Oui, les Infomumuses existent toujours ! Après neuf ans de parution hebdomadaire (juin 2000-juin 2009), ces infos se sont un peu allégées et sont mises à jour au coup par coup et en fonction de l'actualité. Elles s'empilent donc ci-dessous au jour-le-jour.

Vous pouvez m'écrire pour me signaler vos infos de portée nationale (envoi de CD ou livres à chroniquer : m'envoyer un message électronique pour avoir mon adresse postale) ...

...ou pour vous inscrire à ma liste de diffusion (envoi d'un message lors des ajouts importants, notamment de chroniques de livres ou CDs) :

Toutes mes chroniques de CD, livres etc.. sont archivées et accessibles via un sommaire unique des chronique et une page présente les chroniques à venir. Vous pouvez également débuter par les plus récentes.

Plus bas dans la page, un certain nombre d'informations plus pérennes...

en rouge : les infos limitées dans le temps

 

- --------- mis en ligne le 2 août 2021-------

4 nouveautés toutes intéressantes chez AEPEM : Duo Artense, Lucien Pillot à la vielle solo, Les Copains "autour d'Anost" et Baptiste Loosfelt au violon poitevin....Je vous en parlerai certainement plus en détail plus tard...

 

- --------- mis en ligne le 2 août 2021-------

Jean-Claude Blanc
"Cornemuses - Terres lointaines"

 

Lorsque l'on a été des précurseurs dans un domaine artistique donné, que le temps à passé, que de nouvelles générations sont arrivées avec leurs lots de petits jeunes surdoués dont les premiers pas ont été facilités par des instruments au point, des possibilités d'apprentissage structuré et des exemples de jeu à foison (de collectage ou plus récents), que reste-t-il à apporter ? C'est une question que doivent se poser (ou s'être posé) de nombreux musiciens trad. de la première vague des années 70. Mais je ne suis même pas certain que ce soit vraiment ce qui a motivé Jean-Claude Blanc dans une démarche où il a entraîné son frère Bernard et quelques amis musiciens fort bien choisis. Sans doute est-ce plus simplement un cheminement personnel, une recherche commune à bien des artistes qu'ils soient musiciens, graphistes ou autres : le désir d'aller à l'essentiel, de faire passer l'émotion avec un minimum d'artifice, le souhait d'épurer pour ne garder que l'essentiel. Une démarche que l'on peut envisager jeune mais à laquelle on ne parvient souvent qu'avec la maturité...

Leur album précédent ouvrait déjà bien cette voie et celui-ci me semble atteindre encore davantage ce but : dès la première plage nos deux frères cornemuseux font preuve d'une maturité réellement impressionnante dans leur style de jeu, avec un vibrato réduit au minimum et, pourtant, des notes toutes parfaitement tenues et senties, de l'attaque à l'extinction, sans une microseconde de relachement ou de monotonie. Et cette première plage est également admirable par un jeu à l'octave (14 et 26 pouces) au parallèlisme absolument parfait (encore plus perceptible dans un jeu à l'octave qu'à l'unisson) : ne peuvent arriver à un tel résultat que deux musiciens qui partagent exactement le même ressenti sur chaque note d'une mélodie, sur chaque motif rythmique et c'est d'autant plus remarquable sur une mélodie relativement lente et rytmiquement élaborée de ce type. Non seulement c'est très beau mais cela fait envie car jouer ainsi en parfaite communion avec un compère, sans tension, est un plaisir sans égal...

La seconde plage, interprétée par Jean-Claude à la 26 pouces (il n'utilise quasiment que cet instrument sur l'album) nous dévoile le second aspect de cet album : un jeu plus arrangé avec d'autres instruments, en l'occurence ici sax alto et contrebasse (piano également sur d'autres plages), mais toujours dans le même esprit d'aller à l'essentiel. Une seconde plage qui amène d'ailleurs à saluer la qualité de la prise de son et du mixage, avec ici un saxophone très subtilement un peu en arrière et qui donne une couleur tout à fait agréable à l'ensemble avec un côté un peu boîte à musique.

Je pourrai vous faire le topo plage par plage car chacune le mériterait : tout est d'une singulière beauté et rien n'est à jeter dans cet album au point qu'il est dommage de l'écouter d'une traite... Mais vous pouvez tout de même le faire sans craindre la lassitude vu le bon agencement des différentes formules instrumentales.

Je vais être un peu long mais je ne peux pas ne pas parler du travail de choix du répertoire et d'interprétation de celui-ci qui est également original : aucun traditionnel du Centre France ni même d'autres régions de l'hexagone mais des mélodies, orientales, séfarades, anglaises (Purcell, Gibbon, Dowland) ou scandinave, réappropriées par nos musiciens, en occultant totalement l'origine de celles-ci, sans chercher à conserver de couleurs spécifiques. Et effectivement, diffiicle à l'écoute de l'album de deviner par quel point cardinal celles-ci ont soufflé pour finir dans ces poches de cornemuses bourbonnaises. Il est aujourd'hui commun que des groupes piochent dans des répertoires exogènes, avec ou sans souci de respect du style de jeu propre à ces mélodies : je suis tenté de considérer que les meilleurs résultats sont obtenus par ceux qui vont au fond de leur démarche : soit travailler toutes les subtilités de l'interprétation originale, soit, comme ici, bannir toute folklorisation et phagocyter totalement la mélodie dans son propre univers musical (à condition naturellement d'en avoir construit un de qualité auparavant...).

Et, enfin, ce n'est pas la moindre des qualités de cet album, Jean-Claude a su bien s'entourer : de son frère Bernard à la 14 pouces sur six des 13 plages, mais également d'Olivier Ginetait, déjà présent sur le premier opus, à la 20 pouces et au sax alto : un musicien à mon avis pas assez connu en dehors de sa région, d'Aloïs Ginetait (fils du précédent ?) à la contrebasse et dont on regrettera juste qu'il ne joue pas davantage à l'archet tant c'est beau sur la plage où il le fait, et de Jean-François Déat dont le jeu dont le jeu est tellement sensible que, même moi qui ne suit pas trop fan de piano, à la première écoute d'un début de plage réalisée au piano soliste, j'ai presque redouté que l'entrée de la cornemuse ne rompe la magie de l'instant... Et signalons enfin les arrangements de Dominique Manchon sur six des mélodies, toujours inventif mais respectant ici la sobriété déjà évoquée.

Les deux albums "Vielleux du Bourbonnais" avaient, en leur temps été une révélation pour beaucoup en matière en jeu des musettes du centre (1), cet album et son prédecesseur sont à même d'influencer également le jeu de certains musiciens, dans un cercle probablement plus restreint mais de manière tout aussi profonde.

 

Autoproduction, contact jc.blanc2 suivi de @wanadoo.fr

(1) avec l'album "Cornemuses" de Montbel-Blanchard naturellement.

Rappels : voir à partir de leur premier opus : "Cornemuses"

 

- --------- mis en ligne le 1er août 2021-------

Quelques photos d'un concert de Mercedes Peon en 2006 à Bar le Duc retrouvées dans mes archives...

- --------- mis en ligne le 29 juillet 2021-------

Reportage en 250 photos sur l'édition 2021 du Son dis-Continu qui n'a pas eu lieu

, incluant le stage de vielle et musette baroque de Sarzay

Des ajouts également sur la page du Grand Orchestre 1995

 

- --------- mis en ligne le 29 juillet 2021-------

Des nouveautés sur le site AEPEM aussi bien du côté des productions discographiques (voire des livres) que du côté des chansons traditionnelles mises en ligne (bibliothèque musicale gratuite).

https://www.aepem.com

 

- --------- mis en ligne le 29 juillet 2021-------

Une nouveauté "sandienne" sur la page BD du présent site

 

- --------- mis en ligne le 29 juillet 2021-------

A ne pas rater tant que c'est en ligne : le reportage d'Arte sur les cornemuses grecques https://www.arte.tv/fr/videos/099704-000-A/grece-au-son-des-cornemuses/

(également disponible sur Youtube). Voir également, toujours sur Arte, une émission sur le renouveau de la flûte à bec et deux "Rough-guides".

 

 

 

- --------- mis en ligne le 25 mai 2021-------

Colloque archéo-lutherie spécial cornemuses à St-Guilhem-le-Désert du 26 au 29 mai 2021

J'y présenterai une petite étude sur les Annonces aux bergers dans les enluminures médiévales (et leurs cornemuses naturellement)

Programme complet du festival (colloque compris) :

http://cimmducielauxmarges.org/wp-content/uploads/2021/05/Colloque-2021-A5-1.pdf

lien qui donne accès (sur le site du CIMM) aux 3 liens Zoom pour ceux qui veulent assister/participer au colloque à distance :

http://cimmducielauxmarges.org/2021/05/06/les-cornemuses-organologie-facture-modes-de-jeu-fonctions-colloque-27-29-mai-2021/

Photos à venir sur le présent site

 

- --------- mis en ligne le 25 mai 2021-------

Citation de la semaine, très facile cette fois-ci (retranscrite de l'oral) :

"Je vais vous raconter une histoire quand j'ai été fait citoyen d'honneur d'Irlande. Et donc on m'a invité au Conemara naturellement, mais pendant tout mon séjour j'avais un type avec la cornemuse. Mais la cornemuse irlandaise n'est pas l'écossaise : elle peut faire un certain nombre de notes pas plus. Alors il ne faisait que coin là coin là coin là.. pas plus parce qu'après c'est trop haut on peut pas monter."

Réponse ici

 

--------- mis en ligne le 2 mai 2021-------

Si vos pas déconfinés vous mènent dans les Pyérnées Orientales cet été ou après (26 juin - 24 décembre), profitez-en pour aller voir l'exposition du Musée de la musique de Céret sur les cornemuses des Pyréenées à Méditerranée

http://www.museemusiqueceret.com/

- --------- mis en ligne le 25 avril 2021-------

Le temps passe et je ne vous ai pas encore mis le lien sur cette petite vidéo de notre carte de voeux 2021 (pour les musiciens, les autres en ont eu une différente...) 

   (Nota : Le comité organisateur du Son Continu, à qui nous l'avons naturellement envoyée, a mis également une petite vidéo, différente de celle-ci sur FB, nous l'avons découvert bien après...)

