodies sur lesquelles l'un ou l'autre a flashé à l'écoute d'un enregistrement et pour lequel il ne cherche même pas forcément à s'éloigner de son modèle (1). Mais lors des écoutes suivantes c'est une sensation différente et sous certains aspect contraire que j'ai ressentie : nous sommes loin ici du boeuf où tout le monde joue à l'unisson à partir du moment où il a attrapé la mélodie et ne la lâche pas jusqu'à la fin du morceau : si l'on n'a pas affaire ici à un groupe véritable, chaque plage est tout de même bien arrangée et côté technique pas vraiment de place pour les approximations, notamment dans le jeu des cornemuses (2) mais également des vielles à la cadence redoutable, sans oublier les autres instruments et la qualité de certaines voix qui font regretter que l'on ne sache pas qui chante et qui joue plage par plage... Même la prise de son n'a rien de celle d'une soirée un peu arrosée. Il n'y a que la plage cachée (tiens, cela existe encore...) qui nous ramène à un peu d'approximatif...

CEM Les Pantouflards kespantouflards suivi de gmail.com

(1) il y a quelques plages dont on pense reconnait facilement l'album qui les ont inspirées...

(2) soulignons le maintien en ces terres du Nord de l'usage de la 14 pouces aujourd'hui bien rare...

Rappels : voir à partir de Les Pantouflards "Black Savate"

Voir également à partir de Haeghedoorn "1975-1993"

Le Beau Milo (avec Etienne Boulanger) "Le bal musette du Beau Milo" (2017)

sans oublier : Méthode de Bernard Boulanger "Jouer de la cornemuse"

dont l'auteur joue ici et dont je ne doute pas qu'elle ait été le bréviaire de la plupart des cornemuseux que l'on peut entendre sur L'égarée

 

- --------- mis en ligne le 12 novembre 2017 -------

Voici les partitions des mélodies qui furent jouées par le Grand Orchestre de Saint-Chartier 1995

...
(Cliquez pour agrandir dans un nouvel onglet)

 

- --------- mis en ligne le 11 novembre 2017 -------

Du côté du Nord... Samedi 16 décembre, Nouvelle édition de la FETE A SMITLAP

avec une stage de danse consacrée à la Bourrée à Trois temps....

Un concert : LOS CINC JAUS

Un Bal : LOS CINS JAUS, SMITLAP, MABIDON et la FRATERNELLE DES CORNEMUSES

Que du bon !

http://www.smitlap.fr

 

- --------- mis en ligne le 11 novembre 2017 -------

Naturellement....

"On sait que la Bretagne a ses instruments particuliers, généralement employés pour les danses tranditionnelles, les binious et les bombardes aux étranges sonorités, que, sous d'autre noms, on retrouve en d'autres pays également sévères et durs. Naturellement, vous ne les entendrez pas dans ce disque dont les différentes pages n'en sont pas moins persuasives"

De quel disque sort cette citation ? Réponse ici

 

- --------- mis en ligne le 2 novembre 2017 -------

JP Van Hees, Luc Ponet, Consorella, Vincent Grégoire et Trio Musa
"Christmas in Belgium"

Voilà un album que j'ai depuis le printemps mais que j'avais laissé de côté histoire de vous le présenter à la bonne saison mais en vous laissant tout de même le temps de le commander le cas échéant avant la période d'écoute puisque comme son titre l'indique il s'agit d'un répertoire de Noël, d'origine belge ce qui est tout de même plus original que les noëls provencaux ou anglais... Réalisé sous la direction de Jean-Pierr Van Hees, cet album est varié puisqu'il alterne pièces pour orgue et cornemuse, orgue seul (Luc Ponet), ensemble de cornemuses (trio Musa soit Jean-Pierre et deux de ses élèves, Marieke Van Ransbeek et Hugo Bailly), trio de jeunes sopranos (Consorella), combinaisons de ses ensembles dont trois pièces ou vient s'ajouter le chant de Vincent Grégoire, maintenant connu pour le remarquable album "Chants d'amours et de mort en Wallonie" et que cet album nous permet d'écouter chanter en flamand. Orgues obligent, l'album a été enregistré dans une église, sur le grand orgue mais également sur l'orgue du transept, plus petit et que l'on aurait donc pu penser plus adapté aux duos avec cornemuse, mais c'est exactement l'inverse puisqu'il est utilisé pour les pièces solistes (pour des raisons de diapason ?). Ce lieu particulier de prise de son conduit à une réverberation notable qui fonctionne très bien pour les duos orgue et cornemuse, cette dernière rejoignant ainsi les timbres de l'orgue tout en restant bien distincte. C'est un peu moins heureux à mon goût pour les ensembles de cornemuse (certaines notes réverbérant plus que d'autres), mais cela préserve l'unité de l'album et évite que les pièces paraissent simplement juxtaposées. De plus cette prise de son distante rappelle l'ambiance des messes de minuit.

Jean-Pierre utilise trois types de cornemuses bien différentes : muchosa, cornemuse 16 pouces dans sa version en esthétique flamande et, naturellement, musette baroque, notamment pour l'accompagnement du chant. Son jeu est toujours propre et net mais cela n'est plus une surprise pour personne et il a su le transmettre à ses élèves.

Comme déjà signalé, le répertoire est belge, c'est à dire puisant aux traditions wallones et flamandes au travers de recueils anciens probablement : le livret pourtant assez détaillé ne donne pas le détail des sources mais précise par contre quels sont ceux pour lesquels sont repris les harmonisations de Jules Van Nuffel ou, pour les pièces d'orgues, les variations de Pierre Froidebise, deux compositeurs ayant principalement oeuvré dans la première moitié du XXème siècle.

Pavane Records http://www.pavane.com

Rappels :

Jean-Pierre Van Hees : voir à partir de Jean-Pierre Van Hees
"Cornemuses - Un infini sonore"

Vincent Grégoire : avec Elly Aerden et Amorroma "Chants d'amour et de mort en Wallonie"
 

 

 

--------- mis en ligne le 1er novembre 2017 --------

Du côté de Dastum (Bretagne) :

- le double CD-livret 'Pays de Châteaubriant' est paru

- sortie du double CD-Livret 'Pays Montagne - Chanteuses et chanteurs de tradition (1916-1978)' le 4 novembre

http://boutique.dastum.bzh

--------- mis en ligne le 29 octobre 2017 --------

Wör
"Sssht"

J'ai déjà écouté un certain nombre de fois ce second album du groupe flamand Wör et je m'étais déjà quasiment rédigé dans ma tête la chronique à vous mettre en ligne mais, par acquis de conscience (ce que je ne fais pourtant pas régulièrement), j'ai relu celle de l'album précédent et bien m'en a pris car j'allais vous réécrire quasiment la mêmechose... Donc je l'ai réécouté une fois de plus histoire d'essayer de trouver d'autres impressions à vous soumettre et je vous garantis que je n'ai pas eu à me forcer pour le remettre sur la platine car il se bonifie au fil des écoutes. Un album qui, à l'image de la pochette, est donc dans le droit fil du précédent. Si je poursuivais le parallèle avec les pochettes je devrais logiquement écrire qu'il y a bien davantage de maturité dans ce second enregistrement mais ce serait faire passer la figure de style devant la vérité car le premier opus était déjà tout à fait abouti.

Le groupe reste fidèle au répertoire flamand du XVIIIème siècle : même pas une petite exception comme le pratiquent la plupart des groupes. Il reste également à sa sonorité particulière issue d'un accompagnement sax baryton - guitare mis en avant (toujours un peu trop à mon goût car, de ce fait, les autres instruments et la cornemuse en particulier, notamment sur la première plage, paraissent bien loin), parfois secondés en ce rôle par l'accordéon lorsqu'il n'est pas mélodique et, enfin, le sax soprano qui achève de donner une couleur résolument actuelle à ce répertoire ancien qui s'avère ainsi aussi dansant que le répertoire ou les compositions plus récentes et qui révèle quelques perles mélodiques : visiblement le filon est loin d'être épuisé.

Soulignons à nouveau la présence de la musette baroque sur deux plages : l'une en soliste, juste soutenue par un accordéon qui sait se faire orgue (ou plutôt harmonium) pour un accompagnement tout à fait adéquat. Une plage plus tranquille que le reste de l'album et qui constitue une agréable respiration, quelques plages après celle de la superbe interprétation à la guitare puis en canon d'une mélodie de Jean-Baptiste-Robert d'Aubat de Saint-Flour qui comme son nom ne l'indique pas, était de Gand...

La seconde plage avec musette et beaucoup plus discrète pour l'usage de cette cornemuse, d'ailleurs ne vous faites pas piéger, il ne s'agit d'une vielle à roue mais de l'association d'une musette et d'un violon...

J'ai vu que les Traversée de Tatihou, qui savent très bien repérer les nouveaux talents les ont programmés l'été dernier et qu'ils ont du jouer récemment en Bretagne, souhaitons que d'autres scènes hexagonales les invitent prochainement...

 Rappel : "Back to the 1780's"

--------- mis en ligne le 23 octobre 2017 --------

Arianna Savall, Petter Udland Johansen, Hirundo Maris,
"The Wind Rose"

Il y a déjà deux ans de cela (j'aurais cru moins...), je vous entretenais d'Il viaggio d'Amore d'Arianna Savall et Peter Udland Johansen, un album qui mêlait musique ancienne, traditionnels et même des chansons plus récentes. Revoici exactement les mêmes musiciens, même si cette fois, le nom du groupe et mentionné en couverture en sus de celui des deux leaders, tous deux chanteurs et instrumentistes, Ariana Saval à la harpe et Petter Udland Johanson, au hardingfele, violon baroque et mandoline. Prenons le temps de citer les 4 autres complices : les guitaristes Michal Nagy et Sveinung Leilleheier, le contrebassiste et joueur de colascione Miquel Angel Cordero et, enfin, le percussioniste David Mayoral. Cela pourrait manquer de vents à mon goût et pourtant j'ai un vrai coup de coeur pour cet album atypique, où la musique ancienne (1) a presque entièrement laissé le pas aux traditionnels, encadré par deux plages au début de l'album et deux à la fin, composées à chaque fois l'une par Arianna et l'autre par Petter et qui se fondent fort bien dans l'ensemble. A une écoute distraite on pourrait croire que le répertoire est entièrement irlando-écossais mais certaines plages font cependant douter : un chant à l'allure délicieusement anglaise, des paroles en catalan, un dobro dont les sonorités nous font vite comprendre que l'on a traversé l'atlantique. Et pourtant tout cela conserve une belle unité.

Il est bien loin où lorsque des pratiquants des musiques anciennes abordaient les musiques traditionnelles, on détectait immédiatement une méconnaissance de celles-ci. On peut entendre ici tout à la fois des traits instrumentaux tout à fait types et qui n'ont rien à envier à ceux des groupes réputés plus traditionnels, associés à une rigueur et à une esthétique particulière à la musique ancienne, notamment dans les voix.

A trois reprises j'ai eu envie d'arrêter l'écoute de l'album, non pas qu'il ait commencé à me lasser mais au contraire parce qu'une plage m'avait suffisamment envouté pour que j'ai eu envie de la conserver dans l'oreille plutôt que de l'entendre se faire recouvrir dans ma tête par la suivante. De plus, comment résister lorsque la reprise d'un standard tel Scarborough Fair (2) fait jouer la corde sensible de la nostalgie, que l'accompagnement est aussi dépouillé qu'efficace et que les voix sont si belles.

(1) O'Carolan est davantage a ranger dans le trad. ne reste donc qu'une plage deHenri du Bailly et un hymne latin du 9ème siècle

(2) traditionnel anglais bien connu pour sa reprise par Simon and Garfunkel... et par beaucoup d'autres (cf Wikipédia ou cette vidéo à laquelle il manque décidemment maintenant la version dont je vous entretiens..)

Carpe-Diem Records : http://www.carpediem-records.com

Rappel : voir à partir de la chronique de Arianna Savall et Peter Udland Johansen "Il viaggio d'Amore"

--------- mis en ligne le 22 octobre 2017 --------

Laurence Bourdin
"Hurdy Gurdy # Myst - Vielle à roue contemporaine"

Laurence Bourdin est une vielleuse aujourd'hui reconnue pour ses expériences novatrices, elle n'est naturellement pas la seule à oeuvrer dans cette voie mais elle trace un chemin personnel, bien différent par exemple de ceux de V. Clastrier ou Yan Gourdon pour n'en citer que deux autres.... Cet album en est un bon exemple car, démarche peu commune dans notre milieu, elle a mis à contribution cinq compositeurs de musique contemporaine pour la réalisation des cinq pièces qui constituent cet album. La première question qui vient à l'esprit est celle de l'apport que peuvent fournir ces compositeurs sur un instrument dont il y a fort à parier qu'ils n'en étaient guère familier au point de départ de la démarche, contrairement à Laurence qui fouille depuis des années les possibilités de sa vielle et qui doit également fort bien connaître ce que d'autres ont su en tirer. Mais plutôt que de théoriser pour chercher la réponse, il est préférable d'écouter l'album et dès la première plage, il apparait clairement que les compositions se démarquent de ce qu'aurait imaginé un vielleux. Il faut d'ailleurs préciser que Laurence a également founit un thème général, en l'occurence les lieux mystérieux d'Auvergne (1) et que nos cinq compositeurs ont donc eu le loisir de ne pas se focaliser uniquement sur l'instrument et ses ressources sonores.

Si je débute en général la chronique d'un album par une écoute à l'aveugle, c'est à dire sans lire la pochette, je ne l'ai pas pas fait ici car il est presque indispensable de connaître les références de chaque pièce, en l'occurence le lieu qui inspira chacune et tout cela est bien décrit dans le beau livret qui est d'ailleurs plus un album (cartonné), plus grand que les 12 cm habituels et à côté duquel il serait dommage de passer.

Si tous les compositeurs ont eu recours à la vielle naturellement, mais également à des apports électroniques, les atmosphères sont distinctes et, pourtant, il se dégage une vrai unité de l'ensemble. Naturellement on n'échappe aux dissonnances et stridences et il s'agit bien d'une musique à écouter et non à entendre et je conseillerai de diluer l'écoute sur plusieurs moments plutôt que d'écouter l'ensemble d'un seul trait.

J'ai personnellement une préférence pour "La Bête" de Xavier Garcia, qui a construit ses apports électroniques uniquement à partir de sons captés sur la vielle de Laurence, ce qui donne une plus grande unité sonore à sa pièce. Mais, même si les apports électroniques ne sont pas forcément ma tasse de thé, je dois reconnaître que même sur les quatre autres pièces, ils semblent jamais plaqués sur le son de la vielle.

Au bord d'un lac, sous un volcan, sur un plateauc balayés par la burle, en Gévaudan hanté par sa bête ou dans la magnifique chapelle perchée du Puy, Laurence réenracine ou plutôt reminéralise sa vielle en Auvergne bien loin de tout folklore.

(1) d'où le titre de l'album qui est également le titre de l'une des pièces. Le thème est même plus précisément l'ouvrage de Corinne Pradier qui porte ce titre.

Compagnie Grain de son, dist Auvergne Diffusion

Rappel : voir à partir de la chronique de "Un grain de quartz"

Laurence Bourdin Un grain de quartz

 

--------- mis en ligne le 21 octobre 2017 --------

Un petit bal sympathique, en acoustique, à Vandoeuvre, principalement au son des violons et pour danser rigodons, bourrées et autres danses du Dauphiné, Auvergne, Limousin, Poitou... Avec les duos Bourel-Vargoz et Gaillet Gratteron

--------- mis en ligne le 21 octobre 2017 --------

374 photos des Rencontres de Socourt 2017 : Caramusa, le trio Roblin Evain Badeau, Maubuisson invite Wim Claeys et Eric Montbel, des nickelharpas et toujours des musiciens locaux...

---------- mis en ligne le 21 octobre 2017 --------

Vol d'une trompette le 27 juin 2017 à F-76119 Varengevilles-sur-mer (France), par effraction dans une voitrure sur le parking du phare d'Ally

Trompette si b YAMAHA YTR2330 vernie dans une housse avec courroie nouveau modèle Z26715 (code article 0510010106543) qui contenait outre l'instrument et son embouchure des partitions ainsi qu'une méthode d'Arban de Cornet à Piston et de Saxhorn.

(photo de catalogue)

Une plainte a été déposée au commissariat de F-76550 Offranville (numéro de PV: 02073)

Contact: : Nathalie Meunier nathmeun suivi de @orange.fr

 

-------- mis en ligne le 11 octobre 2017 --------

Après le dépôt de bilan de Trad Magazine et d'Accordeons et accordéonistes, Philippe Krumm rebondit une fois de plus et lance une version internet, reprenant quelques collaborateurs de Trad Mag (Etienne Bours, François Saddi, Gérard Viel, Philippe Cousin....) et un titre quasiment fétiche (1) : Des mondes de musique 5 Planetes : https://www.5planetes.com

(1) Cinq Planetes a été le nom de son magasin de disque à Paris et celui de son label disque. Et pour ceux qui n'auraient pas compris ce que sont les "massues" sur la gauche du logo, il s'agit naturellement de guimbardes asiatiques...

 

--------- mis en ligne le 7 octobre 2017 --------

Bougnat Sound
"Le bon, la brute et le bougnat"

3ème album auvergnat de l'été pour le label AEPEM (1), dans un style encore différent des deux autres même si l'instrumentation de celui-ci est très proche de celle d'Auvergnatus : si l'on est ici en trio et non en quartet, Julien Barbances passe de la cabrette au violon et lorsque la présence des deux s'avère nécessaire ou, plus souvent, lorsqu'un duo de violon s'avère sympathique, Clémence Cognet vient prêter main forte (et l'archet dans celle-ci), accompagnée, tant qu'à faire, par sa complice des Poufs à cordes Noëllie Nioulou dont on regrettera toutefois la discrétion.

