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Jean-Luc Matte
Infos mumuses

Chroniques CD
(11/16)

De temps à autre, l'un ou l'autre d'entre vous me fait parvenir son CD (y compris des démos) afin que j'en parle plus en détail dans mes infos, voici les chroniques ainsi rédigées depuis début 2004 (Tout ceci est indépendant des chroniques que je rédige pour Trad. Magazine).... 


Wim Claeys, Frédéric Paris, Gilles Chabenat, Maarten Decombel

"Live en Flandre"

Voici quatre musiciens qui ne prétendent pas former un groupe comme en témoigne l'absence de nom pour cet ensemble. La pochette nous explique qu'il s'agit tout simplement de la rencontre entre les deux protagonistes du CD de 1995 (déjà…) " De l'eau et des amandes ", Frédéric Paris et Gilles Chabenat, (que je ne vous ferai pas l'injure de vous présenter…) et de deux musiciens flamands alors quasi débutants à l'époque et qui ont fait leur chemin depuis, notamment grâce à l'influence de cet enregistrement du siècle passé ;-). L'accordéoniste Wim Claeys est maintenant bien connu, notamment pour son rôle au sein d'Ambrozijn et Tref. Il joue également depuis quelques années en duo avec Marteen Decombel, certainement le moins connu des quatre larrons ici présents, guitariste et mandoliniste qui tourne également avec le cornemuseux Remi Decker ainsi qu'avec Wim Claeys dans Goze et collabore avec Urban Trad, Ambrozijn, Naragonia etc…

Si, comme je vous le disais en introduction, nos quatre musiciens ne semblent pas prétendre former un véritable groupe et si cet enregistrement est, plus simplement présenté comme l'enregistrement d'un concert de 2005, il en va tout autrement à l'écoute : l'auditeur ne peut que ressentir la véritable symbiose entre les quatre instrumentistes et si la clarinette et, dans une moindre mesure, la vielle, sont parfois un peu plus sur le devant, il y a vraiment une sonorité de groupe qui n'incite pas du tout à réaliser une écoute analytique musicien par musicien. Il est beaucoup plus agréable de se laisser prendre par ce son d'ensemble au service d'une expression présente à chaque note. De plus la qualité de la prise de son est quasiment celle du studio.

Guère de mélodies nouvelles ici mais des reprises de standards bien choisis. L'avantage de s'appeler F. Paris ou G. Chabenat c'est de pouvoir piocher des standards dans son propre répertoire. Ils ne s'en privent pas et ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre, d'autant que la manière dont ils les revisitent justifie ces nouveaux enregistrements. M. Decombel et W. Claeys apportent également chacun un morceau.

" En Flandre " évoque certainement pour certain d'entre vous une scottisch de F. Paris et, pour d'autres, une des plus belles chansons de notre répertoire traditionnel (" Nous irons en Flandre "). Pour ne pas faire de jaloux, les deux se succèdent ici, la seconde dans une version vraiment prenante du début à la fin, avec juste ce qu'il faut de retour au thème de temps à autre. A noter également une très belle reprise de la mazurka " L'anternaire " (tiens, cela s'écrit comme ça !) plus mineure que jamais…

ed. Wild Boar Music

Dist France : L'Autre Distribution

Rappel :

Le quatuor a réenregistré un titre de cet album pour :

Gilles Chabenat et Frédéric Paris : "De l'Eau et des amandes" (Silex 1995 épuisé)

Gilles Chabenat http://www.gilleschabenat.com citons, parmi tans d'autres :

Un album solo chez Ocora "Bleu nuit - Musique pour vielle à roue", qui fut l'un de mes trois premiers CDs lorsque cette technologie apparu sur le marché... (il est daté de1988)

Le traité des songes avec Edouard Papazian

Le duo Trame avec Alain Bonin au piano qui devient trio dans l'opus 2
.

Nohant avec les Thiaulins de Lignières : lire ma chronique dans Trad. Magazine (avec Bravos) :

voir la présentation de son CD avec Didier François "Dans l'oubli du sommeil"

Tondo (Chabenat-Decombel-Pouget) "L'adorable leurre"( 2017)

Il joue également sur "L'arrosoir et le mirliton - chansons coquines du Nivernais" de Jean-Marc Padovani 2005

Il a participé sur deux titres à l'album de Tohu-Bohu (Cric crac compagnie) "Sans commentaire et trois petits points derrière.

Frédéric Paris : voir chronique de CD de La Chavannée

Marteen Decombel avec Wim Claeys : Goze "Gezellig onderuit zonder elektriek" (Kloef Music 2003)

et un second en 2008 "Quand on est bien amoureux"

Maarten Decombel : voir à partir de :

Wim Cleys : voir également Ambrozijn et Tref


Planètes Musiques

"2008"

Comme chaque année à la même époque, l'opération " Planètes Musiques - Nouvelles musiques traditionnelles " vient de démarrer, sous l'égide de la FAMDT, et le présent CD compilation n'en est qu'un des aspects.