Voir également photos sur le site de Catherine

 

- --------- mis en ligne le 16 avril 2021-------

C'est avec un certain retard que je mentionne ici le décès d' Alain Mignot, joueur de cornemuse (Bechonnet principalement), mais sans doute plus connu comme accordéoniste et créateur des modèles de sa marque Borelli. Il n'a d'ailleurs jamais caché qu'il n'était pas réellement fabricant et qu'il les faisait fabriquer, sur mesure, à Castelfidardo, la ville de la facture d'accordéon en Italie.

Passer sur son stand au Son Continu, à Socourt, aux Musicalies ou ailleurs était toujours un plaisir; sous le regard discret et bienveillant de Maryse, nous y discutions muisque naturellement, mais également photographie et il n'hésitait pas à me confier son dernier objectif pour que je le teste en situation... Je ne verrai jamais un diato Suisse dans penser à lui....

J'ai constitué en hommage une page d'un choix de mes photos de lui, photos déjà présentes au hasard des pages de festivals du présent site.


Alain ici à gauche en 2007 à Socourt avec Philippe Monneret au diato et deux des chanteuses du groupe Evasion

 

- --------- mis en ligne le 21 mars 2021-------

L’Académie des Musiciens de Saint Julien organise pour la deuxième année consécutive un stage de musiques traditionnelles au conservatoire Arthur Honegger du Havre du 30 octobre au 1 er novembre 2021

Cette session s’articulera autour, notamment du premier enregistrement des Musiciens de Saint-Julien paru chez Alpha « Danses des Bergers , danses des loups »

https://www.lesmusiciensdesaintjulien.fr/disques/danses-des-bergers-danses-des-loups/

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes et les places sont limitées:

Cornemuse avec François LAZAREVITCH

Vielle à roue avec Grégory JOLIVET

Violon avec Basile BREMAUD

Accordéon diatonique avec Loïc ETIENNE

https://www.lesmusiciensdesaintjulien.fr/academie/stage-de-musique-traditionnelle/

 

- --------- mis en ligne le 27 février 2021-------

Un nouvel ouvrage (en anglais) sur la cornemuse et ses origines passées au crible de la linguistique par Michael Vereno, qui doit être autrichiens si j'en crois quelques indices de la vidéo visible à partir de la page :

: http://gregorian-chant.ning.com/group/medren-windinstruments/forum/topic/show?id=3327296%3ATopic%3A241059&xg_source=msg

 

- --------- mis en ligne le 27 février 2021-------

Vol d'une contrebasse à Ecully (prés de Lyon, France) en juillet 2009

four

Contrebasse en bois clair (table et éclisses), lutherie type Allemande. Etiquette interieur luthier, autentification manuscrite plume sur papier collé: (Oklahoma-1964)1963

Signes particuliers (voir photos): Liseré goutte plongeante vers bas au dos. Quatre griffes sureclisse à droite Fissure dos tête cordier. Chevalet épicéa a motif ajouréen forme de coeur. ("f"),

micros à pince au deux extrémités fils contacts.

 

Étui nylon avec poches noir, avecdeux archets, micro flottant, protege tige alluminium en caoutchouc noir.

Contact : jeromefl suivi de @protonmail.com

 

- --------- mis en ligne en janvier 2021-------

Belugueta
"Tres Cavaliers"

Voici un CD de polyphonies vocales bien trop court : 2 plages seulement même si chacune fait autour 8 mn, le temps de laisser bien se développer ces deux compositions du groupes sur des textes de l'une des membres. Compositions aux allures bien traditionnelles mais dont il est bien difficile d'affecter une parenté ou plutôt de choisir entre toutes les influences qui ressortent derrière ces polyphonies, occitanes certes par la langue principalement utilisée, par des couleurs pyrénéennes, par des accents qui rappellent parfois des groupes toulousains, voire aussi Le Corou de Berra. Mais on y décèle également bien d'autres influences, italiennes notamment (y aurait-il d'anciens stagiaires de Giovana Marini ?) et plus lointaines aussi.

Un coup d'oeil au site internet nous apprend que ces cinq jeunes chanteurs percussionistes sont pour la plupart instrumentistes par ailleurs et ont tous traînés leurs guêtres musicales dans bien des contrées, du Pays basque au Mexique en passant par l'Afrique, qu'ils ne sont pas nombreux à avoir des racines occitanes et, du coup, on se félicite qu'ils aient finalement réussi à trouver une belle cohérence artistique à ce projet, qu'ils aient réussi à faire prendre la sauce et marier les épices. On en reprendrai bien un peu non ?

https://belugueta.net/

 

Duo Rivaud Lacouchie
"Zo !"

Second CD, toujours sous une esthétique de papier peint des années 70, pour ce duo féminin violon-diato, à nouveau chez AEPEM donc toujours fidèle au répertoire traditionnel et même purement traditionnel Marche-Limousin : pas trace ici d'une composition ou d'un emprunt à une autre région... Et, de plus, un répertoire au sein duquel les standards ne sont pas légion.

Mais au delà du répertoire, c'est par son interprétation toujours aussi efficace que brille ce duo; pas de gros son ici mais deux instruments qui cherchent plutôt à se fondre et une prise de son-mixage qui ne cherche pas à faire ronfler les basses. Certains trouveront peut-être le spectre résultant un peu étriqué mais je ne peux que penser qu'il s'agit d'un choix qui met en valeur la connivence entre le violon et le diato.

Sur deux ou trois plages elles joignent le chant aux instruments, sans prétendre à faire oeuvre vocale (d'ailleurs elles n'ont même pas mentionné l'usage de leurs voix sur la pochette) mais tout à fait correctement (surtout sur "Vous n'irez plus au bal") et cela ravive l'intérêt de l'auditeur quoique ce ne soit, de toute façon, pas un album que l'on met sur la platine et que l'on oublie : il y a sans cesse une cadence qui vient vous prendre les pieds ou les avant-bras et difficile d'y résister...

Le jeu de violon d'Alexandra Lacouchie est certes moins proche des originaux, plus facilement "abordable", plus tempéré que ceux de Jean-Marc Delaunay ou Philippe Ancelin et le duo avec le diato renforce cela sans avoir besoin de compenser par quelque artifice, nos deux ménétrières conservent cette cadence qui fait tout le sel de ce répertoire particulier...

http://www.aepem.com

Rappel : voir à partir du précédent : "Ordich ! Musique traditionnelle Limousin Marche"

 

 

Trio Alfred Den Ouden
"Live"

Alfred Den Ouden fait partie de ces acteurs du petit monde trad. dont j'ai du entendre parler depuis que je suis tombé dedans dans les années 70, mais que je ne connaissais finalement toujours pas, probablement car son terrain de jeu ne doit guère s'éloigner de sa Flandre (française en l'occurence). En cherchant un peu quelle a pu être sa discographie, force est de constater qu'elle est riche de 33 tours puisqu'il fit partie des pionniers du revivalisme. Un artiste que je pensais donc ne pas connaître et pourtant, en écoutant sa voix dès la première plage de cet album, celle-ci m'est apparue comme le timbre évident pour chanter ce répertoire et cette langue. Est-ce une adéquation parfaite ou est-ce que finalement je l'avais déjà entendu sans le savoir (sur le vinyl du festival de Vesdun 1972 par exemple) ou bien a-t-il fait école dans la manière d'interpréter ce répertoire, je pense que je n'en saurai jamais rien mais il est toujours agréable d'entendre chanter une langue par une voix que l'on imagine même pas chanter autre chose...

Le livret nous renseigne sur la genèse de cet album live qui reprend pour l'essentiel (il y a quelques différence dont par exemple la reprise ici du fameux "Jan Mijne Man") le répertoire de l'album de 1974 "traditionele-volksmuziek-uit-frans-vlaanderen", album qui puisait essentiellement dans le répertoire collecté par Edmond de Coussemaker. Je viens de découvrir que sur cet album maintenant historique intervenait Bernard Blanc, c'est maintenant Gerald Ryckeboer qui tient les cornemuses mais également quelques autres instruments et la voix, le troisième larron du trio étant le vielleux Lode Bucsan. Quant à Alfred den Ouden, s'il chante en s'accompagnant principalement à l'accordéon ou aux concertinas (qui voisinent très bien avec les cornemuses d'ailleurs...). Trois invités ajoutent quelques touches supplémentaires, parmi eux, au banjo, Youra Marcus, récemment décédé et dont je suppose dont que se doit être le dernier enregistrement...

Lorsqu'un album débute par une voix seule posée sur un bourdon (celui de la vielle en l'occurence), c'est plutôt bon signe et ce d'autant plus lorsque l'ambiance sent la chaleur humaine, que l'enregistrement ne vise pas une froide perfection mais préserve la vérité du live en ne nettoyant pas quelques toutes petites scories deci delà. En 1974 ce répertoire pourtant ancien apparaissait nouveau, aujourd'hui, certaines de ces mélodies nous sont familières mais bénéficiant d'une double couche de patine, celle remontant au XIXème sur laquelle s'est déposée celle remontant à ces années revival.

https://bemolvpc.com/

 

Rappel : le vinyl de 1974 : "alfred en kriestien den ouden - traditionele-volksmuziek-uit-frans-vlaanderen"

- --------- mis en ligne le 06 décembre 2017 -------

Du côté des Revues de musiques traditionnelles

En rangeant mes archives je retombe sur mes collections de Gigue (retrouvés après coup car je n'étais pas encore tout à fait de la partie à l'époque), l'Escargot (quelques numéros seulement me sont restés car nous nous étions abonné à deux avec un ami à cette époque où j'étais encore lycéen), Le Tambourineur, Modal (et son premier numéro qui se nommait Plein Jeu), Musique Vivante, Anche libre, la feuille de l'AMTA, Pastel (archives sur http://www.pastel-revue-musique.org/), Méditerria, la lettre du CMTRA sur son papier journal, les bulletins de l'UGMM (notamment à la grande époque de Gérard Chaventon), naturellement Trad Magazine (avec des restes sur https://www.5planetes.com) et je dois en oublier...