Mais lorsque Julien prend les parties chantées, impossible de confondre avec un autre groupe tant sa voix demeure singulière. Je pense qu'elle sonnerait d'ailleurs encore mieux en occitan dans ce registre auvergnat car si les paroles en français chantées ici résultent bien de collectages, sur certaines mélodies de bourrées on ne peut s'empêcher de penser que cela sonnerait mieux et plus dynamique en langue d'Oc.

Je ne vous ai pas encore parlé des deux autres complices : Loïc Etienne au diato, et Olivier Sulpice au banjo, ce dernier jouant souvent mélodique et réalisant davantage d'unissons et de contrechants que d'accompagnements et, l'instrument étant bien mis en valeur par le mixage cela se révèle aussi plaisant qu'efficace. C'est finalement Loïc le plus discret mais pas le moins efficace par son jeu en contretemps qui donne une belle cadence à l'ensemble.

L'album étant produit par AEPEM, la majorité des titres est naturellement traditionnelle mais il y a tout de même quelques compositions dont il aurait été dommage de se priver à l'image de cette Scottish du Lez par exemple qui me plait bien...

(1) pour quatre sorties... cf ci-dessous. Pour éviter de me mélanger les pinceaux, je me suis d'ailleurs garder d'écouter celui-ci avant d'avoir rédigé sur les deux autres... Pour faire face à ces publications, Flor de Zinc affûte paraît-il déjà ses anches...

AEPEM : http://www.aepem.com

Rappel : voir à partir de leur premier album "Bon esprit"

 

--------- mis en ligne le 7 octobre 2017 --------

273 photos du dimanche de clôture (1er octobre 2017) de festival Celt'in Lor à Frouard (54)

--------- mis en ligne le 6 octobre 2017 --------

Hier matin, jeudi 5 Octobre 2017, ont été volés plusieurs instruments , à domicile (proche Rouen 76) :

- une guitare électrique Camille Mainnemare érable et acajou modèle JFB N0 2012/02

- une guitare basse Fender Squier sunburst fretless 4 cordes neuve

- une guitare basse 4 cordes Music man Stingray bleue n°41380. Plaque de protection bois érable ondé fabriquée sur mesure. Manche maple eyes. Pièce unique

- une guitare manouche grande bouche Alonso Le Dosser modèle copie Selmer GB 2012

- une guitare Lakewood palissandre manche acajou touche ébène 6 cordes modèle luxe

- une contrebasse chinoise récente contreplaqué avec son archet carbone

- un saxophone alto Yamaha

- un violoncelle

 

Toutes les guitares sont avec leurs boîtes.

La contrebasse est avec une housse noire fabrication maison sur mesure.

Les guitares Camille et ALD appartiennent à l'association l'Espace Musical

 

Une plainte a été déposée à la gendarmerie de Montville, vous pouvez les contacter au 02 35 33 71 85 si vous avez vent de quoi que ce soit.

Vous pouvez aussi m'appeler au 0660712398 ou au 0610689120

 

--------- mis en ligne le 28 septembre 2017 --------

Ormuz
"Le bois franc"

 Il est tout de même curieux qu'il y ait en France infiniment plus de pratiquants de la musique irlandaise, voire même suédoise que de celle de nos cousins québecois qui partagent pourtant notre langue (1) et parmi ceux qui pratiquent cette dernière, on trouve essentiellement des instrumentistes. Est-ce la faute à ce maudit accent sans lequel les chansons perdent une partie de leur sel mais qu'il serait trop caricatural de vouloir imiter lorsque l'on n'est pas originaire ou que l'on ne vit pas au Quebec ? L'exception justifiant la règle il y eu l'aventure de Mes souliers sont rouges (MSSR pour le intimes), dont la notoriété dépassa d'ailleurs celle du monde du trad. Le groupe du Nord Ormuz mériterait assurément une audience sinon similaire, a minima bien moins confidentielle que celle qui est la sienne actuellement à ce stade du quatrième album.

Si le premier titre de ce programme de neuf chansons et 3 instrumentaux fait résolument dans le style québecois avec violon stylé, tapements de pieds, turlutte etc. certaines des chansons qui suivent pourraient très bien figurer dans un album de trad. français sans que leur interprétation ne déparre. Il y a d'ailleurs deux titres plus bretons (2) que canadiens et la voix du chanteur Mathieu Huygebaert y a d'ailleurs quelques accents à la Mathieu Hamont ce qui n'a naturellement rien d'un défaut. Il faut dire que cette voix dont le timbre n'a pourtant rien d'extraordinaire au premier abord, mène fort bien tout le groupe et sait faire passer des mélodies souvent légèrement différentes de celles que l'on connait bien pour certains standards (Le Roi Renaud par exemple (3)) : la première minute d'écoute s'avère très frustrante car, reconnaissant la chanson par ses paroles, on regrette sa mélodie fétiche et l'on trouve la nouvelle plutôt fade. Mais à la fin de la plage celle-ci a déjà fait son chemin jusqu'à votre coeur et à l'écoute suivante on la retrouve avec un grand plaisir.

Il n'y a pas moins de cinq instrumentistes derrière le chanteur (4) mais cela ne signifie pas pour autant que le son soit forcément dense : si certains instrumentaux sont en effet étoffés, les accompagnements de chansons semblent se faire plus sobre et les instrumentistes disposent d'espace d'expression dans les intros, les ponts et de longs finaux.

Ne reste plus qu'à dire que si vous voulez savoir pourquoi le titre de l'album est moins innocent qu'il n'y parait il vous faudra écouter celui-ci presque jusqu'à la fin ou tricher en lisant le livret qui donne naturellement toutes les paroles, mais il serait dommage de se priver de l'audition de ce bon groupe.

 

(1) on doit même trouver plus de musiciens cajuns que québecois, probablement du fait de l'étiquette US, de la proximité de Menphis...

(2) et un instrumental qui tire progressivement vers l'irlandais

(3) cela vaut également pour Florian Huygebaert qui ne chante que sur une plage mais nous offre une superbe version des Trois mineurs du chemin de fer" dans une interprétation qui semble respirer et je ne parle pas des Ecoliers de Pontoise dont la version interprétée ici est radicalement différente de celle que l'on connait bien.

(4) ainsi que Julien Biget en invité sur deux plages et qui cosigne un certain nombre d'arrangements.

http://www.ormuz.fr/

Rappel : voir à partir de "Le Bambocheur"

Julien Biget : voir à partir de la chronique de La Bergère "Etreintes"

 

Shillelagh
"Hemels Douwe"

Si elle a du varier durant les premières années (la préhistoire) du groupe, la composition de ce trio n'a plus varié depuis "Danse sur l'eau", l'album sur lequel on retrouvait déjà ce qui fait le charme de ce groupe original sans qu'il soit tout à fait évident d'expliquer pourquoi... Mais onze ans plus tard, nos trois musiciens, Benjamin Macke, Gabriel Lenoir et Aurélien Tanghe ont fait leur chemin et sont tous reconnus aujourd'hui par leurs autres expériences musicales (1) et cela se traduit par une maturité bien plus accrue ici (notamment le jeu de diato qui s'est notablement délié). Témoin de cette maturité, si les permiers albums étaient enregistrés en situation avec danseurs, ces derniers n'ont, cette fois-ci été conviés que pour la séance photo (fort jolies d'ailleurs) et pourtant l'album a autant de pêche et donne autant envie de se lever de sa chaise qu'un live en bal.

L'ambiance générale est plus typée "Nord-Belgique" ce qui est fort sympathique à mon goût (des musiques qui mettent de bonne humeur), avec de petites perles comme la scottisch-mazurka de la plage 6 (2). Et cela n'empêche toutefois pas la présence de Bourrées d'Auvergne composées par Benjamin et quelques autres mélodies actuelles de cet album essentiellement trad.

Et pour finir, le trio délaisse les instruments pour une belle chanson en flamand a capella...

 

(1) chacun est reconnu comme une référence sur son instrument comme en témoigne la présence de chacun dans la collection "Un instrument un artiste" chez Bémol accordéon diatonique, violon et guitare...

(2) un collectage d'Hubert Boone comme nous le rappelle le livret bien documenté.

Contact : http://www.shillelagh.fr/

Rappel : voir à partir de "Danse sur l'eau"
CD Shillelagh

 

--------- mis en ligne le 28 septembre 2017 --------

 

 

- --------- mis en ligne le 24 septembre 2017 (merci David)--------

Cornemuse contre homophobie...

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1426129-video-du-soir-un-homophobe-se-fait-couper-le-sifflet-par-une-cornemuse-extraordinaire.html

 

- --------- mis en ligne le 16 septembre 2017 --------

Natasa Mirkovic, Michel Godard, Jarrod Cagwin
"En El Amor"

Issus de la diaspora juive chassée de la péninsule ibérique en 1492, les traditions sépharades et les chants en particulier constituent un véritable univers, riche des diversités issues de cette dispersion géographique conjugué à la préservation au travers des siècles d'un patrimoine originel. Un cas exacerbé de tradition orale.

Ceux qui nous sont proposés ici ont été collectés dans les Balkans, entre Sarajevo, Istamboul, Izmir, Sofia... Ils sont interprétés par Natasa Mirkovic, une chanteuse originaire de Bosnie Herzegovine, dont le livret nous indique qu'elle a fait son chemin dans les milieux de la musique baroque, de l'opéra et même de la musique de film. On notera sa collaboration en 2010 avec le vielleux autrichien Mathias Loibner sur un répertoire de Franz Schubert (1) bien différent de celui dont il est question ici. Mais après la vielle à roue, c'est à un instrument encore moins courant qu'elle mêle sa voix cette fois ci : le serpent, aux mains de son interprète actuellement le plus connu : Michel Godard. Mais il ne s'agit pas simplement d'un accompagnement : l'album débute d'ailleurs par une plage a capella qui démontre que la voix de Natasa peu fort bien se suffire à elle-même. La seconde plage fait intervenir le percussioniste Jarrod Cagwin qui y démontre certes une belle virtuosité mais surtout, une intelligence du phrasé qui le fait davantage dialoguer avec la chanteuse que simplement lui offrir un soutien rythmique sur cette pièce au rythmé assez enlevé.

Il faut donc attendre la troisième plage pour entendre de serpent de Michel Godard, tout d'abord par une belle introduction solo qui permet d'apprécier la chaude sonorité de ce "cuivre" en bois. Si Michel Godard est connu pour des musiques souvent expérimentales il sait se montrer également plus sobre, comme ici, même si une ou deux plages en duo avec le percussioniste leur permettent de se lâcher dans un style un peu plus contemporain (plus "improvisation"). Sur les autres plages, comme Jarrod Cagwin, il s'agit souvent bien plus d'un dialogue de l'instrument avec la voix que d'un simple appui rythmique ou harmonique, l'instrument s'exprimant largement entre les phrases chantées.

Mais revenons à la voix de Natasa, chaude et faussement naturelle : plaçant mélismes et autres ornements de manière si évidente que ceux-ci en passeraient presque inaperçus, ne perturbant jamais la clarté de la ligne mélodique, au seul service de l'émotion.

Et si à tout cela vous ajoutez un répertoire qui bien que quasi exclusivement traditionnel, varie les rythmes et ambiances, vous obtenez un album qui est un vrai plaisir à l'oreille et à l'esprit...

Le livret donne les textes de tous les chants, dans leur langue originale, accompagnés non de leur traduction mais de paraphraises poétiques d'Ernst Marianne Binder, en allemand avec traductions en anglais.

(1) Vous pouvez en écouter des extraits sur le net... vous pourrez d'ailleurs y constater qu'en concert il arrive à Mathias de se joindre au présent trio

Carpe Diem Records http://www.carpediem-records.com

 

- --------- mis en ligne le 13 septembre 2017 --------

Plus de 800 photos de l'édition 2017 du Son Continu en ligne ici

... Mais n'y cherchez aucune des concerts du soir, ceux auxquels j'avais prévu d'aller faire des photos étaient complets... Mais vu le niveau des scènes libres actuelles il y avait de quoi faire par ailleurs et vous trouverez des photos de la grande scène le dimanche après-midi...

J'ai légendé ce que je pouvais mais n'hésitez pas à m'indiquer les légendes supplémentaires et n'hésitez pas non plus à faire savoir aux musiciens photographiés qu'ils figurent ici...

Avec ces photos, je viens de dépasser les 20 000 photos originales en ligne sur le présent site (non comptées ce qui figure sur mon second site consacré à l'iconographie de la cornemuse et aux instruments à vents)

 

- --------- mis en ligne le 13 septembre 2017 --------

En préparant mes photos du Son Continu 2017, je me suis rendu compte qu'une page de photos de l'édition 2016 s'était perdue en route, la voici : Atelier de bourrées avec Armand Sauret et Los Cinc Jaus (Arnaud Bibonne, Florent Paulet et Lucien Pillot)

 

--------- mis en ligne le 13 septembre 2017 --------

Maintenant que Trad Magazine a malheureusement disparu de notre paysage, les lieux de publication de chroniques de CD, DVD et livres sur les musiques traditionnelles de nos régions se font encore plus rares, ce qui risque de pénaliser la diffusion de ceux-ci même si internet permet désormais d'en écouter directement des extraits plus ou moins importants.

Je n'ai pas trop l'intention d'en rédiger davantage ici (je vous renvoie aux explications ici), je vais essayer, par contre, de recentrer davantage sur nos musiques trad.(1), mais il restera toujours de exceptions...

(1) pour l'instant je chroniquais tout ce que l'on continuais de m'envoyer, sans faire de tri. Je n'en ferai que si le volume des envois venait à augmenter... Par contre je ne chroniquerai plus à partir de mp3 car cela me complique trop la tâche... Et je rassure les éditeurs, je ne revends jamais les albums envoyés pour chronique (sauf lorsque je les avais déjà achetés avant réception), ceux que je propose au Grenier des collègues sonneurs ont d'autres origines...

Auvergnatus
"Auvergnatus"

Voici un CD que l'on attendait puisque le groupe Auvergnatus existe depuis pas mal d'années maintenant et que, comme le rappelle le livret, il a déjà connu des changements de personnel (1). D'ailleurs si on a pu les entendre régulièrement dans le Parc du Son-Continu ces dernières années, c'était rarement (et cette année encore), dans leur formation actuelle officielle, c'est-à-dire (schématiquement) avec Laurence Dupré au violon et Fabrice Lenormand se partageant la mélodie sur les accompagnements de Thomas R. au chromatique et de Jean Blanchard au banjo, ces deux derniers mixés un peu en arrière. Si je suis souvent très dubitatif à l'écoute de la première plage d'un album (souvent non représentative de la suite), ici, dès les premières secondes, assurées en solo par le violon de Laurence, j'étais déjà quasiment certain que l'album est une réussite (2) : le fait de démarrer ainsi par un mélodiste en solo, ce jeu très technique mais où ce savoir faire n'est jamais gratuit mais entièrement au service de l'efficacité rythmique (et c'est encore plus vrai pour le jeu de cabrette de Fabrice qui parvient à faire oublier l'utilisation de tous ces coups de doigts pour ne laisser transparaître que la dynamique qu'ils génèrent, ce qui n'a rien d'évident sur cette cornemuse…).

L'accordéon chromatique apporte une touche musette, tout comme le banjo dont on redécouvre actuellement que le jeu percussif (différent des jeux US) est parfaitement adapté à ce style de musique comme l'avaient d'ailleurs bien compris les orchestres des années 20 mais que la vague du banjo US des années 70 avait conduit à mépriser ce style bien plus simple (en apparence toujours).

Compte-tenu des deux instruments mélodiques, le répertoire se partage naturellement entre celui des violoneux et celui des cabrettaires mais emprunte aussi à un répertoire un peu moins traditionnel avec deux belles chansons de l'entre deux guerre.

Si le livret oublie de préciser qui chante (et fort bien) ces deux chansons (3), il indique non seulement les référence des collecteurs, mais également les interprétations revivalistes qui font également désormais partie de l'histoire des ces mélodies.

Excellente prise de son comme d'habitude, très proche des instruments : on sent l'anche de la cabrette, le contact de l'archet sur la corde. Le banjo et l'accordéon sont mixés un peu plus en retrait mais quelques solos permettent tout de même d'entendre distinctement le jeu de Jean Blanchard. Même le jeu de pied est très bien rendu et je sais que ce n'est pas le plus simple à bien capter et rendre...

(1) avec notamment la présence passée de Jean-Pierre Simonnet (à ne pas confondre avec Tiennet Simonnin qui aurait pu faire partie de cette aventure...) et de Bernard Blanc

(2) évidemment je ne me serai sans doute pas aussi avancé sans savoir qui interviendrait ensuite.

(3) Renseignement pris il s'agit de Fabrice, le livret ne précise pas non plus qui utilise ses pieds mais il s'agit forcément du cabrettaire et de la violoniste...

AEPEM : http://www.aepem.com

Rappels :

Jean Blanchard : voir à partir de "Cornemuses toutes nues"

Fabrice Lenormand : voir à partir de La Perdrix Rouge "Vendanges tardives"

Laurence Dupré : voir à partir de voir à partir de Dzouga ! "Fatcha peta lou Peis - Violons des Monts d’Auvergne"

Thomas R. voir à partir de Thomas R. - Johan Jacquemoud "Toseti"

 

Jean-Luc Gueneau, Gilles Poutoux
"Chemin de la Bergaudière"

Deux des compères de Fubu (un nom que les moins de vingt ans ne doivent pas connaître…) se retrouvent bien des années plus tard (les photos du livret sont éloquentes…) pour nous offrir un album de répertoire à danser nivernais (j'aurai dit morvandiau mais soit…), joué dans un style qui ravira tous les danseurs allergiques aux harmonies, fioritures rythmiques et autres fantaisies et attachés par contre à des tempos adaptés, une cadence marquée mais pas syncopée, un coup de poignée sur la mélodie etc. Les seules fantaisies consistent dans le style de jeu typé mélodéon de Gilles Poutoux (cette sorte de rebond permanent très agréable et qui fait oublier qu'il ne dispose que d'une rangée et qu'il ne peut donc tricher avec le poussé-tiré), quelques minimes adaptations mélodiques indispensable pour passer certaines des mélodies sur cet accordéon sans altération (1), la présence de quelques compositions (dont trois d'Yvon Guilcher, les danseurs absoudront donc sans peine les musiciens) et de deux mélodies trad. non morvandelles ou nivernaises (2). Le répertoire n'évite d'ailleurs pas certains standards (La montée de bois de Vaux par exemple parmi les traditionnels ou Le Canal en octobre (3) parmi les compositions ), mais alterne avec des choses un peu moins connues.

Un album résolument sans esbrouffe et que certains pourront trouver même un peu austère mais qui, comme je vous l'ai déjà écrit, devrait plaire aux danseurs et également aux musiciens en recherche de versions de référence autres que collectages.

 

(1) et le livret précise d'ailleurs les trois mélodies ainsi adaptées sans quoi elles seraient sans doute passées inaperçues de nombre d'entre nous

(2) dont les origines limousines et landaises seraient d'ailleurs également passées inaperçues n'eut-elles été spécifiées dans le livret…

(3) de Frédéric Paris, est-il besoin de le préciser... l'album renferme également deux compositions de Thierry Mirebeau, autre ancien de Fubu mais aucune des deux membres du duo.

AEPEM : http://www.aepem.com

Rappel : Gilles Poutoux voir à partir de "Comme par enchantement - Musique traditionnelle irlandaise"

 

Voir les photos de leur apéro de sortie de ce CD au Son Continu 2017

 

Los Cinc Jaus
"Vara Vau - Musique tradionnelle du Velay"

Arnaud Bibonne était connu comme un excellent bohaire (lauréat du concours de St-Chartier), mais c'est en cabrettaire que nous le retrouvons au sein de ce quartet. Si son jeu respecte bien les codes particuliers de cet instrument (1), un petit quelque chose, dans le son général du groupe (et de l'association avec la vielle en particulier), rappelle parfois la sonorité de la boha pourtant tout à fait différente. Ce qui m'amène à préciser que contrairement à d'autres albums actuels (du même label notamment) qui privilégient un mixage très différencié, celui-ci semble rechercher bien davantage le son de groupe, une cohésion forte de la cabrette, la vielle de Lucien Pillot (le vielleux de Face à Phsames), le diato de Florent Paulet et le violon d'Antonin Duval (le violoniste du duo Gargamas). Une affiche qui laisse attendre un bel album instrumental mais la surprise vient des parties chantées qui l'emportent à mon avis sur les instrumentaux. L'une des voix a plus de potentiel que les autres mais toutes sont capables d'assumer le premier plan, dans des registres un peu différents. D'ailleurs ces plages chantées le sont parfois entièrement a capella ou, sinon, juste sur une ligne mélodique, voire un bourdon, histoire de démontrer que la meilleure mise en valeur des voix réside souvent dans la simplicité (au moins apparente) de l'accompagnement.

Le répertoire est entièrement auvergnat et même plus précisémment du Velay et Vivarais (le livret en précise naturellement les sources) mais permet de constater à nouveau la grande diversité du corpus de cette région avec des plages très occitanes d'une part et des chansons francophones qui pourraient très bien avoir été collectées bien plus au nord d'autre part. Et l'interprétation du groupe renforce ce sentiment avec des plages qui ne dépareraient pas dans un album du sud-ouest et d'autres qui m'ont fait penser à l'énergie de certains chanteurs vendéens... Mais rassurez-vous il y a également des bourrées dont l'origine ne fait aucune doute !

 

(1) rappelons que la cabrette est la cornemuse française traditionnelle dont le style de jeu est le plus élaboré et le mieux défini, notamment dans sa version " parisienne "

AEPEM : http://www.aepem.com

Rappels :

Arnaud Bibonne, voir à partir de Arnaud Bibonne et Camille Raibaud "En Cadència"

Lucien Pillot voir à partir de Face à Phasmes "Musique traditionnelle du Centre"

Antonin Duval : voir à partir de Gargamas "Musique traditionnelle du Périgord et du Limousin"

Voir les photos de trois d'entre eux en atelier danse au Son Continu 2016

 

- --------- mis en ligne le 12 septembre 2017 --------

Je viens d'apprendre le décès hier soir du violonneux breton Raphaël Chevalier qui jouait dans : À cordes et accordéon, Bivoac, Revault/Chevalier et TiTOM (voir http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/2138/Rapha%C3%ABl+CHEVALIER)

Les obsèques de auront lieu jeudi à 14 H00 au crématorium de Saint-Pierre de Plesguen 4 impasse des pins 35720 Saint-Pierre de Plesguen.

 

- --------- mis en ligne le 12 septembre 2017 (merci à Benjamin) --------

La prochaine session des Bourses de Compagnonnage musiques traditionnelles et du monde FAMDT/ADAMI est lancée! Dépôt des dossiers pour le 21 octobre.

Toutes les infos sur le dispositif sur http://www.famdt.com/bourses-de-compagnonnage-musiques-traditionnelles-et-du-monde-appel-a-candidatures-2017-2018/

 

- --------- mis en ligne le 21 août 2017 (merci à Alfonso)--------

Une bien triste nouvelle reçue durant mes vacances ...

"Notre ami Anton Varela est mort le 25 Juillet.

Un cancer a coupé toutes ses energies dans l'espace de quelques mois.

On a enterré ses cendres au son des gaitas au cimetière de Catabois (Ferrol), avec sa famille, ses amis et des centaines de personnes le lendemain de son décès.

La municipalité de Ferrol pense dédier un espace public à sa mémoire."

J'ajouterai qu'Anton Varela était un excellent facteur de gaitas, mais également un très bon gaïtero comme il nous l'avait notamment montré au sein de Os Cempes ou lors du excellent concert qu'il avait assuré en 2005 (déjà 12 ans !...) à Saint-Chartier avec son épouse, au pied levé pour remplacer un artiste empêché. C'était d'ailleurs un fidèle de Saint-Chartier puis du Château d'Ars ou il exposait quasiment chaque année et où il avait animé des stages de gaita. Et pour couronner le tout, c'était quelqu'un de très sympathique.

 


Anton et son épouse en 2005 à St-Chartier (répétition pour le concert)

 

- --------- mis en ligne le 04 août 2017 --------

« Ecosse : terre de légendes », dimanche 13 août, sur France 3 en soirée après le concert de Lorient…

Il s'agit d'un documentaire sur l’Ecosse, l’île d’Arran, les musiciens écossais… et des extraits de concert de Joanne McIver et Christophe Saunière ! Le tout présenté par Joanne

 

- --------- mis en ligne le 4 août 2017 --------

La rumeur courrait déjà bien lors du Son continu, c'est maintenant officiel depuis ce message reçu il y a quelques jours de Philippe Krumm :

"Bonjour à tous …Triste nouvelle : Nous avons donc déposé le bilan ce lundi 31 Juillet.

Fin de Trad. Magazine et d’Accordéon et accordéonistes : baisse des abonnées et surtout chute de la pub. Les annonceurs disparaissent un à un. Ces jours derniers le dépôt de bilan de la Maison de l’accordéon, fidèle annonceur depuis le début de Trad’ nous a porté au moral, le coup fatal.

A très vite

Gérard, Philippe..."

 

- --------- mis en ligne le 4 août 2017 --------

Trigorno
"Tout le long de la mer"

Claude Ribouillault est incontestablement un retraité actif puisqu'en un an il a publié un livre (1) et deux CDs, sans compter les articles, expos et autres représentations. Je vous ai déjà entretenu de l'un de ces deux albums : "Violon Bidon !" consacré à la musique populaire de la Grande guerre, voici le second, suite logique de son ouvrage de l'an passé sur les "Musiques d'à bord - Au gré des flot, au fil de l'eau" et donc consacré non pas aux chants de marins au sens strict du terme mais à la chanson traditionnelle autour des thèmes relatifs à la marine. Le panorama est d'ailleurs un peu moins vaste que celui balayé par le livre car on n'y trouve rien, par exemple, relatif à la navigation fluviale (il faudra un second CD car je ne doute pas que Claude ait déjà de la matière...). Il y est par contre question de naufrages, de bateaux conduisant les soldats combattre en orient (une des perles de l'album Violon Bidon, reprise ici dans un interprétation assez proche), de thèmes aquatiques plus symboliques pour ne pas dire à double sens… etc.

Le répertoire est essentiellement tiré de collectages réalisés dans l'ouest, du Poitou aux îles anglo-normandes et évite soigneusement les standards (ne vous fiez pas au titre de l'album...).

Autour de Claude, ses flûtes, accordéons, concertina, violon et autres instruments, nous retrouvons Paul Grollier (diato) déjà présent sur Violons Bidons ainsi que Pierre Robert à la guitare principalement et Séverin Valière à la guitare et la basse acoustique. Mais tous chantent également et il agréable d'entendre la voix principale passer de l'un à l'autre selon les plages ce qui donne de la variété à l'album, de même que le fait de faire suivre la plupart des chansons d'un instrumental (le plus souvent une mélodie à danser).

Le livret donne, naturellement, les sources des chants et des instrumentaux et l'intégralité des paroles.

Si cet album n'est pas paru à la même époque que le livre c'est qu'il n'a pas trouvé d'éditeur (2) et que le groupe a donc fini par l'autoproduire en un petit tirage, donc dépêchez-vous tant qu'il en reste…

 

(1) dont je ne vous parlerai pas puisqu'il ne traite pas de musique mais des nains et des géants

(2) il faut dire que si la plupart des groupe mettent en première plage le morceau qui en jette le plus, ici c'est le contraire avec une courte plage de flûte presque timide…

Rappels : "Musiques d'à bord - Au gré des flot, au fil de l'eau"

 

et pour le reste concernant Claude Ribouillault : voir à partir de " Le service militaire "

Paul Grollier et Claude Ribouillaut : Violon Bidon !

- --------- mis en ligne le 30 juillet 2017 --------

Bruno Salenson
"De l'art de faire les anches de hautbois populaires et anciens"

Je déroge à la règle qui veut qu'un critique ne parle en principe pas des CDs et livres qu'il achète (1) car je viens de dévorer ce petit opuscule découvert lors du Son Continu 2017 sur le stand de Bruno et, cet ouvrage étant tout à fait unique en son genre, je ne résiste pas à partager l'info sur son existence. Des ouvrages sur la facture d'anches, en français et dans notre domaine, il en sort grosso modo un tous les vingt ans (celui de Bernard Desblanc sur les anches simples, celui de JJ Smith pour les musettes du centre et le présent ouvrage). Celui-ci est le premier sur les hautbois populaire et, comme l'indique son sous-titre, il a été élaboré autour du hautbois du Languedoc, il fournira une aide inestimable à tous les joueurs de hautbois populaires et anciens, les côtes de référence étant données pour le hautbois du Languedoc naturellement mais également pour douze autres hautbois et douçaines et un chapitre détaillant également la méthode pour tenter d'ancher un hautbois sans aucune indication sur ses anches (2).

La méthode préconisée par Bruno est une méthode de facture d'anche avec humidification quasi constante du roseau lors du montage (3) mais comportant des conseils qui me semblent très judicieux et que je ne connaissais pas encore.

Naturellement il détaille toutes les phases, qui, comme le sait tout facteur d'anches débutant ou confirmé, sont toutes aussi importantes les unes que les autres... Il détaille les règles de grattage pour l'accord final et je suis tout à fait d'accord avec lui lorsqu'il indique qu'un hautbois ne fonctionne correctement qu'à un diapason donné et qu'il est illusoire de chercher à changer celui-ci en travaillant sur l'anche...

Côté pratique, le format A5 est adapté, la reliure spirale est tout à fait adéquate pour un tel type d'ouvrage et les rhodoïds protègeront de façon opportune couverture et dos contre les éventuelles projection d'eau (pour les pages intérieures il faudra vous essuyer les doigts...). Et cet ouvrage 66 pages vaut environ la moitié du prix d'une anche si vous l'achetez à votre facteur habituel...

En bref un ouvrage indispensable pour lequel les suceurs de roseaux ne peuvent que remercier Bruno pour ce remarquable partage d'expérience.

Association Rivatges : http://rivatges.fr (attention l'adresse en .com figurant au dos de l'ouvrage n'est déjà plus la bonne...)

(1) C'est l'un des premiers et seul conseil que l'on m'ait donné lorsque j'ai commencé à rédiger pour Trad Magazine, par le rédac chef de l'époque. Sur le coup cela ne m'a paru évident mais l'expérience m'a permis de comprendre que le respect de cette règle est indispensable...

(2) La méthode est rationnelle mais il me semble bien qu'en pratique facteurs et musiciens tentent fréquemment également la méthode empirique qui consiste à tester toutes les anches que l'on peut avoir sous la main...

(3) il existe des méthodes quasi entièrement à sec, assez intéressantes pour les cornemuses. Chacune présente ses avantages et inconvénients mais il est impératif à mon avis de s'en tenir à l'une ou l'autre méthode et de ne pas mélanger les conseils des unes et des autres...

 

- --------- mis en ligne le 29 juillet 2017 --------

Petites annonces

Voici les petites annonces de ventes d'instruments qui ont été affichées sur le panneau à cet effet, à côté du salon des collègues sonneurs au Son Continu 2017 et que je vous recopie en l'état (je n'en sais pas davantage, notamment sur les prix que pas mal d'annonces ne précisent pas). Certaines ne sont peut-être plus d'actualité, n'hésitez pas à le signaler...

- Accordéon Bernard Loffet Sol/Do + dièses, 3 rangs 12 basses 3 voix Noir mat, Acheté fin 2014 04-70-07-56-64 (ne pas hésiter à laisser message)

-Accordéon diatonique Serafini Sol-Do 2 rangs 1/2 12 basses 2 voies (flûte-basson) 2500 euros 06-88-09-00-48 (Aurélie)

- Violon entier F. Breton Mirecourt Breveté SMG Me La Duchesse d'Abgoulème 1831 + marquage au fer Belle sonorité ronde et puissante. Vendu dans son étui ancien. prix à débattre. Visible sur le festival 06-65-47-77-15

-Accordéon diatonique Serafini Accordage La/Ré (flûte-basson) Très bon état 1500 euros à débattre 07-50-34-28-49 (Yann)

- Accordéon Castagnari Dinn III Ré/Sol 3 voix 1750 euros 0041798181166

- 16 pouces Jean-Sylvain Maître 800 euros 06-59-37-89-33

- Accordéon diatonique Borelli modèle Cheverny 3 rangs, Sol/Do état neuf (2016) 06-07-42-65-54

- Chabrette limousine de Claude Girard sol/do très bon état, prix raisonnable (achetée 1800 euros) 06.08.89.77.93

- Chabrette limousine de Claude Girard en La moderne, facture années 80, bagues en corne et os, entièrement restaurée par le maître himself. Ian Clabburn 00447821599376

- Vielle bateau 2100 euros avec housse Cranga 06-42-58-20-00

- Accordéon Bertrand Gaillard modèle Saphir (Do/Fa) 06-26-09-37-82

 

 

- --------- mis en ligne le 24 juillet 2017 --------

Vol d'un violon avec archet avant juillet 2016 par effraction dans un grenier à Paris

Violon Mirecourt (1910) , avec archet, le tout dans un étui rectangulaire rigide gris. L'instrument a été restauré en 2011 (Rue de Rome à Paris: chez Aliénor, Sabotier (recollage manche) et Raffin (réparation de l'archet)). Photos de l'instrument avant restauration:

Signes particuliers: égratignure du vernis au dos de l'instrument, coups sur la bordure droite du base, côté avant de l'isntrument (voir photos sur http://www.sons-et-couleurs.eu/volsover.htm ).

 

- --------- mis en ligne le 9 juillet 2017 --------

Comme chaque année AEPEM abat quelques atouts majeurs au début de l'été (pour ne pas dire pour Le Son Continu) et comme chaque année on en salive par avance rien qu'à la vue du menu de saison :

Los Cinc Jaus "Vara Vau" Musique traditionnelle du Velay : Antonin DUVAL (Violon, chant, pieds), Arnaud BIBONNE (Cabrette, chant, pied), Lucien PILLOT (Vielle a` roue, chant), Florent PAULET (Accorde´on diatonique, chant)

Auvergnatus Musique d'Auvergne : Fabrice LENORMAND (cabrette), Laurence DUPRE (violon), Jean BLANCHARD (banjo), Thomas RESTOIN (accorde´on chromatique)

Bougnat Sound. "Le Bon, la Brute et le Bougnat" Musique d'Auvergne: Julien BARBANCES (cabrette, chant, pieds, violon), Loi¨c ETIENNE (accorde´ons diatoniques,karkabous, chœurs, pieds), Olivier SULPICE (banjo te´nor, chœurs). Invitées : les Poufs à Cordes. Clémence COGNET (Violon, chant), Noëllie NIOULOU (violon, violoncelle)

Gueneau-Poutoux "Chemin de la Bergaudière" Musique traditionnelle du Nivernais-Morvan. : Jean-Luc GUENEAU (vielle à roue), Gilles POUTOUX (Mélodéon)

Je pense que j'aurai l'occasion de vous en reparler plus en détail mais de toute façon il doit encore s'agir d'albums que l'on peut acheter les yeux fermés : http://www.aepem.com

 

- --------- mis en ligne le 9 juillet 2017 --------

Brigada Menestrèrs
"Capsus"

Amateurs de bals gascons chaussez vos souliers de danse, poussez la table de la cuisine, empilez les chaises et invitez quelques voisins (selon la taille de votre cuisine...) et c'est parti pour rondeaux, congos, mazurka, branlo, valse, scottisch, saut et, tant qu'à faire, une bourrée. Mettez le CD dans le lecteur et vous vous retrouvez en bonne compagnie, en l'occurence Marc Castanet, pluri-instrumentiste bien connu, en particulier au diato et à la boha, mais on remarquera davantage ici la présence d'une musette du centre (même les Gascons n'y échappent pas...). A ses côtés le guitariste Denis Frossard dont je vous ai déjà entrenu, notamment pour un album en son nom, Marie Claude Hourdebaigt, peut-être plus connue comme pédagogue de la danse que comme chanteuse et percusionniste et, enfin Benoit Larradet, au diato. Les trois derniers cités faisaient déjà partie du groupe Brigada Menestrers sur l'album précédent avec quelques acolytes qui ne sont plus présents ici et Marc Castanet y figurait également mais au sein de Menesters Gascons. Le résultat est donc un groupe reserré de musiciens qui ont déjà l'habitude de jouer ensemble et cela s'entend. De jouer mais également de chanter et c'est certainement l'aspect qui me touche le plus dans cet album, avec cette langue gasconne portée par des voix bien timbrées à l'accent naturel. Comme la plupart des groupes actuels, le répertoire mêle traditionnels et compositions et s'achèvent sur deux plages plus atypiques mais dont le livret nous apprend que l'une est tout de même un traditionnel (de leurs voisins aragonais...).