Sans compter dans lesquelles nos musiques traditionnelles étaient présentes sans être au coeur du sujet comme Accordéons et accordéonistes, Mondomix (musiques du monde) ou celle sur les instruments à vents dont le nom m'échappe et que l'on devait également à Philippe Krumm)

. Boha ! Le bulletin des Bohaires de Gascohna ( https://www.bohaires.fr/) est en train de passer en numérique;

Ne reste donc plus aujourd'hui comme revue papier de Musiques Traditionnelles sur l'hexagone que Musique Bretonne édité par Dastum ( https://www.dastum.bzh/)

Ar Soner semble toujours exister en version papier : https://boutique.sonerion.bzh/categorie-produit/ar-soner/ (je m'étais réabonné il y deux ou trois ans mais je l'ai reçu de façon très aléatoire et je n'ai jamais eu d'avis pour le réabonnement...) mais on peut retouver toutes les numéros de 1949 à 2014 sur https://archives.finistere.fr/presse-finist%C3%A9rienne

On trouvera quelques articles intéressants dans Lo Bornat, la revue du Félibrige

mais il reste également le Canard Folk (https://www.canardfolk.be/) chez nos voisins belges, qui dispose de plus d'un très intéressant site internet et qui cherche en ce moment à relancer sa webradio

A l'étranger : Utriculus en Italie un gros bulletin une à deux fois par an qui nous arrive de Scapoli http://www.zampogna.org/wpsite/utriculus-n-59/

L'annuario da gaita (Galice) dont j'hésite toujours à vous parler car il n'y a pas d'abonnement...

- --------- mis en ligne le 06 décembre 2017 -------

Je me suis enfin décidé à alléger la présente page qui était longue à charger en rejetant dans une troisième page d'archives tout ce qui était antérieur à 2019 et après avoir fait pas mal de tri

 

- --------- mis en ligne le 04/02/2021 (merci David) -------

Citation de la semaine : "Et tu portes de drôles de tuyaux, c'est ton estomac ?" réponse ici avec le lien vers la vidéo...

 

- --------- mis en ligne le 01/01/2021-------

Tres
"Avanç'un pauc lo pas - Musique des contreforts du Massif Central"

J'avais élu le premier disque de ce quartet album de l'année dans Trad. Magazine...

Ils avaient donc mis la barre très très haut à l'époque et il est donc difficile d'assurer un second opus de même niveau aujourd'hui. Je dois donc avouer avoir été un peu déçu à l'écoute de celui-ci. Les musiciens sont toujours aussi bons et la voix de Marianne Evezard toujours aussi prenante mais c'est justement là que le bas blesse : elle est souvent un peu étouffée au mixage (1) par les trois instrumentistes et on aimerait l'entendre un peu plus sur le devant, ceci surtout sur les premières plages et il vous faudra donc écouter l'album assez fort pour rectifier cela et bien en profiter. Le second bémol est probablement lié au premier : les accompagnements utilisent souvent le principe de l'ostinato (vrai ou seulement sur les couplets), c'est presque une signature du groupe, mais trop en avant cela en devient parfois trop envahissant et on aimerait davantage de respirations.

Mais lorsque la voix est mise au premier plan, sur "Aval al bord de la ribièra" par exemple, la magie opère totalement et si les paroles de cette chanson ne donnent pas la chair de poule comme le faisait "La fille d'un riche" sur le premier opus, cela reste du grand art tout de même... Et cette fois tout l'album est à danser puisque cette chanson est traitée en valse.

Le sous-titre indique que le groupe fouille toujours le répertoire des "contreforts du Massif central" mais il s'agit cette fois de l'arc sud-est de celui-ci, du Velay au Languedoc avec quelques exceptions plus dans le coeur du Massif et une suite instrumentale qualifiée d"Auvergne à Paris" dont on ne leur tiendra pas rigueur, même s'ils s'agit de trois bourrées bien plus connues que le reste de l'album. On en appréciera l'interprétation, notamment la bourrée à Ranvier traitée de façon assez originale par les cordes. On ne leur reprochera pas davantage la reprise d'une compositition niçoise (de Patrice Conte) qui se fond parfaitement dans cet album.entièrement traditionnel pour le reste.

J'ai débuté cette chronique par deux bémols mais comme il partaient de haut, ils demeurent toujours au dessus de la portée...

(1) pour une fois qu'il y a à redire sur le son d'un album AEPEM... Ou peut-être est-ce justement le niveau habituel qui nous rend plus exigeant maintenant...

AEPEM, collection "Un musicien, un instrument, un répertoire" http://www.aepem.com

Rappel : "Musiques et chants des contreforts du Massif Central"

- --------- mis en ligne le 01/01/2021-------

Nouvelle page de brols : jeux de plateau avec cornemuses

 

- --------- mis en ligne le 21/12/2020 -------

Jean-Marc Delaunay
"Violon - Le son de l'Artense - Musique traditionnelle d'Auvergne"

Enfin ! C'est sans doute le premier mot qui vient à l'esprit en découvrant cet album. Enfin car si Jean-Marc Delaunay, grand spécialiste de cette tradition de violon du Massif Central est bien connu pour ses nombreux articles et analyses de documents de collectages, notamment sur le site du CMTRL (1), il n'avait pas encore enregistré d'album en tant que tel. (2)

Le voici donc ici dans son répertoire de prédilection, celui des violoneux de l'Artense, une des régions du Massif central, entre Cantal et Puy de Dôme, devenue une référence en matière de violon traditionnel. Et bien entendu, un répertoire hors des sentiers trop battus...

A l'instar de Philippe Ancelin, Jean-Marc Delaunay pratique un style de violon inspiré sans concessions par celui des violonneux traditionnels, du tempérament inégal (mais jamais approximatif) qui choquera certainement l'auditeur à l'oreille par trop classique ou formatée par les musiques actuelles, aux ornements subtils ou plus appuyés (notamment les glissés). Un style indubitablement riche qui demande une écoute attentive même s'il s'agit de musique à danser. Une cadence naturellement irréprochable sur des tempos qui ne doivent rien au hasard, pour un musicien qui n'a pas besoin d'accelérer pour donner de l'énergie à son archet.

Les anciens ont souvent été collectés à des âges où ils n'avaient plus toutes leurs capacités physique et donc techniques, souvent après une longue période d'interruption, Jean-Marc Delaunay nous offre des interprétations dans leur style, par un musicien en pleine possession de ses moyens, avec un haut niveau d'exigence. Un respect du style qui consiste non pas à céder à faciliter de "nettoyer" ce qui pourrait gêner dans ces interprétations anciennes mais au contraire à comprendre ces ornements, ces choix esthétiques, à les faire siens et à les sublimer. Et naturellement en solo sans nécessité d'un habillage par d'autres instruments... Un album qui demande donc juste à l'auditeur de faire un peu du même chemin, mais le paysage en vaut la peine et vous n'êtes pas obligé de faire tout d'une traite, prenez le temps de profiter des différentes étapes...

 

(1) des articles dont le champ s'étend d'ailleurs bien au delà du violon du Massif central puisqu'il traite de bien d'autres instruments, traditions et même de musiques extraeuropéennes :

(2) Son ouvrage de répertoire aujourd'hui épuisé "Les violons de l'Artense" publié par l'AMTA en 1999 comportait deux CDs sur lesquels il interprétait les mélodies en question. J'ai également retrouvé une intervention sur un album des Brayauds

AEPEM, collection "Un musicien, un instrument, un répertoire" http://www.aepem.com


 

Gregory Jolivet
"Vielle à roue - Musique traditionnelle du Berry"

Grégory Jolivet en pur solo comme le veut cette collection et sur du répertoire traditionnel du Berry. Il laisse pour une fois sa vielle électroacoustique pour deux vielles traditionnelles et adopte en conséquence un jeu très berrichon, bien cadencé, parfois un rien pompier comme il se doit. Mais si le chien reste souvent fidèle à la mélodie, il prend tout de même des libertés bien agréables sur d'autres et on appréciera de nombreux petits ornements que les vielleux prendront plaisir à décortiquer et tenter de reproduire... Mais l'intérêt premier de cet album tient sans doute à un répertoire à danser (1) tout à la fois traditionnel et le plus souvent original qui montre une fois encore qu'il demeure des perles à mettre en valeur et pour cela quoi de mieux que ces interprétations tout à la fois dans le style, techniquement riches, bien dans la cadence bref qui vous donneront envie de réinterpréter ces mélodies mais attention, veilleux ou autre instrumentiste, vous risquez de ne pas arriver de suite (2) à un tel résultat...

AEPEM, collection "Un musicien, un instrument, un répertoire" http://www.aepem.com  

(1) une seule mélodie à écouter, plus connue, en milieu d'album, comme une respiration sans chien et avec peu de bourdons...

(2).. voire jamais pour beaucoup d'entre nous.... ;-)

Rappel : voir à partir de son précédent CD solo comme le titre l'indiquait, mais moins trad comme le montre sa vielle électroacoustique :"Alt 'o solo"


 

Los Cinq Jaus
"Baissatz - vos montanhas - Musique traditionnelle du Velay"

Second opus pour eux également pour ce quartet au sein duquel Arnaud Bibonne ne joue pas de la boha mais de la cabrette puisque le répertoire est celui du Velay (1)... Sur le site internet de ce cornemuseux multicartes (boha, cabrette mais aussi mezzued...) Los Cinq Jaus est à chercher à la rubrique bal et non à celle des concerts et pourtant voilà un groupe qui mérite une écoute plus attentive que celle de la plupart des danseurs (2) et en premier lieu parce que dix des seize plages sont chantées, et même a capella pour celle qui ouvre l'album (une option courageuse mais judicieuse). Et nos quatre instrumentistes maîtrisent tout aussi bien leurs voix que les cordes et anches de leurs violon, vielle, diato et cabrette.