Un groupe qui doit bien assurer en bal car on sent un petit "effet studio" sur quelques instrumentaux, les plages chantées étant plus enlevées (j'ai un petit faible pour le rondeau d'ouverture façon quelque peu Perlinpinpin, une mazurka aux belles harmonies...

Menestrers Gascons : http://www.menestrersgascons.com

Rappels : voir à partir de "Transumància"

 

- --------- mis en ligne le 6 juillet 2017 --------

Le Beau Milo
"Le bal musette du Beau Milo"

Voici le type de CD que j'ai eu immédiatement envie de mettre sur ma platine dès que l'ai eu en main.. mais j'ai du attendre le lendemain ce qui n'a fait qu'aiguiser mon envie. Et pour une fois je vais donc débuter par saluer la très belle pochette, rétro (on dit "vintage" maintenant...) mais pas kitsch et à laquelle on reprochera juste de ne pas mentionner l'identité du graphiste. D'ailleurs allez jeter un coup d'oeil sur le site du groupe, réalisé dans la même esthétique. Si le nom du groupe ne vous dit probablement rien, vous en saurez certainement davantage lorsque je vous aurai dit qu'on y trouve Etienne Boulanger au diato et, musette à l'ancienne oblige, à la cabrette pour deux bourrées dont une sympathique composition au titre presque anachronique. On lui doit deux autres compositions au répertoire de cet album qui, pour le reste, emprunte aux grands du musette (Vacher, Carrara), à quelques chanteurs de la même époque (Georgius, une valse du répertoire de Fréhel) et à des compositeurs un peu plus tardif (Vaissade, Gaby Verlor...). Tout cela joué dans un style qui nous rappelle immédiatement le Dénécheau Jâze musette, soit un musette à l'ancienne, ici au diato ou à l'accordéon mixte, jâze, banjo, violon, xylophone et quelques autres instruments que je vous laisse découvrir. A l'écoute du premier morceau je me suis dit qu'un solo de scie musicale y serait le bienvenu et, presque immédiatement, c'est un jazoflûte qui est venu assurer le même rôle. Mais le groupe n'est pas qu'instrumental puisque Clémentine "Pétronille" Godbille y assure également quelques parties chantées et qu'Alexis Froment ose courageusement s'attaquer à "Ma petite chanson", bien connue par l'interprétation de Bourvil et qu'il passe très honnêtement à condition de faire abstraction de la version originale et de la tendresse que savait y mettre avec sa fausse naïveté notre chanteur normand.... Pétronille s'en sort également bien, même si son style vocal n'a probablement pas grand chose à voir avec celui des chanteuses musettes de l'époque qui devait forcer la voix pour se faire entendre sans sono...

Mais voici un album qui donne surtout envie de les entendre sur scène, avec un beau parquet et si je ne doute pas qu'ils n'auront pas de mal à trouver des occasions de jeu dans le Nord, espérons qu'on pourra les entendre sur un rayon bien plus étendu...

C.E.M. Le Beau Milo : http://lebeaumilo.free.fr/

Rappels : voir à partir de La Piposa "Havlendans - La Piposa joue la Flandre"

- --------- mis en ligne le 5 juillet 2017 --------

A ne pas rater au Mu¨Pop de Montluçon cette été 2017 Expo "Roll & Swing - Naissance de la batterie en France"

du 1er juillet au 31 décembre 2017, montée par Philippe Nasse connu pour ses DVD pédagogiques sur diverses percussions édité sous le label "Le salon du musique" mais également historien de la batterie.

http://www.mupop.fr/exposition/86-mupopfr/272-roll-swing-naissance-de-la-batterie-en-france

Attention pour ceux qui souhaitent profiter de leur déplacement au Son Continu pour faire le détour par Montluçon, le MUPOP n'est pas ouvert le lundi donc allez-y plutôt à l'aller qu'au retour....

 

- --------- mis en ligne le 4 juillet 2017 --------

"Vend Pastoral Pipe en RE (équivalent 20 pouces), en ébène

3 bourdons en RE, hautbois à 2 clefs, soufflet non fourni.

Facteur Geert Lejeune (Brugge Belgique) http://users.skynet.be/geertlejeune/

état impeccable (instrument neuf fabriqué fin 2014, très peu joué, valeur 3245 euros, bradé...)."

Contact : fz13579 suivi de @gmail.com

 

 

 

- --------- mis en ligne le 30 juin 2017 ----

Chabrette à vendre :

"I have for sale a chabrette in A440 by Claude Girard. He is completely restoring it and I will be collecting at Château d'Ars in 2 weeks time. It would be good to sell it there! Claude estimates a value of €2800.

A photograph of the chabrette before restoration can be found on the Bagpipe Society's Facebook page. I'm awaiting a new photo!"

Ian Clabburn : ian.clabburn suivi de @yahoo.co.uk

 

- --------- mis en ligne le 13 juin 2017 ----

Tondo (Chabenat-Decombel-Pouget)
"L'adorable leurre"

Un nouvel album de Gilles Chabenat c'est toujours un petit événement dans le monde viellistique et c'est un hasard si, peu de temps après celui de Valentin Clastrier chez le même label belge, accompagné d'un clarinettiste, notre vielleux berrichon mêle également , en l'occurence Fréderic Pouget que l'on retrouve avec plaisir. La petite différence c'est la présence ici d'un troisième larron que l'on retrouve également toujours avec plaisir : Marteen Decombel à la guitare, à nouveau aux côtés de Gilles Chabenat comme du temps de l'album "En Flandres". Les premières secondes de l'album, où chanterelles de vielle et guitare ne semblent former qu'un seul et même instrument à la sonorité inconnue sont d'ailleurs de la meilleure augure... Marteen assure souvent l'accompagnement rythmique et harmonique et on regrette toujours de ne pas l'entendre davantage en mélodique. De par la nature même des instruments, mais également le caractère plutôt discret de Gilles, la clarinette tient souvent le devant mais elle sait laisser ne pas monopoliser cette position. Précisons qu'il ne s'agit pas d'un album qui vous saute aux oreilles à la première écoute : il fait plutôt partie de ceux que l'on commence à vraiment apprécier à la troisième ou quatrième écoute, lorsque les mélodies se sont fait un petit nid dans un coin de votre mémoire et que vous les retrouvez avec plaisir. Elles sont, pour la plupart, de Gilles et on reconnait d'ailleurs parfois des formules qui sentent le jeu de vielle sans pour autant verser dans les morceaux de concours. Toutes sont des compositions (1) et si la pochette n'affiche aucune référence de danse, l'auditeur reconnaitra parfois certaines rythmiques de mazurka ou autres...

Un album aux ambiances plutôt paisible, à tel point que lorsqu 'exceptionnellement l'ambiance se tend, nos trois compères semblent prendre un malin plaisir à la faire retomber aussi rapidement.

Homerecords : http://www.homerecords.be

(1) celles qui ne sont pas de Gilles Chabenat sont de Slimane Azem, Wannes van de Velde et Maurizio Martinotti. Et tant qu'à parler des collaborations, citons la présence de la flûte d'Erwan Hamon sur une plage

Rappels :

Gilles Chabenat et Marteen Decombel, voir à partir de

Fred. Pouget :

"S'en sont trois bons maçons - Chants et musiques de l'imaginaire creusois" ed. Modal 2000

L'occidentale de Fanfare "Version originale" 2010

- --------- mis en ligne le 30 mai 2017 ----

Sitardust
"Sitardust"

Voici un album à partir duquel on pourrait disserter à l'infini sur la légitimité ou l'intérêt des métissages musicaux, avancer toutes sortes d'arguments plaidant dans un sens ou l'autre, affronter des positions tranchées et puis il est également possible de simplement se laisser porter par ces musiciens qui font se cotoyer musique occidentale et musique indienne. Les officionados de la musique indienne (pour autant que l'on puisse utiliser le singulier...) trouveront certainement qu'il est préférable d'écouter les grands maîtres dans leur formule la plus traditionnelle mais si vous ne faites pas partie de ces spécialistes, vous pourrez apprécier cette musique dont l'esprit est bien ancré à l'occident, dans un style jazz mélodique comme le plus souvent chez ce label et qui s'ouvre aux sonorités et à certains rythmes indiens. Attention, à lire ce qui précède on pourrait craindre qu'instruments et autres emprunts à la culture indienne ne soient là que pour l'exotisme et, fort heureuusement, l'échange semble bien plus profond. D'une part parce que le leader du groupe, Joachim Lacrosse semble s'être réellement investi dans le jeu du sitar (en allant naturellement se former sur place), mais également parce que le groupe comporte un percussioniste indien, BC Manjunath, avec lequel on se garderait bien de chercher à rivaliser, notamment dans l'interprétation du konnakol, cette spectaculaire façon de chanter les rythmes que l'on peut entendre entre maître et élève pour l'apprentissage du jeu des tablas et qui se révèle ici un art à part entière. La chanteuse jazz Raphaëlle Brochet vient d'ailleurs parfois le rejoindre. Un second percussioniste, belgo sicilien, Carlo Strazzante apporte d'autres couleurs encore au groupe qui, pour le reste est composé de saxophonistes, violons et violoncelle.

N'ayant pas la pochette de l'album, je n'ai pas l'info sur la nature des mélodies, mais d'après ce que j'ai pu lire ici ou là, il doit s'agir de compositions de Joachim Lacrosse (toutes ou des traditionnels également ?)

Homerecords : http://www.homerecords.be

 

- --------- mis en ligne le 28 mai 2017 ----

Claude Ribouillault et sa bande
"Violon bidon ! - Chansons et instruments des tranchées"

Claude Ribouillault est bien connu (entre autres...) pour son ouvrage "La musique au fusil", travail pionnier et référence incontestable en matière de musique populaire interprétée par les poilus durant la grande guerre, d'instruments bricolés ou fabriqués à proximité du front. Mais malgré le fait qu'il soit également musicien de longue date, il aura fallu attendre vingt ans pour qu'il réalise l'album susceptible d'accompagner la lecture de son livre. Et malgré ce long laps de temps, ce disque est également pionnier puisqu'aucun album n'avait encore été consacré entièrement à ce répertoire et qui plus est avec des instruments du type de ceux utilisés à l'époque : violons bidons, mandoline de 1916, bumbass, même si parfois accompagnés, comme à l'époque d'ailleurs, par des instruments plus manufacturés, en l'occurence ici concertina, harmonica, guimbarde, flûtes... Tant qu'à gloser sur la genèse de ce CD, rappelons que nous sommes pour deux ans encore dans le centenaire de ce conflit (et oui, on en a beaucoup parlé en 2013 avant le centenaire, puis en 2014 et ensuite, à l'image des conflits actuels qui disparaissent vite des journaux télévisés lorsqu'ils s'enlisent, la commémoration a été rapidement oubliée...) et "Violons Bidon !" est le 20ème volume d'une collection particulière "Les musiciens et la grande guerre", qui doit en compter 24 et dont les autres opus sont davantage consacrés à des musiciens dits classiques et on s'étonne presque que cet album n'arrive qu'en n°20 alors qu'il aurait pu constituer le départ de la collection, la base populaire. Mais c'est finalement aussi bien ainsi : le présent CD se justifie bien par son intérêt propre et non simplement comme un passage obligé au même titre que certains chapitres sur les musiques populaires dans les histoires de la musique...

Côté didactisme d'ailleurs, le riche programme (24 plages) de ce long CD ne doit rien au hasard et couvre la plupart des aspects, des chansons va-t-en guerre des débuts, jusqu'au chansons de camps de prisonnier ou de la campagne d'orient en passant naturellement par les chants qui décrivent la vie des poilus et qui constituent en quelque sorte le coeur du sujet. La règle générale pour ce type de répertoire a été l'ajout de nouvelles paroles sur des timbres connus et on retrouve donc quelques airs bien connus mais également de véritables petites perles telle cette chanson sur les planqués de l'arrière écrite sur un timbre du XVIIIème siècle qui a curieusement été oublié depuis. Et même si la perspective d'entendre certaines rengaines trop connues telle "Il pleut bergère" n'a rien de forcément enthousiasmant à priori, la force incroyable des paroles que lui ont collées les soldats de 14 vous font vite réviser votre jugement et vous n'entendrez plus jamais cette mélodie de la même façon... (Il y a également Au clair de la lune mais ce n'est pas la mélodie à laquelle vous pensez...). Pour que le tour d'horizon ne soit pas que bleu, Claude et sa bande ont pensé à faire figurer deux chansons allemandes et une anglaise et l'album se termine par un duo mih croate et boha landaise...

L'interprétation réussit un bel équilibre en nous évitant tout à la fois arrangements trop léchés et interprétation "brute pour faire vrai" : elle ne vise pas à faire dans la reconstitution illusoire, mais pas non plus à offrir une version trop concert. A propos de concert d'ailleurs je ne saurai trop vous recommander, pour avoir eu très récemment la chance d'y assister (voir photos), d'aller écouter le groupe en représentation, les chansons étant fort bien complétées de textes de courriers de poilus qui donnent encore davantage de relief à l'ensemble...

Ne me reste plus qu'à présenter les membres de la bande à Ribouillault : Emmanuel Pariselle, Philippe Gibaux, Daniel Muringer (bien utile pour les chants en allemand), Michael Wright (idem pour celui en anglais avec une belle intro de guimbarde...), Didier Oliver, Paul Grollier, et Luc Weiss. Beaucoup de monde mais deux à quatre musiciens seulement sur chaque plage et je regrette juste que la prise de son et le mixage n'aient pas donné un tout petit peu plus de proximité aux voix.

Editions Hortus, collection "Les musiciens de la grande guerre" (http://www.editionshortus.com/collection_mgg.php) volume XX Dist : Naxos, Harmonia Mundi etc..

Rappels : Claude Ribouillault : voir à partir de " Le service militaire "

 

- --------- mis en ligne le 26 mai 2017 ----

Violon Bidon ! : les photos de Claude Ribouillault et sa bande au Mémorial de Verdun pour le lancement de leur CD (chronique à venir bientôt) à l'occasion de la Nuit des Musées le 20 mai 2017

 

- --------- mis en ligne le 26 mai 2017 ----

Arnito
"Musiques de mon monde, vol.3"

 

Je viens de terminer ma chronique précédent (duo TTC ci-dessous) en écrivant que l'album réussit le paradoxe d'être à la fois varié et cohérent. Je pense que je peux sans problème reprendre cette phrase pour débuter celle-ci.. Ce guitariste-compositeur nous offre un nouvel album, toujours fait maison comme les précédents et toujours de qualité professionnelle et lorsque j'écris qu'il nous l'offre, c'est bien au sens propre puisqu'il est en libre téléchargement sur son site, probablement pour vous donner le goût d'acheter les précédents...

S'il a réalisé cet album quasiment seul, la plupart des plages sont plutôt des duos guitare percussion ou des duos de guitares qui, malgré l'usage de la technique du multipistes, semblent se répondre comme si elles étaient réellement face à face : on est bien loin de l'empilement de voix qu'un débutant peut réaliser avec cette technique... Et nous avons même droit à une plage avec la voix d'Arnito. On retrouve sur cet album son toucher incisif, surtout lorsqu'il s'inspire du style flamenco, mais également une sensibilité plus classique ou un côté plus jazz électrique.

Instrumentiste-compositeur prolixe (c'est déjà son 15ème album !), Arnito ne semble pas pour autant épuiser son inspiration et conserve un vrai sens de la mélodie : chaque album nous réserve de nouvelles perles et aucune plage ne semble là pour faire du remplissage...

Album téléchargeable gratuitement ici : http://arfillion.wixsite.com/arnito/albums

Je vous conseille également de visionner le sympathique reportage accessible depuis la page d'accueil de son site et qui permet de mieux faire connaissance avec cet artiste dont le calendrier des concerts est surtout centré sur Rhône-Alpes.

Et pour les guitaristes, une rubrique de son site permet de télécharger gratuitement pas mal de ses partitions...

Contact : Arnaud FILLION "Arnito" Guitariste - compositeur http://www.arnito.net

Rappels : voir à partir de "IR"


Duo TTC
"La valse à Viseur"

Troisième opus pour de duo d'accordéonistes, certes chromatiques, mais tous deux bien connus dans le milieu trad. en tant qu'accordéonistes, mais également pour manier, et fort bien, d'autres instruments plus anciens tels que cabrette, musette du centre, concertina etc.) Mais c'est sur le chromatique qu'ils s'expriment préférentiellement comme c'est essentiellement le cas ici à quelques exceptions près...