Mais effectivement, le groupe coche toutes les cases du bon groupe de bal avec un son de groupe qui saute de suite aux oreilles : il apparaît d'abord clairement que les quatre musiciens partagent le même sens de la cadence, qu'aucune tension ne transparaît dans le tempo et c'est un plaisir d'entendre un groupe jouer ainsi. Un second point qui plaira aux danseurs est le choix d'arrangements qui ne nuisent jamais à la perception de la mélodie, et pourtant tout ceci est bien plus travaillé qu'il n'y paraît pour donner de la chair à ses mélodies sans jamais plomber la cadence ou brouiller l'écoute. Un esprit de groupe qui conduit aussi des musiciens à la technique assumée à jouer le collectif plutôt que d'essayer que de mettre leur individualité en avant, raison de plus pour ne pas oublier de citer les trois autres (3) : Antonin Duval au violon, Lucien Pillot à la vielle et Florent Paulet au diato, les quatre étant également chanteurs, rejoints sur une plage par JL. Deygas et Michel Paulet.

Est-il encore utile de rappeler puisque l'on est chez AEPEM que le répertoire est très majoritairement traditionnel et que le livret cite les sources ? Mais on a droit également cette fois à l'intégralité des paroles (avec traduction pour celles en occitan) et même les partitions des mélodies...

Voici une chronique que j'ai rédigée après une écoute seulement, ce qui m'arrive rarement mais c'est toujours bon signe...

 

Co-production AEPEM-RATAPENADA, http://www.aepem.com

(1) pour les nuls en géographie, le Velay est situé sur le département de la Haute-Loire, autour du Puy-en-Velay comme son nom l'indique. Outre la dentelle et la verveine c'est, entre autres, un pays de cabrette et de bourrées sur lequel Didier Perre a fait de nombreuses publication (voir notamment le recueil chroniqué sur le présent site ). On ne s'étonnera d'ailleurs pas de retrouver Didier Perre cité dans les sources de certaines mélodies interprétées ici, le contraire aurait été plus surprenant.

(2) saluons au passage et sans rapport direct avec le présent album, le travail de Josyane Enjelvin qui insiste dans ses stages pour que les danseurs écoutent la musique et ne se contentent pas de suivre un rythme.

(3) le cinquième sur la photo du livret est le preneur de son Joanny Nioulou, cornemuseux par ailleurs et d'une famille connue. Pour une fois chez AEPEM la prise de son n'est pas de Jacques Lanfranchi mais le niveau reste excellent...

Rappels : voir à partir de Los Cinc Jaus "Vara Vau - Musique tradionnelle du Velay"

 

- --------- mis en ligne le 20/12/2020 -------

A ne pas manquer sur le site du Conservatoire Occitan un intéressant documentaire (59 mn) sur Pascal Petitprez et la fabrication d'une boha (avec la participation de Bernard Desblanc et Claude Romero qui évoquent les début de l'atelier)

https://www.comdt.org/sauvegarder-et-valoriser/facture-instrumentale-atelier-pascal-petitprez/

 

- --------- mis en ligne le 15/12/2020 -------

Le CD de Tatu Trio soit François Breugnot, violons, chant, Philippe Guidat, guitares, Mag Mooken, percussions est paru, voir sur

http://www.tommefraicheproductions.com/artistes/tatu-trio/

 

- --------- mis en ligne le 15/12/2020 -------

Joanne McIver et Christophe Saunière
"Canty"

Pour chaque plage de cet album, Joanne McIver a rédigé un court texte explicatif qui renvoie la plupart du temps à son histoire familiale et/où à celle des lieux de ses origines. Elle omet cependant de préciser s'il y avait un nid de fées près de sa maison natale car indubitablement elles ont été nombreuses à se pencher sur son berceau pour produire cette remarquable instrumentiste (notamment aux flûtes et scottisch small-pipe), qui nous gratifie cette fois d'un album entièrement écrit et composé par elle-même et Christophe sans que cela ne transparaisse à l'écoute : bien malin qui détectera que, parmi ces chants en gaélique et anglais ainsi que quelques instrumentaux, aucun n'est traditionnel.... Et comme le titre de l'album le laisse deviner, c'est un album sur lequel elle se place en premier lieu en chanteuse, un domaine où elle s'avère tout aussi talentueuse que comme instrumentiste avec une belle voix tout à fait adaptée à ce répertoire. Il faudra d'ailleurs attendre plusieurs plages avant de la retrouver au small-pipe et si on regrettera un peu de ne pas entendre davantage de small-pipe ce n'est pas qu'elle soit moins bonne chanteuse mais juste que les bonnes joueuses de scottisch small pipe sont bien moins nombreuses que les bonnes chanteuses écossaises... Mais dans tous les cas, que ce soit au chant, aux flûtes ou cornemuses, elle a toujours parfaitement le timbre, le phrasé, l'accent...

Elle est naturellement accompagnée par Christophe Saunière à la harpe classique mais également à la harpe celtique dont il est aisé de reconnaître la sonorité. Un duo qui fonctionne toujours aussi bien pour générer ces ambiances particulières tout à la fois paisibles et toutefois pleines d'énergie. Le livret liste pas moins de 12 musiciens invités dont un quatuor à cordes et un quatuor de cuivres. L'auditeur s'attend donc à quelques plages finissant en fanfare mais il n'en est rien et tous ces invités interviennent pour de discrets soutiens, des ponctuations en arrière plan et à la fin de la première écoute certains seront certainement passé inaperçus et pourtant ils ont bien apporté un petit plus par leur intervention.

Vivement la fin des confinements que l'on puisse les ré-entendre en live....

Buda records

http://www.mciversauniere.com

Rappels : voir à partir de :

Joanne McIver et Christophe Saunière

- --------- mis en ligne le 09/12/2020 -------

AEPEM nous offre comme chaque années des promos de Noël qui valent franchement le détour car il n'y a rien à jeter dans leur catalogue et à partir de 4 euros c'est le moment de combler des lacunes dans votre discothèque tout en participant ainsi au financement des productins de l'an prochain... Mais que cela ne vous empêche pas de dévouvrir aussi les nouveautés 2020 dont l'album ci-dessous...

http://www.aepem.com  

 

- --------- mis en ligne le 09/12/2020 -------

Duo Meunier-Buteau
"Evidence"

Quelle bonne idée que cette collection "Roulez jeunesse !" qui permet de découvrir de jeunes musiciens talentueux avec un premier CD réalisé dans de bonnes conditions technique et avec une direction artistique que l'on devine de la part d'AEPEM. Un premier CD dont ils n'auront pas à rougir par la suite.... Et également un prix de vente réduit afin de faciliter la diffusion de ceux qui ne sont encore que des inconnus hors de leur région. Cette fois-ci ce sont deux jeunes morvandiaux qui sont à l'honneur et qui le méritent bien. Cela fait déjà plaisir de retrouver la cadence des bourrées du Morvan, parfois un poil rapide peut-être mais comme je ne danse pas dans mon salon même en temps de confinement.... Une vielle acoustique (mais sans beaucoup de bourdons) et un accordéon chromatique qui ne renie pas les influences musettes (au bon sens du terme), comme en témoigne une jolie suite de deux valses dont la première est une composition.de Bastien Buteau, l'accordéoniste en question, le vielleux étant Benjamin Meunier. En consultant les sources des morceaux, naturelement détaillées dans le livret comme toujours chez cet éditeur, on constate finalement que nos deux jeunes musiciens jouent finalement le répertoire de ceux qui auraient pu être leurs arrières grands parents mais également des compositions de ceux qui pourraient être leurs grands-parents, leurs parents ainsi que leurs propres. Un répertoire qui ne résiste pas à l'attrait de quelques standards qui demeurent des perles, de la fameuse Sansonnette de Dominique Forges à l'Araignée de Michèle Chevrier-Reuge en passant par la bourrée de Monsieur Le Comte de Pierre Hervé (peut-être moins connue hors Morvan) qu'ils ont le bon goût de ne pas estropier comme on peut parfois l'entendre. Quelques standards également parmi les traditionnels morvandiaux mais rassurez-vous, il figure également sur cet albums des mélodies moins entendues et l'interprétation fait bien passer les unes comme les autres avec ce qu'il faut de petites variations (en prenant toutefois bien le temps de poser les thèmes), de voix d'accompagnement et d'intelligence dans le montage des suites.

Bref de la belle ouvrage qui donne envie bien envied'aller traîner ses guêtres entre Autun, Saulieu et Château-Chinon...

 

AEPEM, collection "Roulez Jeunesse" http://www.aepem.com  

 

- --------- mis en ligne le 28/11/2020 -------

Cadeaux de Noël

1) Crise oblige, la Talvera ne procède pas à ses promo habituelles de fin d'année, mais son catalogue comporte des nouveautés dont un nouvel album de La Talvera et les actes du colloques sur les femmes et la musique traditionnelle :

2) Voir également les chroniques et souscriptions ci-dessous

3) et les chroniques à venir sur la page consacrée (je vous ai déjà mis un minimum d'information)

Dans tous les cas les musiciens n'ont pas l'occasion de jouer alors soutenez-lès en achetant leurs publications et de préférence en direct auprès d'eux ou de leur éditeur (c'est généralement possible) et non par les plateformes trop connues...

- --------- mis en ligne le 28/11/2020 (merci à Jean-Paul qui me l'a fait connaître) -------

Didier Malherbe
"L'anche des métamorphoses"

Ce livre date de début 2013 déjà et certains d'entre vous le connaissent sans doute déjà, mas personnellement je ne l'ai découvert que ce printemps dans le salon de lecture d'un ami et lorsque j'ai quitté ce lieu culturel (après avoir tiré la chasse...), je me suis promis de le commander rapidement à l'éditeur, ce que j'ai tout de même mis trop de temps à faire. Je vous en parle donc de suite, sans même avoir eu le temps de le lire en entier, mais c'est un ouvrage qui se déguste page par page puisqu'il s'agit d'environ 160 sonnets tous ou presque (1) dédiés... aux anches.

Un ouvrage tout à fait rare et original donc, peut-être le seul non technique consacré à ces bouts de roseaux qui donnent la voix à nos saxophones, hautbois, duduk, et naturellement cornemuses... (2). Un livre que tout musicien jouant d'un de ces instruments ne pourra ignorer tant ces petites lamelles deviennent rapidement sujet primordial d'attention, d'inquiétude, parfois de satisfaction mais souvent bouc émissaire de tous les problèmes du musicien, surtout débutant. Mais Didier Malherbe (3) n'en est plus un depuis belle lurette et l'un des premiers sonnet est d'ailleurs consacré aux anches de bonne volonté, celui sur les anches capricieuses ne venant que plus loin. La forme du sonnet est toujours respectée, en alexandrins ou vers plus courts, et s'il faut parfois relire une strophe pour la placer parfaitement sur la rythmique de celle-ci, tout cela est fort bien écrit et l'on appréciera la diversité des approches monomaniaques....