L'album démarre très musette avec une valse de Médard Ferrero, interprétée avec juste ce qu'il faut de swing pour demeurer dans le style. Les deux instruments jouent avec des registres bien différenciés, l'une en mélodie avec une sonorité flûtée, le second en accompagnement, un peu plus acide et en arrière et, s'ils échangent les rôles durant une reprise, l'interprétation reste assez conforme à ce type de répertoire. Mais dès la seconde plage, l'ambiance bascule du côté du trad. avec une scottisch bien plus fusionnelle et énergique. La troisième plage ouvre un troisième univers avec l'apport de la voix d'Anne Lise Foy et le texte qu'elle dépose, dans son style particulier, sur une mélodie de mazurka de Tiennet, avec l'appui de la clarinette basse de Jean-Pierre Sarzier. Anne-Lise réapparaîtra par la suite sur un vieux standard (1), en duo avec Sylvie Berger (tant qu'à faire...). Puisque nous en sommes à parler des invités saluons la présence de Raphaël Jeannin (pas si fréquent sur CD...) à la 20 pouces sur une bourrée bien sentie, de Florian Huygebaert aux percussions (daf ?) pour une mélodie un peu plus orientale, du guitariste Antoine Leclercq qui aide bien à nous faire prendre une composition de Tiennet pour une valse musette d'époque, ainsi que celle du contrebassiste J. Jacquemoud, le complice de Thomas sur le remarquable album Toseti qui demeure un de mes CDs de chevet... Il a malheureusement ici un peu moins l'occasion ici de faire entendre sa patte particulière mais assure sur deux plages un très efficace soutien rythmique appuyé de claquements de cordes. Il reste encore une invitée qui réussit une belle (double) performance mais je ne vous en dit pas plus...

Si nos deux interprètes sont de redoutables techniciens, c'est avant tout leur sensibilité qui fait l'intérêt de leur jeu et celle-ci ne fait aucun doute à l'écoute lorsque Tiennet passe au low-whistle ou Thomas au bugle.

Et tout cela est servi par une excellente prise de son, très précise et qui laisse entendre ce qu'il faut de petits claquements et bruits de mécaniques pour renforcer la cadence et nous faire visualiser les doigts sur les touches. Mis à part le vert intérieur, le graphisme de la pochette est réussi et le texte nous donne les infos indispensables et un peu plus...

Se baladant, d'une plage à l'autre, entre trad. musette, jazz-musette voire chanson, voici un album qui réussit le paradoxe d'être à la fois varié et cohérent.

 

(1) si je vous dit que la mélodie est de Nahum Heyman, cela ne vous dira sans doute rien et pourtant vous la connaissez...

Rappels :

Précédent album du Duo : et voir les photo de leur passage à Marsinne-Héron en 2016

Thomas R, voir à partir de : "Toseti"

Tiennet Simonnin, voir à partir de : Mister Klof "Le galant indiscret"

 

- --------- mis en ligne le 25 mai 2017 (merci à Thierry)-----

Musiciens amateurs : le decret qui vous permet de savoir dans quelles conditions vous pouvez jouer légalement est paru. Voir à partir de :

http://dailleurs.pagesperso-orange.fr/loi%20amateurs.htm

 

 

- --------- mis en ligne le 8 mai 2017 ------

Europe : l'année du Danemark.... bourbonnais : http://kastilla.fr/marange/index.php/2017/04/24/semaine-de-leurope/

 

- --------- mis en ligne le 8 mai 2017 ------

Ralf Gehler
"Sackpfeifer Bierfiedler Satdtmusikanten - Volksmusik un Volksmusikanten in frühneuzeitlichen Mecklenburg"

Voici un ouvrage pour tous ceux qui pensent que le trad. allemand se partage uniquement entre un folklore reconstitué sans sérieux fondements et une pratique de traditions d'autres pays (Irlande, Suède, France etc...). Bien entendu ces deux aspects existent en Allemagne comme dans bien des pays mais il ne doit pas occulter des travaux tels que ceux de Ralf Gehler, musicologue professionel, actuellement attaché à l'écomusée de Schwerin et qui travaille de longue date sur les traditions musicales de sa région, le Mecklenburg, à l'est de Hambourg (juste à l'est de l'ancienne frontière entre les deux Allemagnes). Le problème est qu'il faut maitriser la langue allemande pour pouvoir comprendre cet ouvrage de 270 pages qui, s'il comporte quelques belles illustrations iconographiques (en couleur), demeure tout de même essentiellement textuel. Je dois avouer que si je parviens à déchiffrer un petit article en allemand, je ne suis pas capable de lire un tel ouvrage et c'est bien dommage car les sources musicales de cette région de 1500 à 1800 me demeureront donc méconnues et notamment les instruments pratiqués qui semblent occuper une bonne partie de l'ouvrage. Le côté proprement musical n'est d'ailleurs abordé que dans un court chapitre de fin, les amateurs de partitions anciennes seront donc déçus. Il faudra d'ailleurs que je questionne un Allemand pour me faire expliquer ce que sont ces Bierfiedler (violoneux à bière ?) qui accompagnent les joueurs de cornemuses et musiciens de ville dans le titre de l'ouvrage...

Thomas Helms Verlag http://www.thv.de

Rappels : une fois n'est pas coutume, je vous renvoie au sommaire des chroniques, à la rubrique Ralf Gehler

- --------- mis en ligne le 7 mai 2017 ------

Ialma
"Camino - de Bruxelles à Santiago"

Depuis que j'ai cessé mes chroniques dans Trad. Magazine pour lesquelles j'avais à coeur de mettre en avant les musiques du nord de l'Espagne, j'ai beaucoup moins l'occasion d'en écouter (1) et qu'est ce que cela fait du bien d'écouter ces chants féminin galicien interprété avec le talent qu'on leur connait par ce quartet bruxellois de filles d'émigrés. Il s'agit de leur cinquième album en 17 ans (2) et à cette occasion elles ont fait appel à nombre de leurs amis musiciens, belges également pour la majorité et l'on retrouvera donc au diato deux de leurs compagnons de route : Didier Laloy et Jonathan de Neck. De même aux percussions, les deux incontournables Fred Malempré et Stephan Pougin, Rémi Decker pour une intro à la cornemuse et beaucoup d'autres, à commencer par Quentin Dujardin (chanteur auteur-compositeur) qui s'est chargé de la production, des arrangements , de l'enregistrement et de pas mal de parties instrumentales. Même si certains de ces musiciens n'interviennent que sur une ou deux pièces, l'album dégage une impression très orchestrale (avec même des choeurs), d'autant que nos trois chanteuses ne sont pas mixées vraiment en avant et sont un peu déservies par la prise de son lorsqu'elles chantent ensemble. La prise de son des instruments et des solos chantés est par contre très bonne. Le répertoire reprend un certain nombre de classiques du répertoire traditionel galicien mais également des compositions de Véronica Codesal ou des mélodies traditionnelles sur lesquelles B. Fernandes a posé ses textes (en galicien naturellement), mais je n'ai pas réussi à trouver qui est cet auteur... Au rythme ou ces quatre filles enregistrent, nous avons un peu de temps d'ici le prochain opus mais, personnellement, après cet album foisonnant, j'aimerai un retrour à un projet plus sobre mettant plus en avant leurs voix....

(1) et d'autant plus que je ne capte plus les télés régionales espagnoles sur le satellite...

(2) mince j'ai raté le quatrième ! Mais comme elles changent d'éditeur à chaque fois, pas facile de suivre... Ce quatrième, enregistré en Belgique était édité en Espagne par le très bon label Do Fol. (encore de bons souvenirs de l'époque de mes chroniques dans Trad. Magazine...)

Homerecords : http://www.homerecords.be

Rappels : Ialma : voir à partir de "Palabras darei"

Didier Laloy : voir à partir de [Pô-Z]s
 

Jonathan de Neck : voir à partir de Dazibao "E40"

Remy Decker : voir à partir de à partir de Griff

Fred Malempré : voir à partir de Tref "Loop of the Moon"

CD Tref

Stephan Pougin : voir à partir de Tricycle "King Size"
Tricycle CD jazz musique du monde

Boris Schmidt et Stephan Pougin Jacques Pirotton "Stringly 612"

- --------- mis en ligne le 6 mai 2017 ------

The Britches
"From here to Eire"

The Britches est un trio de musique irlandaise formé de musiciens du Nord et mêlant violon, cordes pincées et flute traversière en bois. C'est ce que j'avais cru comprendre en regardant rapidement la pochette (qui n'est d'ailleurs guère plus bavarde même si ce digipack trois volets sans livret est plutôt joli) et j'ai donc démarré l'écoute sur la foi de ces éléments. J'attendais donc le démarrage de la flûte sur la première plage ou s'afférait déjà violon et bouzouki en accompagnement rythmique lorsque je finis par me rendre compte que je n'avais pas remarqué qu'une mandoline s'imiscait entre les deux, doublant la mélodie du violon et y apportant donc davantage de mordant mais avec des sonorités de cordes pincées qui se fondent bien à celles du bouzouki. Il faudra donc attendre quelques plages pour que Michel Vermeulen, le joueur de bouzouki, quitte son rôle d'accompagnateur pour passer sans difficultés à la mélodie sur sa flûte tandis qu'inversement, Aurélien Dewaele passe de la mélodie à la mandoline à l'accompagnement sur sa guitare. Notons d'ailleurs que le début d'une plage en duo guitare violon nous fait regretter de ne pas l'entendre davantage en guitare mélodique... Pour Adrien Coquelet les choses sont plus simples puisqu'il ne quitte pas l'archet de son violon, instrument qu'il pratique avec une technique et une sensibilité sans défaut et il ne lui manque plus qu'un peu plus de liberté dans les variations (mélodiques ou ornementales) pour cotoyer les grands de l'archet..

J'ai déjà du vous dire que je n'écoute plus très souvent de musique irlandaise mais jouée comme par ce trio, cela me réconcilie avec ce répertoire : ils ont parfaitement compris que le swing doit primer sur le tempo et jamais celui-ci ne vient empêcher le parfait équilibre entre la durée des notes afin de nous offrir ces suspensions, ces subtilités rythmiques qui font tout l'intérêt de cette musique...

Leur site : http://www.thebritches.fr

Bemol : http://www.bemolvpc.com


Yves Teicher
"Monade"

Voici un album de violon solo mais autant vous prévenir de suite il n'a rien de trad. Si la première plage a des allures plutôt classiques et démontre la parfaite technique de l'instrumentiste, la suite sera bien plus contemporaine, voire expérimentales mais sans sortir toutefois du jeu à l'archet. Yves Teicher est le compositeur de toutes (?1) ces pièces et lorsqu'il emprunte un thème connu, c'est naturellement pour le déformer. Un album qui ne manque pas d'intérêt même s'il est assez ardu et, comme une tablette de chocolat très fort, je vous conseille d'ailleurs de l'écouter plage par plage plutôt qu'en une seule séance.

(1) je n'ai pas la pochette pour vérifier...

Homerecords : http://www.homerecords.be

 

- --------- mis en ligne le 2 mai 2017 ------

Un article sur le bois et les instruments à vent sur un site d'informations forestières : http://www.forestopic.com/fr/yes-i-wood/filiere-bois/413-instruments-de-musique-vent-bois-son?showall=

 L'article cite le programme Woodmusik que vous pouvez retrouver sur le site http://woodmusick.org/

 

- --------- mis en ligne le 1er mai 2017 ------

Osman Martins et Quatuor MP4
"Vontade Saudade"

Osmans Martins (ou Santos-Martins) et un auteur compositeur, guitariste et percussioniste brésilien que nous avons déjà pu entendre sur l'album de Osvaldo Hernandez "Quilombo". Ce dernier lui rend d'ailleurs la politesse en assurant l'accompagnement percussif sur cet album, secondé par Fred Malempré, bien connu en Belgique, sur deux plages et par "Junior Martins"; Le duo d'Osmans et Osvaldo aurait déjà pu s'avérer suffisant pour nous offrir un bel album mais la production de cet album a eu la bonne idée d'y adjoindre un quatuor à cordes, non pas pour des ajouts sirupeux comme on peut parfois le craindre mais pour un accompagnement par touches, par ponctuations, par soulignements, qui font d'ailleurs souvent entendre davantage tel ou tel membre du quatuor que le son d'ensemble de celui-ci. Citons donc Pierre Slinckx, auteur de ces arrangements pour cordes.

Maintenant que le cadre est brossé, reste à parler du principal protagoniste de ce bel album, compositeur de toutes les musiques et auteur de la plupart des textes, brésilien exilé en Belgique et dont la musique recèle à la fois la joie de vivre des rythmes brésiliens, l'inimittable musique de cette langue portugaise prononcée à la brésilienne, mais également cette "vontade saudade", ce sentiment nostalgique qui n'est pas propre au Cap-Vert, probablement renforcé ici par l'éloignement du pays natal et qui donne toute sa profondeur à cette musique. Pas besoin de lunettes 3D pour apprécier cette musique en trois dimensions, une bonne paire d'oreilles et un coeur vous suffiront... La Bossa était déjà "nova" il y a bien des années, elle se renouvelle encore sous la plume et les doigts d'Osman Martins.

Une seule plage est un pur instrumental (presque dommage, elle donne envie de profiter davantage de ces phrasés instrumentaux) et une autre comprte des paroles en français, ce qui nous donne encore une fois l'occasion de constater à quel point les mélodies d'une tradition donnée peuvent être adaptées à leur langue, mais heureusement, l'appui de la belle voix de Maria de Fatima Martins (on reste visiblement en famille) fait fort bien passer ce beau texte optimiste qui vous restera d'ailleurs dans l'oreille.

Homerecords ne nous a pas toujours habitué à des pochettes léchées, alors saluons celle-ci, aux belles photos sépia (1) et je vous conseille d'aller la visualiser la très belle vidéo dans le même esprit sur le site de l'éditeur...

Homerecords : http://www.homerecords.be

(1) on regrettera juste que le report des paroles de la plage 5 ait été oublié et de ne pas avoir de traduction des textes en portugais...

Rappel : comme indiqué ci-dessus, on retrouvera Osman et Osvaldo sur l'album de ce dernier "Quilombo" chez le même éditeur

 

Samson Schmitt, Joachim Iannello et Johan Dupont
"Rire avec Charlie"

Dans le monde de la musique manouche, avoir un nom de famille déjà célèbre c'est souvent bien davantage qu'être un "fils de" bénéficiant de la curiosité du public et de la sympathie des programmateurs et Samson Schmitt, fils du célèbre Dorado Schmitt nous le prouve une fois encore : par sa maîtrise de la guitare, et, davantage que la virtuosité dont il fait preuve sur l'une ou l'autre plage, c'est le traitement de la note qui impressionne le plus. Mais il nous le prouve également en tant que compositeur avec des mélodies qui tombent de suite dans l'oreille, sans pour autant paraître donner dans le cliché ou l'imitation. D'ailleurs si l'album est inspiré par Charlie Chaplin, il se garde également d'imiter directement les musiques de ce dernier.

Un album de musique manouche en plus serez-vous tenté de vous dire si vous n'êtes pas officionados de ce type de musique, mais c'est là que l'on appréciera la touche toujours particulière que sait donner Homerecords à ses productions car ils ont eu l'excellente idée de demander à Samson de se passer des ses accompagnateurs habituels pour s'entourer d'un violon et d'un piano et comme les deux musiciens en question, bien que non spécialistes de cettte musique, ne sont pas nés de la dernière pluie et sont diablement inspirés, le trio fonctionne à merveille, à nous faire croire qu'ils frayent ensemble depuis des années. Le violon a d'ailleurs parfois des accents de violon traditionnel, quant au piano il a la bon goût de ne jamais se montrer envahissant, ce qui ne l'empêche pas d'assurer quelques chorus... Et puis Johan Dupont, le pianiste en question, fait partie de ces gens énervants capable de laisser leur clavier pour emboucher une trompette avec autant de facilité...

Comme pour l'album d'Osmans Martins ci-dessus, une mention pour la pochette (joli travail notamment d'Erno Le Mentholé qui n'est pas que pianiste....). Je ne fais pas partie des nostalgiques du vinyl (je n'ai jamais aimé les craquements...) mais je suis de la génération qui se trouve frustrée par la musique en téléchargement sans support physique et cette très belle pochette, qui hésite entre le sépia et la couleur et au rendu mat très classe ne peut que me renforcer dans ce sentiment... Et ici aussi, je vous conseille d'aller voir la vidéo sur le site de l'éditeur.

Homerecords : http://www.homerecords.be

Rappels :

On retrouve Samson et Joachim dans l'accompagnement de l'album d'Alain Frey juste ci-dessous

Quant au pianiste Johan Dupont, il intervenait sur l'album de Klezmic Circus "Vitamine K"

 

Alain Frey
"Qui c'est qui ?"

Si j'ai souvent à vous parler des productions d'Homerecords, c'est rarement dans le domaine de la chanson francophone, alors une fois n'est pas coutume et avec d'autant plus de plaisir que ce chanteur est pour moi une belle découverte, pleine de bonne humeur à l'image de la photo de couverture.

Imaginez un chanteur quelquepart entre Bobby Lapointe pour l'espièglerie, Ricet Barrier pour certains accents et, surtout, Henri Salvador, sans doute quelques autres également, mais ce petit jeu a ses limites et Alain Frey est avant tout Alain Frey, chanteur au style un peu swing vintage (lorsque l'on pose avec chaussures comme cela...) mais qu'est-ce que cela fait du bien d'entendre une diction comme la sienne qui pourrait vous faire croire que le jazz à des racines francophones...