(1) j'en ai repéré quelques-uns vers la fin consacrés aux flûtes...

(2) il ne me semble pas que les anches libres entrent dans le propos , quoiqu'il joue aussi du hulusi et de l'orgue à bouche. Je n'ai pas encore vu la cornemuse directement citée dans ce que j'ai lu mis à part un "biniou" très générique pour désigner les instruments... Si Didier Malherbe joue de divers types d'anches, c'est l'anche de saxophone qui semble souvent plus directement visée dans ces textes, mais la plupart de ceux-ci parleront tout de même directement aux autres musiciens suceurs de roseaux...

(3) un ancien de Gong, plus connu maintenant au sein de Hadouk Trio : www.didiermalherbe.com

A commander chez l'éditeur (une SCOP) : Les éditions buissonnières https://www.editions-buissonnieres.fr ce qui vous permettra de découvrir leur large catalogue dans le domaine musical.

 

 

- --------- mis en ligne le 27/11/2020 -------

Citation de la semaine : "Mémé Cornemuse, surnommée ainsi pour son goût des Ecossais parce qu'ils ne portent pas de culotte, se tenait devant Marcel Durite, les mains sur les hanches et le sourire carnassier"

Réponse ici

 

- --------- mis en ligne le 18/11/2020 -------

C'est tout à fait par hasard que j'ai regardé le film "Cold War" (2018) cette semaine sur Arte et deux secondes avant la première image j'ai su que j'avais bien fait, le premières minutes ne sont à rater sous aucun prétexte, je ne vous en dis pas plus mais si l'on passe davantage au folklore puis au jazz mais c'est un beau film avec une qualité d'image noir et blanc malheureusement trop rare (un peu moins beau sur internet malheureusement) ...

A revoir jusqu'au 22 novembre seulement sur https://www.arte.tv/fr/videos/095147-000-A/cold-war/ puis disponible sur des plate-formes payantes...

 Hervé Rolland vient de m'indiquer en complément : Sur ARTE aussi il faut regarder" heureux comme Lazarro", film un peu long mais les premières minutes le rôle principal joue de zampogne"

- --------- mis en ligne le 18/11/2020 -------

Emily Stam and John David William
"Honeywood"

 

Voici un duo qui nous vient du Canada, non du Québec mais de l'Ontario, mais inutile de sortir votre atlas car leur répertoire de prédilection se situe plutôt de notre côté de l'Atlantique, voire même plus précisément dans nos régions....

Pour une fois, débutons par les reposants pochettes et livret aux jolis dessins botaniques et détaillant les différentes plages, ce qui nous permet de constater que le répertoire puise principalement dans celui de l'hexagone, complété par des compositions du duo. J'en sens déjà certains qui froncent les sourcils, mais nos deux musiciens ont de la technique et leur instrumentation n'est pas sans intérêt puisque chacun pratique deux instruments et que l'on a donc droit à des duos accordéon touches piano - clarinette, diato - violon et surtout violon - clarinette. Des formules instrumentales exigeantes, sans percussions autres que les battements de pieds (1), sur un spectre parfois étroit (malgré la présence d'un bassiste sur quatre plages) mais auquel nos deux musiciens font honneur en donnant pas mal d'énergie, sans artifices, à toutes ces danses. Certes, sur quelques plages les cadences n'ont pas exactement l'accent de leur terroir , mais sur d'autres on y est bien et pour s'en approcher ils n'ont pas hésité à inviter des musiciens locaux tels Camille Raibaud (à la mandoline...) sur un rondeau ou Tangi Ropars sur les laridés. En tout cas on n'est jamais non plus vraiment à côté de la plaque ou dans une absence de style et ils se placent donc sur ce point au dessus de pas mal de groupes de bal folk généralistes de chez nous. On sent indubitablement un vrai intérêt pour les traditions musicales auxquelles notre duo emprunte son répertoire, un vrai travail sur le style instrumental, j'irai même jusqu'à penser que le violon se spécialiserait volontier sur le seul répertoire auvergnat mais que la clarinette ne veut pas lâcher le répertoire breton... Et tout cela s'écoute non seulement avec plaisir mais aussi avec intérêt (et vice-versa).

https://www.emilynandjohn.com

(1) plus à l'auvergnate qu'à la québecoise

Duo Macke-Bornauw
"Curly music"

 

"Since 2008" vient indiquer un petit phylactère sous le nom de duo, leur premier opus n'est pourtant pas si ancien, donc ils avaient bien rôdé leur duo auparavant et ce numéro deux montre qu'ils ont encore pris du métier et pour les puristes que l'association de la musette baroque et de l'accordéon rebuteraient a priori, la présence de François Lazarevitch sur quatre plages devrait leur fournir une caution artistique susceptible de leur faire tenter tout de même l'écoute.... L'album aborde donc naturellement le répertoire de la musette baroque (Campra, Corette, Chédeville) mais également des contemporains de cette période qui n'ont pas forcément écrit pour l'instrument (Haendel, Purcell, Telemann, Zipoli) et pour lequel le duo a donc réalisé des transpositions et, enfin, quelques traditionnels,mélodies trouvées dans des recueils et pour clore l'album dans un style décalé, une scottisch actuelle (et boogie) de Guido Piccard. Bref un répertoire qui sent la recherche et qui évite les standards à l'exception de la bien connue Sarabande de Haendel mais dont il fallait oser la transposition, pour cette forme du duo (la première écoute ne m'avait pas complètement convaincu sur la seconde reprise mais finalement c'est bien vu....) Comme sur le premier album, Birgit alterne musette et 16 pouces et Benjamin joue les organistes sur son diato complété au besoin par une basse aux pieds. On s'attendrait à n'entendre François Lazarevitch qu'à la musette mais il oeuvre également à la 16 pouces. Et le trio a, sur la première plage un son qui fait se demander pourquoi il existe des ensembles d'effectif plus important....

Probablement du fait de l'accompagnement travaillé à l'accordéon, les bourdons sont très peu présents sur cet album et c'est un peu dommage mais cela ouvre peut-être l'auditoire à un public moins habitué à nos pédales harmoniques...

Voilà donc un duo original et qui démontre avec ce second opus qu'ils sont capable d'assumer cette démarche dans la durée et avec une vraie exigence artistique.

http://www.macke-bornauw.com

Nota : Benjamin Macke a mis à profit le premier confinement pour mettre au point des cours de diato (tuto-diato) en téléchargement : 10 morceaux détaillés en 2h30 de vidéos, voir sur https://www.macke-bornauw.com/boutique )

Rappels :

Voir à partir de Duo Macke - Bornauw "It's baroque to my Ears"

 

Amazing Airbags

 

Il est toujours motivant autant pour les élèves que pour leur mentor, d'amener un groupe de jeunes musiciens en devenir (ils ont 9 à 14 ans) à l'enregistrement d'un album (1) et d'autant lorsque cela témoigne d'un véritable projet artistique avec l'appui de musiciens confirmés (Birgit Bornauw naturellement, Benjamin Macke presque de même, mais également Aureline Tanghe à la contrebasse, Anxo Lorenzo à la gaïta, Jo Zanders aux percussions et Tister Ikomo au chant). Des invités qui permettent d'élargir le spectre acoustique puisque sauf distraction de ma part, il s'agit d'un ensemble à voix égales ou plutôt à pouces égaux et qui donnent également une belle dynamique au groupe et nous épargnent l'enregistrement un peu trop scolaire... Le répertoire, majoritairement traditionnel, est moins original que celui de l'album de Birgit et Benjamin ci-dessus mais, s'il reprend quelques standards, il ne se cantonne pas à ceux-ci et n'hésite pas à aller puiser du côté de l'Irlande. Et s'ils n'hésitent pas à reprendre Le loup, le renard et la belette, c'est avec un solo de gaita qui sort de l'ordinaire...

Les photos montages de couverture et de l'intérieur sont bien vus et plus orignaux qu'un rang d'oignons...

Bref un album qui mérite d'être écouté au delà du cercle de la famille et des amis de nos jeunes musiciens prometteurs....

http://www.macke-bornauw.com

(1) ou sur le podium de Cassel à ce que j'ai pu voir sur certaines photos d'internet.

Rappels :

Comme pour celui ci-dessus, voir à partir de Duo Macke - Bornauw "It's baroque to my Ears"

 

Grand-mère Funibus Folk
"Jour de Malheur"

Pour tous ceux qui ont la soixantaine ou plus, Grand-mère Funibus Folk évoque a minimum un des premiers albums du mouvement revivaliste, un de ceux qui trona longtemps dans les bacs des disquaires aux côtés de Gabriel Valse, Paradis des vieilles maisons puis la série Spécial instrumental. Je dois avouer que si je l'ai ainsi vu durant des années, mon budget de l'époque ne m'avait pas permis de l'acheter et je l'ai enfin écouté beaucoup plus tard alors que le contexte avait déjà pas mal évolué.

Malgré une pochette qui reprend les couleurs et la composition générale du vinyl, ce CD n'en est pas la réédition ni un volume 2 près de cinquante ans plus tard mais plutôt un complément, une sorte de bonus. Plus exactement, Ben a souhaité que les enregistrements qu'il possédait encore du groupe à cette époque ne disparaissent pas trop vite et a réalisé une édition limitée en CD, hors commerce, en premier lieu pour l'offrir à son cercle d'amis...

Une démarche qui n'est pas intintéressante car en permettant d'écouter ces enregistrements non connus de cette époque pionnière, cela nous permets d'y jeter une oreille neuve, non conditionnée par les écoutes passées et, surtout, celles de cette époque pour ceux qui ont été berçés par ce vinyl après la naissance du mouvement revivaliste au début des années 70. Difficile d'avoir une écoute objective actuelle d'un album que l'on a écouté à sa sortie. Comme je vous l'ai dit ce n'est pas mon cas pour celui-ci mais ça l'est sans doute pour beaucoup de ceux qui écouteront le présent.