La réussite de cet album doit d'ailleurs fortement à trois autres personnes :

- le saxophoniste Laurent Meunier qui assure en premier lieu les accompagnements (je suppose qu'ils tournent en formule duo...) et les belles sonorités du sax baryton qu'il utiliser préférentiellement, équilibrent parfaitement le timbre de voix du chanteur. Et on ne s'en lasse pas tout au long de l'album.

- Lena Mariel qui signe la plupart des textes espiègles et toujours parfaitement posés sur les musiques (ces dernières pour l'essentiel de la plume d'Alain Frey.). Qui penserait à entendre "Le temps de pommes" que c'est une femme qui l'a écrite ?...

- la guitare de Samson Schmitt (voir chronique de son album juste ci-dessus) qui fait swinguer six des 14 plages (chorus compris), son complice Joachim Iannello le rejoignant au violon sur deux de ces six plages et étant également présent sur une autre. Quelques autres invités interviennent sur l'une ou l'autre chanson et je ne vous ai pas encore précisé qu'Alain Frey joue lui même guitare, contrebasse et accordéon (sympathique duo avec le sax soprano...)

En ces temps ou l'optimiste n'est pas forcément de mise sur nos médias, voici un chanteur que la sécurité sociale devrait subventionner pour qu'on l'y entende plus souvent... (et pas que sur la RTBF, en France également....)

Homerecords : http://www.homerecords.be

Rappels :

Samson Schmitt, Joachim Iannello sur "Rire avec Charlie"

 

- --------- mis en ligne le 1er mai 2017 (merci à Denis sur Musicologie médiévale)-------

Bruno Salenson vient de sortir un ouvrage sur la fabrication des anches de hautbois populaires et anciens : http://rivatges.fr/hautbois/

 

- --------- mis en ligne le 16 avril 2017 -------

Circollo della zampogna
"Utriculus" n°51-52

Bon d'accord, ce n'est pas un livre mais une revue, qui curieusement, continue invariablement à mentionner pour chaque numéro non pas sa date de parution réelle mais celle qui aurait du être celle du numéro si la collection n'avait pris un retard jamais rattrapé depuis plusieurs années. Voici donc le numéro double 51-52 date 2016 mais bien paru en 2017.

Mais avec ses 150 pages illustrées (en noir et blanc) et sa reliure brochée, chaque numéro est un vrai petit ouvrage collectif qui traite, comme le montre d'ailleurs la couverture, aussi bien des cornemuses du nord que du sud de l'Italie. Tous les articles sont en italiens sauf l'editorial d'Antonietta Caccia qui est également en anglais et, comme à l'accoutumée, Antonietta offre, en fin d'ouvrage, un petit résumé en anglais de chacun des articles.

Au sommaire de ce semestre (numéro double), la première partie des résultats du recensement autour des zampognas réalisé en 1999-2000 par l'association, avec notamment en fin d'article une liste des relevés en archives de retributions de zampognaris pour la fête du Corpus Domini au XIXème siècle. Témoignage également que celui de cette famille dans la ferme de laquelle étaient régulièrement hébergés des zampognaris pour la période de Noël. Suit un bel article illustré sur la piva, puis Rital Pellegrini, analyse un témoignage sur un carnaval en 1685 avec mention de deux cornemuseux et d'un tambour. Comme elle est l'auteur d'un ouvrage sur l'iconographie de la cornemuse, il y est également question d'iconographie. Vient ensuite un article pour s'interroger sur les cornemuses et plus généralement l'usage des élements d'origine animale dans la facture instrumentale. Puis des rubriques habituelles dont les partitions (à noter un arrangement de "La grande pastourelle" du Berry pour zampogna), la revue de presse de Mauro Gioielli et enfin un dernier article d'Antonietta Caccia sur les musées "d'identité locale" en Molise avec une impressionnante liste de ceux-ci à la fin.

Cette revue est envoyée aux adhérents de l'association Circollo della Zampogna et on peut adhérer (pour quatre numéros), sur le site de cette association , mais attention, comme l'adhésion se fait via la boutique des livres, CDs et DVDs vous risquez de craquer pour certaines autres publications...

http://www.zampogna.org/

 

- --------- mis en ligne le 15 avril 2017 -------

Marco Foxo
"Ganador Solistas 2009"
"Musicas do Gaiteros de Ventosela - Xan Miguez Gonzalez (1847-1912)"

Voici deux albums pas vraiment récents (2009 et 2012), mais il me semble que Marco Foxo n'en a pas réalisé d'autre sous nom depuis lors. Marco Foxo est un gaitero qui a toujours baigné dans la musique de gaita puisque son père n'est autre que Xose Lois Foxo, fondateur de l'Escola Provincial de Gaita de Orense et de sa Real Banda et dès sa prime enfance, il eu les oreilles bercées par gaitas et percussions et il voyageait déjà avec ses parents et la Banda. Je ne doute pas que son père ait été encore plus exigeant avec cet élève particulier qu'avec les autres et cela porta ses fruits puisque Marco est aujourd'hui le "penn-gaitero" (1) de la Real Banda.

Voici donc deux albums dont il est le soliste, accompagné toutefois, dans le second album dans la formation traditionnelle gaita-clarinette-tambour-grosse caisse, une formation créée par Xan Miguel Gonzalez, connu sous le nom de Gaitero de Ventosela (du nom de son village proche d'Ourense) et auquel cet album rend hommage. Si ce gaitero mythique de la finXIXème début XXème, vainqueur de nombre de concours, fut également compositeur, parmi les titres interprétés ici, seuls quelques-uns lui sont attribués, mais les autres ont été interprétés par ce musicien et notamment au sein de son ensemble Os Trinta de Trives. Marco Foxo fait preuve sur cet enregistrement d'une technique irréprochable, de même que ses complices, mais l'interprétation reste assez didactique et manque un peu de vie, d'autant que les percussions sont mixées légèrement en retrait. C'est donc un album qui ravira surtout les gaiteros (et surtout les ensembles de ce type) en recherche de répertoire, d'arrangements et d'interprétations de référence.

L'album de 2009, antérieur donc à celui dont je viens de vous parler, échappe en grande partie à ce défaut (tout en ayant déjà le même haut niveau technique) et s'avère beaucoup plus vivant, même si cela demeure un album de studio et si la formation dispensée à l'école de gaita d'Ourense semble instiller à ses élèves une rigueur pas forcément favorable à un jeu qui se lâche facilement. On y retrouve Marco accompagné par les trois mêmes musiciens (X.L. Tielas à la clarinette, J. Ferreira à la caisse claire et I Alonso à la grosse caisse) mais également par d'autres musiciens et chanteurs parmi lesquels je n'omettrai pas de citer Oscar Ibanez à la gaita et, surtout la chanteuse Maria do Ceu dont le type de voix et le style de chant n'existent qu'en Espagne... Les titres alternent des compositions de Marco et des traditionnels ou compositions anciennes parmi lesquelles se remarquent immédiatement celles de Ricardo Courtier (début XXème), mis à l'honneur sur trois plages.

Un DVD complète le CD, compilation de quelques petits extraits témoignant de moments marquants du parcours de Marco, mais il faut plutôt le considérer comme une illustration supplémentaire du beau livret que comme un réel DVD musical : le présent album demeure avant tout un CD.

 

(1) vous voudrez bien m'excuser ce barbarisme galego-breton... ;-)

"Musicas do Gaitero de Ventosela" Edité par Sons Galiza Musica

"Ganador Solistas 2009" Edité par la Real Banda de Gaitas da Deputacion de Orense

Tous deux disponibles sur http://www.realbanda.es

Rappels :

Real banda d'Orense : voir à partir de

dont en particulier avec Maria do Ceo "Concerto de Nadal" (CD + DVD)

Marco a, me semble-t-il, également enregistré sur un CD un certain nombre de mélodies de la méthode de gaita de son père (mais CD non inclu dans la méthode), méthode dont une édition française devrait bientôt voir le jour.

(désolé je n'ai pas la pochette du CD en question)

Oscar Ibanez : voir l'album "Alen do mar" :

- --------- mis en ligne le 14 avril 2017 -------

Merline
"Comme une plume"

Voici deux musiciens professionnels encore jeunes et qui mènent bien leur chemin à force de travail tant pour leur formation que pour monter divers ensembles dans des registres différents, une diversification qui devient aujourd'hui de plus en plus indispensable à nos musiciens pour pouvoir décrocher un nombre suffisant de prestations. Prenons l'exemple de Jenny qui, après avoir débuté violoniste dans un groupe folk comme il y en a tant, est partie se former au nickelharpa un an en Suède et qui achève maintenant son DEM au CNR à Limoges (1). Si vous consultez son site internet, vous constaterez qu'elle joue en solo, dans plusieurs duos dont le Duo Värsagod dont je vous ai déjà entretenu, dans un quatuor et dans d'autres formations. Et si elle passe ainsi des polskas suédoises aux bourrées limousines ce n'est certainement pas en dilettante mais en ayant creusé et approfondi chacune de ces traditions. Il en est de même pour Jérôme Salomon, percussioniste attiré comme tant d'autres par les percussions du Moyen-orient et qui a suffisamment approfondi sa pratique pour se produire notamment avec Isabelle Courroy (duo Izzé) ou avec le joueur de setar iranien Hooshang Farahani.

Tout cela n'est naturellement possible, et j'aurai du commencer par là, que parce qu'il s'agit à la base de musiciens doués et en particuliers dotés d'un jeu tout en sensibilité que mettent notamment en évidence les morceaux les plus lents de cet album consacré au répertoire traditionnel suédois (ou proche) ainsi qu'à celui de la musique ancienne, avec tout de même une plage syrienne et une composition de Jenny (1). Si quelques morceaux ne sont pas inconnus, ce répertoire comporte de belles perles que le duo sait parfaitement mettre en valeur, s'appuyant également sur la voix de Katerina Karagianni pour une chanson du XIIIème. Il n'y a rien d'étonnant à ce que celle-ci s'intègre parfaitement au duo, puisque les trois tournent également sous cette formation sous le nom de "Trio Artemisia"... Et si ce sont les mélodies lentes qui ont eu ma préférence sur cet album, Merline sait également, lorsqu'il le faut, donner de l'énergie à une polska.

S'il est de coutume de différencier les albums studio des albums enregistrés sur scène, celui-ci se situe entre les deux puisque réalisé sur la scène du Centre Culturel A. Malraux de Vandoeuvre (voir la belle photo au centre du livret), mais sans spectateurs. Le résultats met parfaitement en valeur les différents instruments.

J'ai commencé en évoquant les conditions actuelles du métier de musicien. Les contraintes financières favorisent naturellement les formations en duo de ce type comme en témoignent les différents CDs chroniqués ci-dessous. Mais, laissant de côté ces aspects conjoncturels, sur le plan artistique cet album prouve, comme ceux ci-dessous, que la charge émotionnelle ne doit rien au nombre d'instrumentistes et qu'un duo bien équilibré n'a souvent rien à envier à une formation plus imposante.

Autoproduction : http://www.merline.fr

(1) elle vient de m'apprendre qu'elle achève un mémoire sur le violoncelle en musique traditionnelle, un sujet qui me tient à coeur. Elle utilise d'ailleurs l'instrument, très discrètement, sur deux plage du présent album.

(2) pour le répertoire auvergnat ou limousin il faudra attendre un prochain enregistrement...

Rappels : Duo Varsagod "Battements d'air"

 

- --------- mis en ligne le 14 avril 2017 -------

Les préventes pour l'édition 2017 du festival Le son continu (13 juillet -16 juillet), sont ouvertes.

Voici le lien internet pour les préventes : http://www.lesoncontinu.fr/reservez-en-ligne

Et voici un avant-goût du festival : http://urlz.fr/57a6

 

- --------- mis en ligne le 9 avril 2017 -------

Les photos du bal de novembre 2016 à Laxou (près de Nancy) avec les groupes BéNéLo et Duo JeanLo

- --------- mis en ligne le 9 avril 2017 -------

"Citation de la semaine"

"J'ai bien aimé l'Ecosse : à part le biniou et le poumon de mouton c'était top !"

Réponse ici

 

- --------- mis en ligne le 1er avril 2017 -------

Le Son Continu 2017 : le programme de l'édition 2017 (13-16 juillet) commence à être connu (voir sur leur site http://www.lesoncontinu.fr ) et on apprend que, suite au décès d'un bagpiper l'été dernier empoisonné par les bactéries qui s'étaient développées dans son instrument, le service de sécurité du festival demandera cette année aux festivaliers d'ouvrir également leur sac de cornemuse pour vérifier qu'il ne renferme pas de bactéries potentiellement mortelles.

 

- --------- mis en ligne le 1er avril 2017 -------

Duo Bauweraerts Van Hees
"Fly in"

En dehors de ses enregistrements de musique baroque à la musette, ce n'est pas si fréquemment que Jean-Pierre Van Hees nous offre un enregistrement aussi c'est avec un grand plaisir que nous voyons paraître cet album en duo avec l'accordéoniste flamande Hilke Bauweraerts et ce d'autant plus que la prestation que j'avais pu entendre de ce duo en 2015 à Balingen (photos ici et ici ) m'avait donné l'eau à la bouche.

Ce qui saute tout d'abord à l'oreille dans les premières secondes, ce sont les basses à la sonorité unique du "diato" de Jean-Pierre Gaillard (1). Puis l'auditeur s'attache au jeu de Hilke qui précède l'entrée sur scène de Jean-Pierre. Si le répertoire est traditionnel ou composé dans le même esprit par nos deux comparses, Jean-Pierre utilise aussi bien la cornemuse dite flamande que la musette qui, comme l'ont encore récemment démontré Brigit Bornauw et Benjamin Macke, se marie très bien avec le son du diato malgré l'anachronisme.

Le jeu de Jean-Pierre est très clair et précis, technique sans surcharge, n'hésitant pas à faire usage de quelques ornements d'outre-Manche lorsque le contexte le permet. Deux des plages au style un peu latin nous ramènent d'ailleurs bien des années en arrière à l'époque d'un fameux calypso tropical qu'il interprétait au sein du groupe Rum... Le jeu de Hilke ne lui cède pas grand chose en technicité et efficacité, notamment dans les nombreuses parties où elle assure très efficacement l'accompagnement, mais également sur de beaux unissons. Quelques passages plus solistes nous permette de constater que son jeu sait également être sensible.

Tous deux donnent de la voix et cela fort bien, Hilke en français sur deux plages, avec un accent tout à fait charmant de même que Jean-Pierre, en wallon de son côté, sur un cramignon liégeois.

Une mention spéciale pour les très belles pochette et livret : un artiste photographe et infographiste qu'il serait injuste de ne pas citer mais qui se cache derrière le nom de sa société : Kameleon Klips

Bemol production : http://www.bemolvpc.com

(1) parfaitement rendues par la belle prise de son de J. Lanfranchi.

Rappel : Jean-Pierre Van Hees, voir à partir de son ouvrage de référence :"Cornemuses - Un infini sonore"

 Voir également ma page de discographie de la musette baroque

 

- --------- mis en ligne le 1er avril 2017 -------

Deux nouvelles pages de brols : et sur le présent site

 

- --------- mis en ligne le31 mars 2017 -------

Green Moon
"Tyto Alba"

A l'écoute des premières minutes de l'album on s'étonne presque d'entendre des sonorités trad. irlandaises sur une production de chez Homerecords, ce label liégeois qui, comme je vous le fais comprendre bien souvent, par son goût pour les musiques acoustiques n'est jamais loin de l'esprit des musiques traditionnelles, mais rarement vraiment dedans tout de même. Et de fait, la suite nous offrira des passages davantage jazz acoustique, mélodique, avec de belles parties de trompette et même une de guitare électrique (sans distorsion, naturellement, façon jazz). Et puis un petit quelquechose laisse entrevoir que ces mélodies au gout irish ne sont pas traditionnelles, ce que la pochette nous confirme bien vite et qui n'est pas pour me déplaire car elles ne manquent pas d'inspiration et collent bien avec l'esprit du trio.

Commençons donc d'abord par ces plages qui sonnent irlandais : non pas irlandais comme on l'entend trop souvent de nos jours, avalant du reel au km à une vitesse qui ne laisse plus le temps de regarder par la fenêtre, non, ici un violon un peu fantasque, autour duquel tourne une guitare espiègle, tous deux bientôt rejoints par une mandoline qui vient discrètement doubler le violon, trottent tranquillement sur un chemin de terre, comme des enfants en vadrouille, tantôt sautillant puis ralentissant sans prévenir pour observer un papillon ou une fleur puis repartant de plus belle. Difficile parfois de démêler qui fait quoi entre le violon de Lorcan Fahy, la guitare de Teo Crommen (qui doit être de la famille de l'harmoniciste Thierry Crommen puisque ce dernier est présent en invité sur une belle plage) et la contrebasse de Lucas Deru (une famille bien connue également...) car les deux premiers manient également la mandoline et à toutes ces cordes se rajoute parfois le violoncelle de Thomas Engelen.

Je vous ai déjà cité la trompette d'Antoine Davans, à la belle sonorité intimiste (un peu dans le style de celle de Camille Passeri au sein du Sextet à claques), ne reste plus qu'à nommer le dernier invité : Antoine Rotthier à la batterie.

Les parties façon trad. alternent bien avec les passages plus jazzy dans un bel équilibre qui relance sans cesse l'attention. Les musiciens se mettent mutuellement en valeur (1) et ne s'étouffent jamais les uns les autres... De la belle ouvrage...

(1) servis par une belle prise de son...

Homerecords : http://www.homerecords.be

Rappel : leur album précédent sur le même label : "Allo la Terre"

 

- --------- mis en ligne le 29 mars 2017 -------

"Chers tous,

Que vous soyez amis proches ou lointains de Jean-Michel Guilcher, de ses enfants ou petits enfants, nous relayons auprès de vous la nouvelle de sa mort, lundi 27 mars, dans sa 103ème année.