Le répertoire est singificatif en premier lieu de cette période encore très fortement inspirée par le folk US et où le répertoire francophone trouve son intérêt s'il revient du Québec ou de Louisiane. La dé-cocacola-nisation des musiques trad européennes promue par Pete Seeger dans sa fameuse lettre de 1972 (1) ne débute qu'à peine et ne trouvera parmi les 16 plages rassemblées ici que deux ou trois traditionnels collectés dans l'Hexagone et les plages qui ne viennent pas d'outre-Atlantique viennent au moins d'outre-Manche (ou plutôt outre-Mer du Nord puisque des îles Hébrides). L'instrumentation est dans la même veine, privilégiant largement les cordes (guitare, banjo 5 cordes et banjo à archet, violon avec pas mal de jeu en doubles cordes...) et les instruments insolites (guimbarde, grelots...). Car outre l'attirance pour la culture US dont on peine à se détacher, il est indispensable à l'époque de marquer la différence avec le mouvement folklorique et la présence d'une vielle à roue, instrument que le mouvement revivaliste va rapidement mettre au premier plan avec les cornemuses et l'épinette, n'avait encore rien d'une évidence en 1974. Le seul instrument à vent, présent sur une plage est, naturellement, l'harmonica.... Et enfin, dernier marqueur de ces débuts, le style des voix, avec une nasalisation dont l'origine est encore certainement à rechercher du côté des Amériques (cf le blues interprété dans cet album).

La pochette liste les titres, leur origine et les instruments joués sur chacun mais oublie juste de citer les membres du groupe : Jacques Benhaïm dit Ben, l'un des fondateur du folk club parisien Le Bourdon, Christian Gour’han, Daniel Lefebvre alias "Croqui" et Michel Hindenoch connu notamment pour son album solo posterieur "Au pays de Lérida" où le timbre particulier de sa voix trouvera sa pleinitude.

(1) voir par exemple sur le site d'Evelyne Girardon : http://www.ciebeline.com/chanson-trad/lettre-ouverte-du-folk-singer-americain-pete-seeger

 

Rappels :

Le vinyl de 1974 naturellement, dont on peut lire une chronique récente par Marc Anthony sur le site du Nouveau Pavillon

Michel Hindenoch vinyl de "Au pays de Lérida" 1976

 

- --------- mis en ligne le 13/11/2020 (merci à David)-------

Je cite : "Nous avons la joie de vous annoncer la sortie de notre premier ouvrage jeunesse !

On est tellement fiers

Ce livre, superbement illustré par Phil Hoo, nous fait suivre les aventures de Thill le goupil, Renard-jongleur qui arpente toute la contrée, narrant ses histoires fantastiques !

En plaçant vos pas dans ceux de Thill, vous découvrirez des endroits merveilleux où les hommes et les animaux vivent ensemble au milieu d’autres créatures fantastiques : nains, vouivre… Venez danser avec le seigneur Folpié, parcourez les cieux avec une cornemuse magique ou encore, montrez votre bravoure en terrassant d’horribles monstres…

Un magnifique cadeau à faire pour Noël, au prix tout doux de 10€"

Je vous mets l'adresse de leur site mais à l'heure où je mets en ligne le livre n'y est pas encore signalé... https://ambraluna.com/

- --------- mis en ligne le 25/10/2020-------

Stéphane Mauchand finalise un nouvel album solo "Oxymel - Musiques nouvelles pour cornemuses et guitare électrique" et utilise le financement participatif pour trouver les crédits nécessaires à son édition : pour 10 euros vous pourrez avoir la version numérique et pour 23 euros la version double CD (42' + 51'), il y a naturellement encore d'autres options : https://www.ulule.com/oxymelmusic/

Vous pouvez en écouter des extraits sur ce site... Et le compte à rebours démarre à la date ci-dessus pour s'achever au bout de 45 jours (je vous laisse faire le calcul mais le plus simple est de s'y prendre de suite...)

 

- --------- mis en ligne le 09/10/2020-------

114 photos de la cobla Prinicpal del Rossello septembre 2020 à Amélie lès Bains

- --------- mis en ligne le 06/10/2020-------

Vol d'une guitare à pan coupé de Philippe Monneret par des visiteurs qui l'ont un peu distrait pour se faire, dans son atelier à Mirecourt en septembre 2020. Ses guitares sont facilement reconnaissables à leurs formes très particulières, notamment de l'ouie ; voir également la signtaure en haut de la tête, donc ouvrez l'oeil....

 

- --------- mis en ligne le 06/10/2020 (merci à Fabrice Besson) -------

"Citation de la semaine"

À cet instant, les enfants furent, pour quelques secondes, en très grand danger. Car, avec des hurlements sauvages, et parmi les sons aiguë des cornemuses et les sonneries percantes des trompes de chasse, toute la vile canaille évacua le sommet de la colline....

Réponse ici

 

- --------- mis en ligne le 06/10/2020-------

"Bonjour,

après des années de gestation,

j'ai l'immense joie, fierté et avantage de vous présenter "mon" livre.

Il inclut l'étude qu'avait effectuée Jean-François Dutertre sur les épinettes de Gérardmer.

Je joins un bulletin de souscription à envoyer à l'éditeur Gérard Louis

Je vous souhaite un automne riche de couleurs !

Christophe Toussaint"

 

- --------- mis en ligne le 06/10/2020-------

Il reste encore quelques places pour le stage d’automne de l’Académie des Musiciens de Saint-Julien, notamment en cornemuse 16 pouces.

Le stage a lieu au Havre, en Normandie au bord de la mer...

Une occasion unique de se perfectionner, de côtoyer divers répertoires au contact de maîtres renommés.

Faites-vous plaisir, venez nous retrouver pour partager de bons moments en musique

Voir le formulaire d'inscription

 

- --------- mis en ligne le 09/08/2020-------

René Zosso
« Penser modal, une approche théorico-pratique de la modalité occidentale »

J’ai rédigé très rapidement ma chronique précédente parce que le CD en question est, de mon point de vue, très bon, dans la continuité du précédent du même groupe et qu’il n’était guère utile que j’en multiplie les écoutes. Voici un DVD que j’ai sous le coude depuis longtemps, paradoxalement pour une raison très proche (1) : parce qu’après en avoir visionné la première heure environ, j’ai compris qu’il constitue un outil pédagogique exceptionnel (et ce n’est pas une formule de style !) et que j’ai souhaité trouver le temps de le visionner dans les meilleures conditions et d’en faire profiter également mon épouse. Résultat des courses, le temps a passé bien vite et je viens d’apprendre le décès de René Zosso avant d’avoir publié cette recension.

René Zosso fait partie des pionniers du revivalisme trad. : vielleux dès les premières années 60, soit dix ans avant même ce revivalisme et hors du mouvement folklorique ce qui devait être assez exceptionnel à l’époque. Son approche particulière de l’instrument développée durant cette période et tournée vers la notion de modalité (2), lui vaudra de jouer un rôle irremplaçable de guide pour certains des premiers musiciens trad. et d’influencer ainsi de manière directe ou, surtout, indirecte, par l’intermédiaire de ces derniers (3), l’ensemble du mouvement et avec un impact sensible encore aujourd’hui. Mais en visionnant ces quatre heures de conférence-master-class, on se rend vite compte que c’est toujours lui qui explique cela le plus clairement, en comptant sur les doigts plus ou moins écartés d’une main, sans charabia, le moindre terme un peu technique étant subtilement amené, expliqué, justifié et lorsque ce terme a vu son sens glisser (pour ne pas dire se dévoyer) au sein de l’enseignement officiel il l’explique également tout aussi clairement ce qui vous évitera par la suite de vous poser des questions.

Les quatre heures de cette conférence (visiblement enregistrée en plusieurs sessions, et vous ferez de même pour la visionner…) débutent par une partie explicative où il réussit à tenir sans problème toute votre attention, puis vient une présentation des modes un par un, par grandes familles, chaque mode étant mis en exemple par une chanson traditionnelle le plus souvent, plus ancienne parfois, le tout entrecoupé de quelques considérations supplémentaires.

La manière de chanter de René Zosso ne faisait pas forcément l’unanimité, ce qui est tout à fait normal puisque chacun a des atomes crochus ou pas avec certains types de voix, certaines manières de placer la voix. Mais, quelque soit votre sentiment en la matière, n’en tenez pas compte pour aborder ce DVD où ce n’est pas le vielleux ou le chanteur qui opère mais bien le pédagogue et c’est d’ailleurs vous qui allez vous retrouver à chanter devant votre écran, en compagnie du public de cette conférence, et quelques soient vos talents en la matière, le plus important est que vous allez ainsi comprendre ce qui sous-tend certaines mélodies données en exemple et les apprécier encore davantage par la suite. Notons tout de même que René Zosso a une manière bien particulière de chanter, non tempérée, mettant parfaitement en évidence les degrés particuliers à chaque mode.

Et puis, et ce n’est pas le moins important, cet enregistrement immortalise ce personnage unique, âgé de plus de 80 ans lors de l’enregistrement (il vient de décéder à l’âge de 85 ans), à l’œil malicieux, qui sait prendre le temps qu’il faut, dont les explications ne sont jamais sentencieuses (« ce n’est pas une règle…, juste une habitude… ») et qui semble surtout animé par un vrai désir de faire comprendre, de partager… mission accomplie !

René Zosso vient de nous quitter, avec ce DVD il laisse un inestimable héritage offert à chacun…

Rappels : pour une fois je vous renvoie à l’importante discographie et autre de la page Wikipedia consacrée à René Zosso https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Zosso

(1) ce n’est d’ailleurs pas le seul dans ce cas, il était notamment en compagnie de deux ouvrages, l’un en italien, l’autre en galicien, que je n’arrive pas à me décider de chroniquer en ne comprenant que superficiellement leur contenu du fait de la barrière de la langue, et tout en sachant qu’ils valent bien mieux que ce que je peux en saisir.

(2) c'est-à-dire de musique à bourdon, y compris, comme il l’explique d’ailleurs, lorsque ce bourdon n’est pas physiquement audible mais sous-entendu.

(3) ce DVD a notamment été conçu avec Evelyne Girardon, Marc Anthony, Jean François Vrod, Norbert Pignol, Christophe Sacchettini...

- 2017 - MusTraDem MTD 1747 http://www.mustradem.com

 

- --------- mis en ligne le 24/07/2020-------

La Bricole
"Jour de Malheur"

Il est exceptionnel que je chronique un album après une unique écoute mais leur précédent CD était un de mes coups de cœur et, dès la première plage de celui-ci, avec la petite angoisse que l’on ressent toujours à la découverte d’un numéro 2 lorsque le numéro 1 était une réussite, la magie opère à nouveau… Avec en premier lieu naturellement la voix de Vincent Brusel dotée entre autres de cette faculté si peu souvent mise en avant lorsque l’on évoque les qualités vocales : celle de capter l’attention et de vous amener à suivre les textes, plage après plage. Une qualité essentielle ici compte-tenu de la qualité de ces extraits de vie chantés, de ces témoignages souvent poignants, de ce répertoire original (surtout au sein du domaine musical maritime traditionnel trop souvent limité au « chant de marins ») comportant bien des perles. Il faut préciser que le répertoire interprété nous vient du boulonnais et que nos musiciens ont visiblement sélectionné les chansons les plus réfractaires.

Autour de Vincent Brusel, l’accordéon diatonique d’Olivier Catteau et la guitare ou le bouzouki de Julien Biget, qui tous deux (1) apportent des couleurs qui transforment ces récits maritimes qui pourraient n’être que documentaires en de véritables petits courts métrages… Des accompagnements qui ne cherchent pas à faire ancien ou authentique mais qui mettent plutôt en avant l’intemporalité de la condition humaine. Et naturellement tout cela avec une technique irréprochable : lorsqu’Olivier laisse son soufflet pour emboucher une clarinette, le résultat fait envie à bien des souffleurs de vent… Et tout cela servi par une prise de son et un mixage irréprochables qui réussissent le difficile paradoxe de placer le chanteur en avant sans pour autant reléguer les instruments en arrière ce qui permet de profiter des paroles, de l’ensemble et de chacun. Ajoutons, comme à l’accoutumée chez AEPEM, un livret fourni et documenté, de belles illustrations et mise en page de la violoniste Margaux Lienard… J’ai beau chercher : pas une ombre au tableau…

(1) ainsi que trois invités : le violon de Marc Gosselin, le cor de David Foiche et les percussions de Jessy Adjaoud.

AEPEM : http://www.aepem.com

Contact : http://www.la-bricole.net

Rappels : voir à partir de : "Ne vous faites pas marins - Chants maritimes du Boulonnais"

- --------- mis en ligne le 22/07/2020-------

Nos instruments de musique ont été volés le 14 juillet 2020 à Lille.

Dans l'éventualité où les voleurs se tourneraient vers vous pour les revendre ou les faire évaluer, je vous envoie les photos et le descriptif des instruments :

- un nyckelharpa de Jean-Claude Condi (4 rangées, 3ème modèle)
- un archet pour nyckelharpa en pernambouc de Jean-Claude Condi.


- une cornemuse suédoise (säckpipa) en prunier de Thorsten Tetz (sac noir, 1 bourdon)

- une flûte à bec soprano Rafi en buis de Marie Hulsens

- une flûte à bec alto en érable Moeck

- 2 flûtes à bec suédoises (härjedalspipa) de Gunnar Stenmark , l'une en Sol (offerdalspipa) et l'autre en La (manmarkapipa)

- un low whistle en Ré (plastique noir) Tony Dixon

- une flûte à bec sopraninino en poirier
Les flûtes se trouvaient dans une valise en cuir verte et rouge de Gilles Garneret.

Si vous repérez l'un ou l'autre de ces instruments, merci de nous prévenir afin que nous puissions organiser une opération d'achat en lien avec les services de police.

Nous somme joignables par mail ou par téléphone au 06.72.39.59.75 ou 06.59.07.30.47

Par avance merci pour votre aide. Avec espoir ! Bien cordialement, Marion Delignon et Simon Garcia

 

- --------- mis en ligne le 28/06/2020-------

Parution de l'ouvrage "Mélodies en vogue au XVIIIe siècle. Le répertoire des timbres de Patrice Coirault". Révisé, organisé et complété par Georges Delarue et Marlène Belly.

Un ouvrage de référence qui fait le point sur les timbres utilisés au XVIIIème, pour tout savoir sur ces mélodies qui servaient à chanter "sur l'air de", de ceux publiés dans La Clef des chansonniers, (Ballard, 1717) jusqu'à La Clé du Caveau, (Capelle, 1811, 1re éd.), avec une approche également en lien avec le répertoire traditionnel.

Informations pratiques Description : Broché, 962 pages, 64 illustrations couleurs, 21 × 29,7 cm ; 2kg5. Date de parution : 19 mars 2020 ISBN/EAN : 978-2-7177-2747-0 / 9782717727470 Éditeur et distributeur : BnF Éditions ; commandes auprès de : gabrielle.smet suivi de @bnf.fr Prix : 155 €

 

- --------- mis en ligne le 20/06/2020-------

C'est avec une grande surprise que ceux qui, comme moi, n'étaient pas au courant de sa maladie, ont appris le décès de Franck Lermier survenu le 15 juin 2020 à Caen, des suites d'un cancer.

Musicien jouant de plusieurs instruments, il faisait partie de la Fraternelle et était également connu pour bien d'autres activités musicales dont les stages qu'il avait organisé des années durant chaque été à Caen.

Toutes nos condoléance à sa femme et ses trois enfants


Franck Lermier en 2006 à Saint-Chartier, ici en blanc à droite avec Philippe Cotton en bleu


et en 2018 au Son Continu avec la Frat.

- --------- mis en ligne le 11/06/2020-------

Quelques photos du concert d'Erwan Keravec pour l'ouverture de l'exposition "Folklore" au centre Pompidou Metz ce 11 juin 2020

- --------- mis en ligne le 25/05/2020-------

Maria Mazzotta
"amoreamaro"

Maria Mazzotta est une chanteuse italienne qui bénéficie d'un producteur-tourneur qui croit vraiment en elle et qui assure donc fort bien sa promotion comme en témoigne, entre autre, une chronique passée ce printemps sur France Inter à l'occasion d'un concert parisien. Naturellement toutes les chroniques se focalisent sur la chanteuse mais je préfère commencer par rendre justice à Bruno Galeone, qui l'accompagne sur le présent album, le plus souvent seul à l'accordéon, voire au piano, rarement secondé par quelques discrètes percussions ou un discret didgeridoo. Seule une plage a droit à l'accompagnement plus enlevé de la tammuriata. Lorsque j'écris " sobrement " cela fait référence au nombre d'instruments, à la balance voix-instrument bien équilibrée, à une volonté de rester au service de la chanteuse, mais certains de ces accompagnements , aux couleurs bien italiennes mais pas uniquement, inventifs tout en reprenant des formules traditionnelles, valent à eux seuls l'écoute de ce disque. L'espace ainsi laissé, ou devrais-je plutôt dire aménagé, par l'instrumentiste permet à Maria Mazzotta de poser sa voix dans cet écrin, de jouer de l'émotion. Et si j'emploie le terme de jeu c'est bien parce qu'elle interprète réellement ses chants, entre douceur et douleur, en véritable tragédienne parfois. On pourra disserter sur le fait que ce type d'interprétation soit traditionnel ou non (en prenant garde de ne pas juger sur des critères propres à la chanson traditionnelle française d'ailleurs), il n'en restera pas moins un esprit, un timbre et surtout une émotion qui ne laissent pas indifférents. Mon seul regret est une pochette de CD assez minimaliste (1) où ne figurent pas les textes des chansons ce qui aiderait un peu les non italophones (à l'écrit on comprend toujours un peu) et même pas les noms de musiciens.

J'utilise souvent ce critère de valeur, mais voici un album qui, lorsqu'on le laisse de côté quelque temps, se retrouve avec le plaisir que l'on ressent à retrouver un vieil ami. Et pas seulement sur la première plage : quasiment tout du long...

 

(1) à moins qu'il ne s'agisse d'une version light pour la promotion...

Editeur : Agualoca Records http://wwwagualocarecords.com

Contact : ZeroNoveNove http://www.zeronovenove.com


Yves Cassan - Dominique Manchon
"Se lo vols"

Après un premier album qui apportait une nouvelle couleur à la musique auvergnate, par l'association piano-cabrette, une association presque contre nature mais qui fonctionne tout de même lorsque le pianiste est également cabrettaire, voici un CD dont on se demande s'il ne faut pas le considérer comme un point d'étape, avec ses 6 titres et sa pochette réduite au minimum.

Nous y retrouvons naturellement les duos piano cabrette, un unique duo à deux cabrettes ainsi que, sur trois plages, la belle voix d'Yves Cassan accompagnée au piano, mais viennent s'y adjoindre cette fois quelques petites parties au concertina, Etienne Manchon vient sagement (1) prendre le relais de son père au piano lorsque celui-ci opte pour un autre instrument et Pascal Geoffray vient jouer de l'archet sur une plage et du mandoloncelle sur une autre. Le répertoire est essentiellement traditionnel auvergnat, naturellement un certain nombre de standards, une ou deux compositions d'Yves et, surprise, une chanson non traditionnelle, en français, qui surprend à la première écoute (la voix d'Yves sonnant tellement bien en occitan), sur un texte de Peire Biron dit Norib (1861-1941), agriculteur-écrivain auvergnat pourtant occitanophone...

On retrouvera le goût de Dominique pour les canons sur une partie de scottisch cabrette concertina piano bien balancée...

Mais ma plage préférée demeure " Se lo vols " simplement chantée sur un quasi ostinato de piano aux nombreuses petites variations...