Une célébration aura lieu à l’église St Martin de Meudon (Hauts de Seine) vendredi 31 à 15 h.

Si différents êtes-vous, chers destinataires de ce courriel, et dans un rapport si différent aussi à celui qui est parti ou à nous ses enfants, qu’aucune formule finale ne peut convenir à tous.

Passons nous de formule.

Les sentiments ne s’y enferment pas.

À vous tous,

Naïk, Mône, Yvon, et leur famille"

 

- --------- mis en ligne le 29 mars 2017 -------

Vol d'un violon avec archets à Limoges dans la nuit du 27 au 28 mars 2017, par effraction dans un RB&B

Violon portant une étiquette "Joseph Knitl 1766" + un archet de Nicolas Delaune + un archet anonyme + une boite de marque Riboni

Une plainte pour vol a été déposé à Limoges.

Voir les photos sur http://www.sons-et-couleurs.eu/volsover.htm

Contact: J.C.Boudrant . Tel mobile: : +33 6 07 86 33 37

http://www.boudrant.fr

--------- mis en ligne le 19 mars 2017 -------

"Tribal Jâze" est en cours de production d'un quatrième album et sollicite une aide financière (la forme actuelle des souscriptions, à partir de 5 euros pour recevoir la version numérique de l'album, 12 euros pour recevoir l'album et la version numérique etc...)

http://www.auvergnediffusion.fr/tribal-jaze.html

 

--------- mis en ligne le 19 mars 2017 -------

Fred Miossec et Jean-Sébastien Hellard
"Cats and Dogs"

Voici quelques mois que j'ai reçu cet album, je l'ai écouté plusieurs fois depuis mais je n'arrivais pas à trouver l'angle sous lequel l'aborder pour le comprendre et l'apprécier. Entre temps j'ai bien vu qu'il avait reçu les Bravos de Trad. magazine, ce qui m'a confirmé qu'il n'était pas à négliger et j'ai donc considéré qu'il valait mieux laisser le temps faire un peu son oeuvre.

C'est en le réécoutant la semaine dernière après avoir chroniqué celui de Jean-Michel Veillon et Yvon Riou que j'ai réalisé que je faisais l'erreur de l'aborder avec l'image préconçue que l'on peut avoir d'un clarinettiste breton et d'un accordéoniste swing, voire Europe de l'est échangeant leurs répertoires et donc en m'attendant à une musique pêchue du style de celle qui vous enflamme une salle de bistrot. Peut-être en sont-ils capables d'ailleurs, dans un autre contexte, mais ce n'est pas l'optique qu'ils ont choisie ici avec une démarche bien plus concert, un enregistrement davantage studio qui met en avant la rondeur et même la similitude de sonorité des deux instruments. Un album au travers duquel se perçoit non seulement l'écoute réciproque des eux musiciens, mais également une volonté de fondre les deux sonorités. N'oublions pas que même le swing manouche peut avoir un caractère presque intime parfois. Un album qu'il vaut donc mieux prendre le temps d'écouter bien au calme... pour mieux se laisser emporter.

Une carte d'Europe situant les morceaux (belle idée, est-ce elle qui a inspiré le même type de carte sur le récent album de Lisa Wolf ?) nous montre d'ailleurs qu'il ne s'agit pas d'une simple juxtaposition de deux répertoires régionaux mais que les 14 plages nous conduisent dans un voyage bien plus conséquent tant en latitude qu'en longitude... Quelques standards y voisinent avec des trads moins connus et deux compositions seulement de Fred. Miossec.

Bemol production : http://www.bemolvpc.com

 

--------- mis en ligne le 18 mars 2017 -------

Jean-Michel Veillon et Yvon Riou
"Deus an Aod d'ar Menez"

Si vous saturez des groupes de fest-noz avec bombarde en avant, diato, basse-batterie et leurs acolytes, voici un album pour vous réconcilier avec la musique bretonne dans sa pratique actuelle (ou du moins une des multiples formes de celle-ci).

Voici donc un de ces beaux albums de musiciens qui n'ont plus rien à prouver et qui s'attachent donc uniquement à chercher l'essentiel, l'essence de la musique, à générer l'émotion. Michel Veillon fait visiblement partie de ceux-ci désormais, n'ayant plus non plus à démontrer une quelconque légitimité à l'utilisation de la flûte traversière en bois sur ce type de répertoire.

Il a trouvé en la personne du guitaristeYvon Riou le complice idéal d'une telle démarche. Ce dernier, en effet, réussit le paradoxe d'être tout à fait efficace tout en occupant le mimimum d'espace sonore, voire même en répétant un simple accord ou une suite de quelques accords en ostinato. Même sur ses quelques passages seul, il opte pour cette sobriétéde bon aloi. A l'écoute du duo sur CD, grace à une très belle prise de son, l'auditeur finit par ne plus entendre que le souffle dans la flûte et les cinq doigts de la main droite du guitariste et à imaginer un musicien unique réduit à une tête et une main...

Le répertoire est quasi exclusivement breton (trad et compos), mêlant airs et danses, ces dernières ne respectant pas forcément l'ordre intangible des suites et c'est tant mieux car cette liberté prise avec la tradition profite bien à l'agencement des mélodies, des ambiances, ce qui n'empêche nullement quelques passages bien enlevés. Sur ces derniers, force est de constater à nouveau qu'en soulignant simplement le temps qu'il faut, la guitare peut donner une vraie force rythmique à la mélodie, celle-ci étant naturellement déjà bien envoyée par une flûte qui swingue bien.

Remarquons également quelques belles sonorités de flûte grave, quelques très discrets usages du multipistes, mais retenons surtout au final, un album qui nous ramène au sens profond de ces mélodies, de ces rythmes et à l'essence même du souffle.

Bemol production : http://www.bemolvpc.com

Rappels : je ne me lancerai pas dans une discographie exhaustive de ces deux musiciens mais rappelons qu'Yvon intervenait déjà sur l'album de Jean-Michel "E Koad Nizan" en 1993 avant que le duo n'enregistre "Pont Gwenn ha Pont Stang " en 1995 et "Beo !" en 2000 et que l'un et l'autre ont pratiqué ce type du duo avec d'autres complices, Jean-Michel Veillon avec Jamie Mc Menemy, (pas d'album hormis ceux de Kornog) et Yvon Riou avec Jean-Luc Thomas ("Arri eo ar momant" en 2009)

 

--------- mis en ligne le 18 mars 2017 (merci à Pascal)-------

« Le soir, lors d'un dîner organisé avec une poignée de supporteurs qui nous suit depuis le début de la compétition, nous entonnons, pour la première fois en public, La Marseillaise, devant une centaine de dîneurs suédois debout, qui nous écoutent en silence. Un Écossais en kilt, loin de nous en vouloir après la défaite de son équipe, nous accompagne au son de son bag-pipe. »

Réponse ici (je vous donne un indice : cela se déroule en 1958 et il s'agit d'un joueur de foot et non de rugby comme on pourrait le croire à première vue...)

 

--------- mis en ligne le 16 mars 2017 -------

Lisa Wolf
"Je suis née en Allemagne"

"Je suis née en Allemagne" voici un titre tout à la fois autobiographique (1) et courageux lorsque l'on sait que la pratique trad. d'outre-Rhin n'a pas vraiment une bonne image en France (2). Lisa va jusqu'à enfoncer encore sympathiquement le clou en mettant en couverture une photo en costume. Vive les musiciennes qui assument !

Pour ceux qui auraient raté des épisodes, Lisa Wolf est est effectivement née an Allemagne et fut tout d'abord connue en France pour sa participation à la Fraternelle, puis comme compagne de Julien Barbances et, enfin, comme réparatrice d'instruments à vent, quelquepart en Berry...

Elle manie avant tout les cornemuses et cet album, quelle assume quasi toute seule (3), nous prouve à nouveau avec quelle maîtrise elle sait le faire et ce dès la seconde plage (la première est une très courte intro), avec une scottisch irréprochable tant pour la composition que pour la cadence, les vibrés, les ornements etc. Suit une jolie mazurka qui tient davantage de la polska, puis, seule épine dans le pied de cet album, une danse allemande dont l'interprétation est un peu plombée par son jeu au diato et tire à la caricature (surtout avec la partie chantée et les trilles sysématique de clarinette), alors que l'on sent que le jeu de la cornemuse aurait très certainement pu faire seul un meilleur sort à cette mélodie. Heureusement les bourrées d'Auvergne qui suivent avec leurs petites variations binaires viennent vite faire oublier ce seul bémol au sein de ce bel album. Signalons encore une plage à la 20 pouces (à perce à l'ancienne par N. Galleazzi) jouée sans vibrato, ce qui demande une parfaite maîtrise de la justesse (elle vibre par contre à la16 et un tout petit peu plus sur une autre plage 20 pouces). Mentionnons également des plages en polyphonies de cornemuses à deux ou trois voix par la grâce du multipistes, dont une très jolie au hümmelchen dont le son rappelle celui des small-pipes. Naturellement ce type d'enregistrement en re-recording ne permet pas les échanges d'un vrai jeu en duo, mais il assure par contre que les différentes voix sont jouées avec la même perception de la mélodie et cela s'entend... A propos de voix, Lisa chante également, quasiment sans accent, en polyphonie également, avec une voix assez nature qui lui laisse donc pour l'avenir une petite marge de progression. A quand d'ailleurs un album en duo avec Julien ? A moins qu'ils n'attendent qu'Emmanuel et Anatole ne soient en âge pour assurer un quartet... En attendant nous aurons plaisir à écouter et réécouter celui-ci qui aurait mérité davantage qu'une autoproduction.

(1) Rappelons qu'il s'agit du titre d'une chanson traditionnelle, naturellement présente sur cet album...

(2) Qui d'entre vous parmi ceux qui fréquentent Le Son Continu, ont pris la peine d'essayer les instruments de Bodo Schultz ou d'écouter les très beaux duos de Meritt et Mathias sur le stand de ce dernier ?

(3) Julien accompagne au violon sur une plage et aux percussions sur une autre et l'accordéoniste David Saam intervient sur une troisième.

Autoproduction, contact : contact suivi de atelier-wolf.com

 

--------- mis en ligne le 12 mars 2017 (merci à Patrick sur Tradonord)-------

Suivant les traces du compositeur et harpiste Turlough O'Carolan, qui a su, au XVIIIe siècle, marier le classique aux airs populaires, l'orchestre Les Musiciens de Saint-Julien s'immerge dans le fécond répertoire de la musique baroque d'Irlande et d'Écosse. Ses membres évoquent les lieux chargés d'âme de l'Irlande, des lacs du Connemara aux pubs de Thomastown.

Le lien ici : http://www.tv-replay.fr/redirection/12-03-17/the-highroad-to-kilkenny-arte-12260861.html

 

--------- mis en ligne le 10 mars 2017 -------

En quarante ans de fréquentation du milieu trad. je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de croiser J.F. Dutertre aussi je laisse la parole à celui dont le triste message est relayé ce jour par mails, réseaux sociaux etc...

"Grande tristesse "Amis vieux folkeux"

Jean-François Dutertre est décédé ce matin. Je pleure un ami de toujours, rencontré il y a plus de cinquante ans à l'époque du Hootenanny de Lionel Rocheman. Admirateur de Tom Paxton, Pete Seeger, et de ... Jacques Douai, à ses débuts, il chantait en s'accompagnant à la guitare. Puis avec Ben et Jean Loup Baly, ses amis de lycée, il a fondé le groupe "les Escholiers". Avec John et Catherine il fut l'un des membres fondateurs du Bourdon et... le rédacteur en chef de l'éphémère revue "Gigue". Fin musicien et chanteur il a fait connaître l'épinette instrument qu'il affectionnait particulièrement. Il m'avait confié que c'était moi qui lui avais fait découvrir cet instrument, ce que j'avais oublié au fil du temps, aujourd'hui j'en suis fier. Il a travaillé avec de nombreuses figures du folk : Emmanuelle Parrenin, Claude Lefebvre, Dominique Regeff, John Wright, Catherine Périer, Jean Blanchard, René Zosso, ... j'en oublie. Sa rencontre avec Yvon Guilcher allait donner naissance au groupe "Mélusine" qui a marqué l’histoire du folk français.

Aujourd'hui, je pleure un ami.
Salut l'artiste.

Dominique Maroutian"

 

--------- mis en ligne le 9 mars 2017 -------

Valentin Clastrier et Steven Kamperman
"Fabuloseries"

On n'aborde pas un album de Valentin Clastrier comme celui de n'importe qui : tout d'abord parce que sans jamais pratiquer la musique traditionnelle (1), Valentin Clastrier a fortement participé à l'évolution de celle-ci au travers de celui du jeu de la vielle (2), mais également parce qu'en l'écoutant c'est toujours toute une époque, celle des ses premiers 33 tours, qui nous revient en mémoire telle la Madeleine bien connue...(3). Bien entendu, plus de trente ans plus tard, son jeu n'a plus la même capacité de nous étonner et nombre de ses trouvailles pourraient presque passer pour des poncifs aujourd'hui. C'est sans compter sur son sens musical et une voie dans laquelle il se maintient, contemporaine sans être conceptuelle, loin des improvisateurs qui fuient la mélodie ou la répétition comme une tare. Au contraire, cette musique malgré quelques petits passages un peu free, c'est une musique qui parait bien davantage construite, façonnée.... C'est donc un album que l'on appréciera davantage au fil des écoutes, lorsque l'esprit accompagne le déroulement des phrases. Après un précédent album solo sur un label breton, le voici en duo sur un label belge avec, à ses côtés, le clarinettiste néerlandais Steven Kamperman qui vient davantage du monde du jazz et joue aussi bien avec Michel Godard qu'en trio avec un contrebassiste et un organiste d'église. Le duo fonctionne bien même si, la clarinette offrant moins de possibilités sonores que la vielle, son jeu pourra paraître moins imaginatif mais il tire parfaitement son épingle du jeu et nous offre quelques belles harmonies, modernes sans être stressantes...

Homerecords : http://www.homerecords.be

(1) et le plus amusant c'est qu'une partie du public trad. ne l'a jamais remarqué ou que l'on en entende certains regretter aujourd'hui qu'il s'en soit éloigné (sic !)

(2) il n'a pas été le seul acteur de cette évolution (Zosso avant lui, Lemeur-Lefevre à la même époque et on pourrait en citer d'autres, sans oublier naturellement les luthiers) mais son rôle a été décisif.

(3) celle de Brel naturellement, d'où la majuscule... On parle de musique ici pas de cuisine.... ;-)

Rappels très très partiels :

... mais en remontant tout de même à son premier album (33t) de vielle en 1984 "La vielle à roue de l'imaginaire"

puis celui de 1986 "Esprits de la nuit" avec les Philharmonistes de Chateauroux

Ensuite j'ai du rater pas mal d'épisodes....

jusqu'à son album précédent chez Innacor en 2013

Mais sans rater toutefois sa méthode de vielle avec DVD (Modal 2006) :

 

--------- mis en ligne le 8 mars 2017 et modifié le 2 avril -------

Les deux cornemuses de Willy sont vendues

 

--------- mis en ligne le 2 mars 2017 -------

KV Express
"Zaphon"

Je vous avais entretenu du premieKV Express "Luna" il y a 10 ans déjà et, après un second album trois plus tard (1) il aura donc fallu attendre sept ans pour ce troisième volume car, entre temps Sophie Cavez s'est davantage investie dans d'autre projets. En relisant ce que j'avais écris à propos du premier, je constate que le projet est resté fidèle à lui même : ne vous méprenez pas à la vue des sept noms de musiciens: il ne s'agit pas d'un groupe mais d'une soliste, appuyée au besoin par un percussioniste (Jo Zanders) et invitant divers musiciens de renom à l'accompagner sur l'une ou l'autre plage. L'album se présente donc surtout comme une suite de duos et les fans de Karim Baggili, Grégory Jolivet, Didier François ou Julien Padovani pourront être déçus de ne les entendre que sur un plage chacun (2) et ce d'autant que, jouant le jeu du duo, ils ne font pas étalage de virtuosité personnelle. Le passage du Oud à la vielle en passant par le nickelharpa ou le clavier pourrait produire un album hétéroclite type catalogue, mais le style de Sophie Cavez aussi bien pour le jeu (beau toucher) que pour les compositions, donne à tout cela une belle homogénéïté. Elle assure également des plages en solo ou juste accompagnée par Jo Zanders, mais il s'agit parfois plutôt de duo d'accordéon car si j'ai commencé par trouver qu'elle avait une belle indépendance des mains, j'ai fini par admettre que celle-ci ne devait parfois être permise que par un double enregistrement ; mais le résultat est là....

Je ne sais pas si, en dehors de la "Valse Padeau" ou de la "Polska des Pineau", des noms danses sont mentionnées sur la tracklist (je n'ai pas la pochette) mais le style de Sophie est manifestement forgé par le jeu en bal et comme elle sait préserver malgré tout une certaine sensibilité le résultat est très agréable à écouter.

 

(1) l'album D-Sensation que je n'avais pas vu passer, de même qu'ensuite ceux du duo Cavez-Montanaro, le quartet d'accordéons Knopf Quartet ou le trio Jeff Caresse. Ce n'est pas par choix que je vous parle de tel album et pas de tel autre : cela dépend simplement des éditeurs ou musiciens qui me les font parvenir ou pas.

(2) La dernière invitée est l'artiste multidisciplinaire contemporaine Fabiola Fernandes que je n'ai pas placée dans la même liste car à priori peu connue dans notre milieu. Son intervention chantée sans paroles n'est pas vraiment ma tasse de thé mais ce n'est qu'une question de goût... Pas facile de trouver des infos sur elle sur le net car elle porte le même nom qu'une marque de maillots de bains brésiliens qui monopolise les résultats des recherches et le site Homerecords nous apprend que " Ses principaux sujets de recherche sont la réincidence non chorégraphiée des modèles d'expression, la composition en temps réel, les accessoires faisant le croisement entre la scénographie avec des interventions éphémères dans l'espace et l'impression expérimentale performative comme un moyen d'enregistrer une performance en direct" ce qui ne nous renseigne guère davantage....

Rappels : Sophie Cavez : voir à partir du premier album

Karim Baggili : voir à partir de "Douar"

 

Grégory Jolivet : voir à partir de "Alt'o solo"

Didier François : voir à partir de

 

--------- mis en ligne le 21 février 2017 -------

Les photos du bal avec Décibal, Benoit Roblin solo, Berry 1842 et Folkxygène à Malzéville fin janvier 2017 sont ici :

 

--------- mis en ligne le 15 février 2017 -------

Patrick Malrieu
"Qui veut faire l'ange fait la bête - De la gwerz bretonne de Yann Girin à la légende hagiographique et au mythe"

Autant vous prévenir dès le départ, si le point de départ de cet ouvrage est une gwerz bretonne, il ne traite pas de musicologie mais, comme l'indique le sous-titre, il nous offre un véritable voyage dans les légendes,dépuis la péninsule armorique jusqu'aux indes en passant par les Pyrénées, la Suisse, l'Italie et le Moyen Orient (tant pis pour ceux qui pensent que tout ce qui est breton ne peut être que d'origine celte...). En sus de ce trajet d'ouest en est, c'est une véritable remontée dans le temps que nous offre Patrick Malrieu dont on devine qu'il a été tout aussi emporté que ses lecteurs dans cette aventure dont il ne devait pas se douter de l'étendue lorsque, partant de cette gwerz de tradition orale, il commença par en retrouver l'origine, relativement récente pour la Bretagne, dans les feuilles volantes (1). Mais en tirant le bout du fil, ce sont plusieurs millénaires qui se sont déroulés et le récit chrétien édifiant a révélé une légende bien plus ancienne connue du judaïsme, de l'Islam, de la mythologie mazdéenne et de celle des Indes. A chacune de ses étapes il nous offre une nouvelle version du récit,dont la parenté avec la précédente ne fait pas de doute même si parfois la "moralité" s'inverse en passant d'une religion à une autre. Puis, lorsque tout le fil est ainsi déroulé, il procède, dans les derniers chapitres, à des analyses transversales, histoire de comprendre le pourquoi de cette persistance d'un récit que l'on pourrait considérer à priori comme anecdotique (et qui ne me semble plus très connu).

Si la lecture de l'ouvrage est aisée à son début, voire même un peu ludique, elle se complexifie au fur et à mesure que l'on s'éloigne de notre civilisation occidentale et que l'on s'aventure dans des religions et mythologies moins familières. Puis dans les chapitres finaux, le lecteur est amener à vérifier s'il a bien retenu chaque étape de ce parcours.

Naturellement l'ouvrage, de bon format est illustré, ce qui aide grandement à sa lecture, de même que la mise en page qui identifie bien les récits dans des encadrés jaunes, met en gras certains éléments important de ceux-ci, encadre également la bibliographie chapitre par chapitre (P. Malrieu cite naturellement ses sources et ceux qui ont ouvert la route sur chacune des étapes du parcours), place les notes face au texte, ce qui évite d'avoir à aller les chercher à la fin etc.

(1) Rappelons que Patrick Malrieu est un des fondateurs de Dastum dont il fut le président et qu'il fit d'importantes recherches sur les chansons bretonnes sur feuilles volantes.

Editeur : Tir Centre de recherche bretonne et celtique (Université de Rennes 2 Haute Bretagne) 2010.

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--------- mis en ligne le 14 février 2017 -------

Brols n°91 ayant servi à mes voeux cornemusicaux électroniques 2017

- --------- mis en ligne le 8 février 2017 -------

Une musette16 pouces à vendre sur le Bon Coin (hautbois Bernard Blanc monté sur une cornemuse type Charbonnier dont les bourdons sont toutefois percés comme me l'a confirmé le vendeur.

https://www.leboncoin.fr/instruments_de_musique/1081195069.htm

 

- --------- mis en ligne le 31 janvier 2017 -------

Jean-Claude Roc
"L'iconographie des musiciens marionnettistes à la planchette"

Voici un sujet pour lequel j'ai déjà été plusieurs fois en contact avec des collecteurs d'iconographie (1), mais aucun n'avait encore concrétisé le partage des résultats de ses recherches. C'est l'auvergnat Jean-Claude Roc qui ouvre donc le bal avec ce petit ouvrage de 30 pages au curieux format (A4 plié dans sa hauteur), illustré en couleur, de 38 documents (2) présentant des instrumentistes (cornemuse, vielle, flûte-tambour) actionnant des marionnettes avec l'une de leur jambe. Après un rapide rappel de l'historique des marionnettes de l'Egypte antique jusqu'à Guignol et les marionnettistes forains, il attaque le sujet proprement dit, avec une mention particulière pour la Haute-Auvergne. Puis il dresse le catalogue des représentations qu'il a rassemblé, non pas par ordre chronologique, mais par instrument utilisé par le marionnettiste. On regrettera juste le format un peu petit des illustrations mais c'est un bon début (3) et souhaitons que cet ouvrage en attirant l'attention sur ce sujet soit le germe d'une monographie plus conséquente sur le sujet.

(1) dont Chris Gerris, marionnettiste, sculpteur, musicien etc., qui avait rassemblé pas mal de choses il y a pas mal d'années maintenant,.

(2) et quelques autres plus généraux sur les marionnettes.

(3) surtout lorsque l'on connait les difficultés à obtenir certains droits de reproduction. Les illustrations proviennent de collections publiques et privées.

Association Histoire et Patrimoine, 2, rue Jules Védrines 15100 Saint-Flour, avec le soutien de l'APEMUTAM

http://jeanclauderoc.vefblog.net/ (si vous arrivez sur un site d'art martial pas de panique vous êtes au bon endroit...)

Rappels : "Iconographie et l'histoire de la cornemuse en Haute-Auvergne"

 

- --------- mis en ligne le 31 janvier 2017 -------

Vol d'une clarinette le 24 janvier 2017 à Paris (13ème, Av de France, dans le restaurant "Prêt à Manger"), entre 21:00 et 21:30

Clarinette Sib Buffet-Crampon, modèle Tosac BC1150L-2 (bois: grenadille), numéro de l'instrument: 674260.

L'instrument se trouvait dans un étui rigide noir (intérieur velours rouge), le tout dans une housse bleu:

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....

Accesoires avec l'instruments: 1 bec Vandoren B40 13 et 2 barrels peu commun: barrel allemand "p&s" et un barrel bakun de 64.5mm

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1 passport Coréen au nom de Moon Gyu LEE

Une plainte pour vol a été déposée au commissariat de police de Paris 13ème, numéro de PV 01890/2017/001387

Contact : Moon Gyu LEE moongyu87 suivi de @gmail.com tél: +33 6 50085756

 

 

- --------- mis en ligne le 25 janvier 2017 -------

Vol d'un saxophone alto Yanagisawa, le 21/1/17 à Paris (13ème), par effraction dans un appartement

marqué no. WO100340555, dans son étui

Vol déclaré au commisariat de polic de 2ème arrondissment, PV numéro 01821/20177/000467

Contact: thomas.guers suivi de @kaplan.com

 

- --------- mis en ligne le 19 janvier 2017 -------

Mister Klof
"Le galant indiscret"

Troisième album de ce groupe mais comme je n'ai pas eu l'occasion d'écouter les précédents je ne pourrai pas jouer aux sept différences...

Au sein de ce quartet de musique à danser nous retrouvons du beau monde. Julien Cartonnet aux musettes du Centre mais également au banjo, un instrument certes totalement différent mais sur lequel il est tout aussi impressionnant, Tiennet Simonnin à l'accordéon chromatique, certain penseront "naturellement" mais ce serait oublier que s'il se produit essentiellement en public avec ce gros soufflet entre les mains, il pourrait en découdre également avec pas mal de manieurs de sacs et de tuyaux ; ce n'est pas encore le cas ici, dommage... Et si le titre nous indique que le galant est indiscret, Tiennet fait plutôt dans la discrétion en assurant essentiellement l'accompagnement (1), en compagnie de Sylvain Quéré à la guitare, laissant le soin à Sylvain Vuidart à la flûte traversière et à Julien déjà cité, de dérouler les mélodies.

Des mélodies essentiellement composées (par les membres du quartet ou par d'autres musiciens plus ou moins de la même trempe, de divers pays), souvent un peu alambiquées ce qui fera d'autant plus apprécier l'efficace simplicité de la mélodie qui fournit son titre à l'album ou de celle de cette belle version aveyronnaise de Réveillez vous belle endormie, la seule plage de l'album qui n'est pas destinée à la danse. Bien entendu les autres ne sont pas destinées qu'à cela mais on est tout de même bien dans l'esthétique des groupes de bal trad. actuel, par l'ambiance sonore, par certains tempos mais également par le répertoire qui saute sans complexe de la Bretagne à une bourrée apatride, d'un reel devenu scottisch à l'inévitable cercle circassien. Tant qu'à écouter ce style de musique autant le faire avec des musiciens de cette trempe... Des musiciens dont on sait par ailleurs qu'ils sont aussi à l'aise dans un registre bien plus à l'ancienne.

(1) accompagnement à prendre au sens large, de l'harmonico rythmique au contrechant, voire en doublant la mélodie ou en introduisant celle-ci.

 

Rappels :

Mister Klof : album éponyme en 2011 puis Octopus (2013)

Tiennet Simonnin : au sein du Duo TTC album éponyme en 2010 puis Aux objets trouvés en 2013 (second album en vue....) et avec Les Enfants du Bal, album éponyme en 2015

Julien Cartonnet : voir à partir de son album solo"Cornemuses du Centre (16 et 20 pouces), banjo, du Nivernais-Morvan"

Sylvain Vuidard : au sein de Kitus "Après l'after..." et "Eh bien, dansez maintenant !"

Duo Quéré / Vuidart : album éponyme

 

- --------- mis en ligne le 14 janvier 2017 -------

Instrument retrouvé (pour une fois...)

"Une bonne nouvelle, la cabrette volée le 15 septembre 2014 s'est retrouvée en vente aux enchères sur ebay. Après signalement à la police, il s'est avéré que le vendeur était de bonne foi et l'avait eue par un brocanteur peu regardant. Je suis allé récupérer l'instrument au commissariat mercredi dernier... le tout en fort bon état.

(...)

Gilles Cassagnes

 

- --------- mis en ligne le 09 janvier 2017 -------

Sur mon autre site : fac-similé d'un annuaire des professionnels de la musique (hors musiciens) de 1921

Cliquez sur l'icône pour y accéder (directement sur la page en question)

 

- --------- mis en ligne le 09 janvier 2017 -------

Les menus plaisirs du Roy
"Joseph Bodin de Boismortier - Divertissements de campagne"

J'étais persuadé de vous avoir chroniqué cet album de longue date (1) et vérification faite je me rends compte que je ne l'avais fait que dans ma tête et que je n'avais pas retranscrit sur le présent site...

Corrigeons donc immédiatement cette situation et cela sera d'autant plus utile aux amateurs de musette baroque que la couverture cite le ténor Stéphane Van Dyck ainsi que Jean Luc Impe qui dirigie l'ensemble Les menus plaisirs du Roy et y tient les parties de théorbe, mais pas les cinq autres musiciens dont Pieterjan Van Kerkhoven dont il s'agit à ma connaissance du premier enregistrement édité à la musette mais dont j'ai déjà eu l'occasion de vous entretenir dans un tout autre registre (2) car il faut également partie du groupe Wör. Donc mis à part l'image, rien ne vous indique à la vue de la face avant de la pochette qu'on y entend de la musette.

Voici donc un album ou la musette est bien présente, parfaitement mise en avant sur quelques pièces au même titre que le chant ou le traverso, sur un accompagnement de viole, clavecin, théorbe et percussions sur d'autres. Le programme est donc varié et peut constituer une excellente introduction à l'instrument, d'une part en le replaçant bien dans son cadre et d'autre part, pour le grand public, en évitant l'indigestion de bourdons qui peut résulter de l'écoute d'un album uniquement centré sur la musette. Cela dit il ravira aussi les officionados... On regrettera juste que nulle légende ne donne la référence du tableau utilisé pour la pochette, je précise donc qu'il s'agit de la Pastorale d'été de François Boucher, à priori celle conservée à la Wallace Collection de Londres.

Pieterjan fait partie de la nouvelle génération des joueurs de musette, ceux qui ont la chance d'avoir pu bénéficier dès le départ de l'expérience de leur prédécesseurs, en l'occurence Jean-Pierre Van Hees, qui lui même avait pu bénéficier du défrichage effectué par le regretté Jean-Christophe Maillard (3). C'est d'ailleurs ce dernier qui avait rédigé le texte du livret, quatre belles pages dans lesquelles il présente J. Bodin de Boismortier, compositeur dont la réputation fut entachée par une production prolixe et un usage pédagogique de celle-ci mais qui mérite d'être redécouvert en tant que compositeur à part entière. Il analyse également les pièces avec une compétence que je ne prétenderai jamais avoir et je vous renvoie donc volontiers à ce texte dans lequel il va jusqu'à justifier les adaptations d'instrumentation faites pour cet enregistrement.
Mais si je vous rappelais que Pieterjan est un élève de J.P. Van Hees c'est surtout pour expliquer qu'il fait partie de cette génération dont les meilleurs éléments maîtrisent leur instrument avec une aisance et un naturel qui leur assure une marge de liberté au service de l'expression. Et comme à son âge il dispose encore probablement d'une marge de progression, cela nous assure d'autres beaux enregistrements à venir.

http://musica-ficta.com

(1) l'album date de 2015 mais je ne le connais que depuis ma rencontre avec le très sympathique Pieterjan en mai 2016 en Galice.

(2) pas tout à fait différent d'ailleurs puisque Wör joue certes dans un style actuel mais du répertoire de manuscrits du XVIIIème tout de même.

(3) sans oublier naturellement les facteurs sans lesquels rien n'aurait été possible et en premier lieu Rémy Dubois.

Rappels :

Pieterjan Van Kerkhoven : au sein du groupe Wör "Back to the 1780's"

Joseph Bodin de Boismortier : voir à partir de Joseph Bodin de Boismortier - "Ballets de village et Sérénade." (ou plutôt de la suivante juste en dessous)

 

- --------- mis en ligne le 07 janvier 2017 -------

"Bal trad ou bal folk? Petite histoire du revivalisme " tel est le titre de la publication de 8 pages que Daniel Giffard a mis en ligne sur le site du

http://cdmdt43.com/2016/10/31/bal-trad-ou-bal-folk-une-publication-de-daniel-giffard/

 

- --------- mis en ligne le 06 janvier 2017 -------

Citation de la semaine (bon cela ne parle pas de la cornemuse mais c'est tout de même une outre qui fait de la musique,du moins d'après l'auteur, et c'est surtout l'auteur en question qui est le plus surprenant...)

"Il s'en trouve même qui font sortir par leur anus, sans émettre la moindre odeur, tant de chants harmonieux qu'on dirait qu'ils chantent avec cette partie du corps"

Réponse ici avec tous les détails et liens

 

- --------- mis en ligne le 02 janvier 2017 -------

Socourt 2006 les photos en définition originale accessibles depuis le 01/01/2017
 

 

La partie fixe de cette page d'infos

ARCHIVES INFOSMUMUSES 2015-16 ET 2009-14

 

 ----------------Chroniques CDs et autres--------------

Voir le sommaire de toutes les chroniques déjà parues

Voir également les pages sur les parutions de CDs et Livres signalées depuis la fin de l'envoi hebdomadaire de ces infosmumuses et non reprises en annexe aux chroniques déjà parues (il ne s'agit plus de véritables chroniques)

 

Mes deux sites :

1) http://musette.free.fr : diverses choses sur la cornemuse, les photos de festivals, le groupe Avalanche... et la présente page...

2) http://jeanluc.matte.free.fr : iconographie de la cornemuse d'une part, instruments à vents divers d'autre part. Une mise à jour est imminente... (dès que je trouve le temps...)

Pour le reste voir ma page de liens http://musette.free.fr/nosliens.htm

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Rappels :

- Trad. Magazine a cessé de paraître mi 2017 mais vous pouvez consulter Des mondes de musique 5 Planetes : https://www.5planetes.com

- Paroles d'Anches (diato) n'existe plus mais tous ses anciens numéros sont disponibles sur http://www.crdb.org

- Pastel (Conservatoire Occitan) : n'existe désormais plus en version papier ni informatique

- Le Carnet du Ménétrier (UGMM : Morvan) http://www.mpo-bourgogne.org : de plus en plus rare malheureusement (on regrette, sur ce point, l'époque de Gérard Chaventon....)

- Boha ! (le bulletin de l'association de joueurs de la cornemuse des Landes de Gascogne) résiste toujours....

- Musique Bretonne (Dastum, bimensuel) http://www.dastum.net également

- Ar Soner, la revue des bagadous a recommencé à paraître fin 2013 et parait assez irrégulièrement depuis...

- Accordéons et accordéonistes a cessé de paraître en même temps que Trad. Magazine

- Utriculus (Italie, théoriquement trimestriel) existe toujours

- Annuario da gaita (Galice, annuel) http://www.realbanda.com également

- Le journal de l'Association des Gaiteros Aragonais : là je ne sais pas...

- Folker (Allemagne) http://www.folker.de

Voir également : ArMen (disponible en kiosque dans certaines régions seulement...), les diverses revues régionales, etc...

 

Si vous avez d'autres infos, faites le moi savoir, je transmettrai à tous.

Voir également sur ma page de liens : http://musette.free.fr/nosliens.htm
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