 

(1) J'utilise ce qualificatif car je m'attendais à plus d'expérimentations de la part de ce musicien élevé dans le trad. mais versé dans le jazz et pour qui la musique est une seconde (première ?) nature…

Contacts : cassanycssn suivi de @aol.com

Rappel : "En Tornar"

 

- --------- mis en ligne le 25/05/2020-------

Thierry Legros, Francis Groff et Willy Pourcel
"L'orchestre des courants d'air
Quand les artistes ambulants, chanteurs de rue et marchands de chansons tournaient le quotidien en dérision… "

Que faire lorsqu'au fil des brocantes on a fini par accumuler quelques 1500 feuilles de chansons dont les origines se répartissent logiquement plus ou moins concentriquement autour de son terrain de collecte, donc également de son lieu de résidence ? Il y a aujourd'hui au moins deux solutions pour valoriser ce petit patrimoine : un site internet ou un livre. Et lorsqu'on a la passion de Thierry Legros pour les livres, la seconde solution est retenue et avant même de commencer à le lire, force est de constater que cet ouvrage est fort beau et riche en belles reproductions… Pour cette publication, Thierry s'est associé à un historien local, Francis Groff, auteur de plus d'une dizaine d'ouvrages sur des sujets régionaux des plus variés (jusqu'à l'historique de l'usine Caterpillar suite à sa fermeture) ainsi qu'à un bibliothécaire, Willy Pourcel. Une collaboration qui a permis de creuser les biographies des nombreux personnages que l'on croisera au fil des pages : chanteurs, musiciens, compositeurs et paroliers, éditeurs….

Si j'ai commencé en parlant de l'origine " concentrique " des feuilles de chansons recueillies, c'est que l'ouvrage suit un plan de ce type, partant du général (les marchands de chansons, chanteurs plus ou moins ambulants, les feuilles de chansons…) pour se tourner ensuite plus particulièrement vers la Wallonie et Bruxelles puis de manière plus précise encore sur Charleroi et sa région. Même si vous n'avez pas de lien particulier avec cette région, il est toujours intéressant de lire de telles études locales qui permettent de se faire une idée d'un phénomène à une échelle géographique donnée.

Un ouvrage qui présente donc le double intérêt de présenter très concrêtement un type de pratique musicale disparue et dont on a généralement qu'une idée assez vague et quelques idées reçues, mais également celui de brosser des portraits de personnages souvent hors normes et si vous ne retenez qu'un nom après la lecture de ce livre, ce sera certainement celui de Pharaon Stoquart, dont le nom (véritable nom de naissance) est à l'aune de sa vie et qui restera à la postérité comme compositeur de " La danse du Spirou " (l'écureuil en wallon). Mais gardons-nous de nous limiter à ce " comique excentrique à danse " et retenons également Caroline l'aveugle et Mathieu, ou Emile Lietard un chanteur-compositeur-parolier dont on ne saura s'il fut ou non l'auteur du meurtre d'une chanteuse qui defraya les chroniques locales en 1900. Histoire de se souvenir que le monde musical de l'époque n'était pas toujours des plus calmes…

Editeur : Université ouverte de la Fédération Wallonie Bruxelles (Charleroi)

https://www.librairie-musicale-thierry-legros.be/

 

- --------- mis en ligne le 27/04/2020 transmis par Christophe S -------

"COMPILATION COVID DU MILIEU TRAD/FOLK

Elle vient de sortir cette semaine !

C'est une compilation (en dématérialisée) de 79 morceaux, enregistrés à titre gracieux exprès pour l'occasion durant le confinement par plein de musiciennes et musiciens issus de formations du milieu trad/folk, et dont tous les bénéfices iront à la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.

 

Frères de Sac 4tet y a participé, ainsi que par exemple Jean-Pierre Sarzier, le duo Brotto Milleret, Catherine Faure, et énormément d'autres.

Plein plein de belles surprises musicales de notre petit mais très actif milieu… la classe !

 

Achetez, partagez, c'est pour la bonne cause ! La vente est à prix libre.

le lien pour écouter et acheter : https://covidmegamix.bandcamp.com/releases

la page FB : https://www.facebook.com/covidmegamix"

 

- --------- mis en ligne le 01/04/2020 -------

Disparition de la chanteuse bretonne Louise Ebrel (la fille d'une des soeurs Goadec) et de l'ethnomusicologue également breton Donation Laurent, bien connu notamment pour ses travaux sur l'origine du Barzaz Breizh mais qui avait fait bien d'autres recherches et collectages...

 

- --------- mis en ligne le 18/03/2020 (merci Christian sur Tradonord)-------

Un superbe reportage de près d'une heure et demi qui vous replongera dans le monde folk belge de l'année 1976 (à Champs puis au Temps des cerises" : https://www..sonuma.be/archive/wallodrome-du-27111976

- --------- mis en ligne le 18/03/2020 -------

"Chères et chers amis,

Le confinement n'empêche pas de faire des projets.

Nous donnerons une conférence sur les traditions d'ensonnaillage le vendredi 10 juillet 2020 à 21 heures au château du Plaix des Thiaulins de Lignières.

C'est la veille du festival d'Ars, donc peut-être l'occasion de vous organiser pour y assister.

Bien amicalement

Lionel Dieu et Françoise Barraud

www.apemutam.org dont www.apemutam.org/MemoiresOrales
www.sonnailles.net
Nos audioblogs sur ArteRadio : MemoiresOrales , sonnailles"

- --------- mis en ligne le 18/03/2020 -------

Vu sur France 5 dans le reportage l'Italie vue du ciel, un relativement court passage sur un facteur de vielle à roue du Piémont qui ne m'était pas connu.

 

- --------- mis en ligne le 11/03/2020 -------

Les photos du bal du samedi soir des Rencontres de Socourt 2018

- --------- mis en ligne le 05/03/2020 -------

Les photos du premier bal d'un groupe messin "Labofolk" et trois autres pages de photos sans rapport avec la musique mais je me suis fait plaisir...

 Photos de la soirée avant première du film Le Grand Bal à Nancy le 31 août 2018 suivi d'un petit bal avec Gabriel Lenoir au violon

 

- --------- mis en ligne le 05/03/2020 -------

Mes 1250 photos de l'édition 2018 du Son Continu sont enfin en ligne...

- --------- mis en ligne le 25/02/2020 -------

Vol d'un violon, par effraction dans une voiture, le 20 février 2020, au Cap Sicié près de Toulon (France)

Violon neuf copie Joseph Gagliano. L'instrument est marqué au fer "Guy Tinel 2020" et comporte une étiquette copie "Joseph Gagliano 1760".

L'instrument se trouvait dans un étui modèle "Unoeotto" de la marque Riboni:

Le vol a été déclaré au commissariat de Toulon, no. de PV 00744/2020/003479.

Contact: joellecousin suivi de @ orange.fr

 

 

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La partie fixe de cette page d'infos

ARCHIVES INFOSMUMUSES 2015-16 ET 2009-14

 

 ----------------Chroniques CDs et autres--------------

Voir le sommaire de toutes les chroniques déjà parues

Voir également les pages sur les parutions de CDs et Livres signalées depuis la fin de l'envoi hebdomadaire de ces infosmumuses et non reprises en annexe aux chroniques déjà parues (il ne s'agit plus de véritables chroniques)

 

Mes deux sites :

1) http://musette.free.fr : diverses choses sur la cornemuse, les photos de festivals, le groupe Avalanche... et la présente page...

2) http://jeanluc.matte.free.fr : iconographie de la cornemuse d'une part, instruments à vents divers d'autre part. Une mise à jour est imminente... (dès que je trouve le temps...)

Pour le reste voir ma page de liens http://musette.free.fr/nosliens.htm

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Rappels :

- Trad. Magazine a cessé de paraître mi 2017 mais vous pouvez consulter Des mondes de musique 5 Planetes : https://www.5planetes.com

- Paroles d'Anches (diato) n'existe plus mais tous ses anciens numéros sont disponibles sur http://www.crdb.org

- Pastel (Conservatoire Occitan) : n'existe désormais plus en version papier ni informatique

- Le Carnet du Ménétrier (UGMM : Morvan) http://www.mpo-bourgogne.org : de plus en plus rare malheureusement (on regrette, sur ce point, l'époque de Gérard Chaventon....)

- Boha ! (le bulletin de l'association de joueurs de la cornemuse des Landes de Gascogne) résiste toujours....

- Musique Bretonne (Dastum, bimensuel) http://www.dastum.net également

- Ar Soner, la revue des bagadous a recommencé à paraître fin 2013 et parait assez irrégulièrement depuis...

- Accordéons et accordéonistes a cessé de paraître en même temps que Trad. Magazine

- Utriculus (Italie, théoriquement trimestriel) existe toujours

- Annuario da gaita (Galice, annuel) http://www.realbanda.com également

- Le journal de l'Association des Gaiteros Aragonais : là je ne sais pas...

- Folker (Allemagne) http://www.folker.de

Voir également : ArMen (disponible en kiosque dans certaines régions seulement...), les diverses revues régionales, etc...

 

Si vous avez d'autres infos, faites le moi savoir, je transmettrai à tous.

Voir également sur ma page de liens : http://musette.free.fr/nosliens.htm
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463 abonnés recevaient gratuitement cette lettre chaque semaine jusqu'à juillet 2009
(il suffisait de la demander à
qui la réalisait bénévolement mais c'est fini désormais, j'ai toutefois conservé cette liste de diffusion pour quelques infos plus épisodiques, notamment sur la mise à jour de mes sites, vous pouvez donc encore vous inscrire en m'envoyant un simple message)

 

Ces infos n'ont pas été archivées mais les chroniques sont ici et les citations de la semaine font l'objet d'une page par année en commençant par 2001 avec une page spéciale pour les citations envoyées à l'occasion du 300ème abonné, page qui a fait des petites depuis
 

Quelques précisions relatives à la loi informatique et liberté :

Pour une inscription, la seule donnée obligatoire pour mon carnet d'adresse est l'adresse électronique, le reste : nom, prénom, adresse, activité musicale est cependant le bienvenu afin que je vous connaisse un peu ce qui me permet d'adapter mes infos. Ces données ne sont jamais transmises à des tiers. (lorsque certains d'entre vous me demandent des adresses électroniques, je transfère toujours la demande à la personne recherchée, libre à celle-ci de répondre ou non.).

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