Rappelons que cette manifestation visait, lors de sa création il y a quelques années, à la promotion des musiques traditionnelles auprès des médias et, surtout des diffuseurs. Huit groupes bénéficient ainsi d'une mise en avant qui leur permet non seulement de tourner et de se faire connaître, mais également de servir d'ambassadeurs à nos musiques traditionnelles en leur offrant quelques créneaux dans les médias. Et cela fonctionne puisqu'on a ainsi peu en entendre certains cette semaine, par exemple, au " Fou du roi " de France Inter. Précisons que si les premières éditions étaient assez parisiennes (parce que certains programmateurs ne se risquent pas à prospecter dans les salles de province, même lorsqu'ils y oeuvrent…), désormais, après un lancement sur Nanterre, les concerts sont ensuite répartis sur toute la France.

Naturellement, le choix des groupes est visiblement purement réfléchi et tend à un équilibre tant en ce qui concerne les origines géographiques que des styles musicaux. Pour ce qui est de l'origine des groupes, trois occitans tout de même, mais l'un du sud-ouest, (le duo Brotto-Lopez), un du sud-est, (la Mal Coiffée) et un duo Lyonnais (Antiquarks). On pourrait d'ailleurs y ajouter le trio de J.F. Vrod " La Soustraction des fleurs " dont la base de répertoire est auvergnate. Deux groupes représentent la Bretagne : Annie Ebrel quartet pour la Basse-Bretagne et le trio Brou-Hamon-Quimbert pour la Haute-Bretagne. Comme la France ne se limite pas à la métropole, Indestwas Ka présente les musiques trads de la Guadeloupe et, enfin, Wang Li et ses guimbardes est un bon exemple de musicien issu de l'immigration (chinoise) et ayant développé en France un style musical particulier puisant ses sources dans les musiques traditionnelles de son pays et hors des courants commerciaux de la World music. A l'énumération de ces différents groupes, dont la plupart doivent vous être connus, vous aurez certainement remarqué que certains sont explicitement plus novateurs que d'autres, notamment Antiquarks ou La Soustraction des fleurs qui mêle sonorités acoustiques expérimentales et envolées plus mélodiques plus traditionnelles, mais aucun des ensembles présents ne se contente de reproduire la tradition. Mêmes les polyphonies, qui pourraient passer pour traditionnelles auprès des oreilles non averties, qu'elles soient bretonnes ou occitanes, résultent d'arrangements actuels. Quant à Annie Ebrel, si elle chante en solo sur le présent CD (extrait de " Tre ho ti ha ma hini "), faute d'enregistrement déjà disponible de son nouveau quartet, celui-ci comprend l'harmoniciste plutôt jazz O. Ker Ourio, Pierrick Hardy à la guitare et Bijan Chemirani aux percussions : pas vraiment une formation historiquement traditionnelle donc…

Ce CD est une compilation, comportant deux plages de chaque groupe, ce qui est un minimum pour en donner une image pas trop étriquée. Tous les extraits sont tirés de CD commercialisés sauf Brou-Hamon-Quimbert qui ont pioché dans une démo plus récente, leur dernier opus datant de 2002. Je ne les détaillerai pas puisque j'ai déjà eu l'occasion de vous chroniquer certains des disques originaux (Brotto-Lopez, La Mal Coiffée ou Wang Li) et qu'il est sans doute inutile de vous présenter A. Ebrel, J.F. Vrod ou Brou-Hamon-Quimbert (ce qui n'est pas forcément le cas, rappelons-le, pour le public de décideurs culturels et pour le grand public visés par cette manifestation). Personnellement, si j'en avais naturellement déjà entendu parler je n'avais pas encore écouté Antiquarks et j'ai été heureusement surpris, je m'attendais à une musique d'un abord plus ardu. Quant aux gaudeloupéens d'Indestwas Ka que je ne connaissais pas non plus, leur musique est assez traditionnelle et ce sont paraît-il leurs textes qui renvoient au monde actuel mais encore faut-il comprendre le créole…

 

Ed. Modal Plein-Jeu, dist. " L'Autre Distribution "

Toutes infos sur cette édition de Planetes musiques sur la page http://www.famdt.com/creation-actualite.php Lancement les 8-9-10 février à Nanterre

 

Rappel : chronique du CD de l'édition 2007 .


Il est d'ailleurs dommage que le millésime ne soit pas indiqué sur les CDs, est-ce volontaire de peur de ne plus pouvoir les vendre les années suivantes ?

Vous pourrez également remarquer que le visuel a évolué, la trompe des éditions précédentes a laissé place à un haut-parleur, faut-il y voir un symbole ?

....et celui de 2009

 


Boréale

" Mousson"

Boris Trouplin nous avait déjà offert une pochette originale, toute en papier recyclé pour son CD solo, il récidive pour le CD du trio Boreale, avec, de plus, un format en hauteur qui nous change un peu du format 12 x 14,5, et un livret qui se déplie. Mais il serait dommage qu'une présentation originale renferme un CD quelconque et ce n'est heureusement pas le cas : Boréale (dont je vous avais précédemment parlé de la démo) a un son qui lui est propre, voire même plusieurs car selon que Boris est à la musette du centre, à la veuze ou au steel drum, la couleur n'est pas vraiment la même et je ne parle pas de la plage africaine qui n'a rien d'un gadget. Autour de lui, la formation légère mais efficace d'un trio : à se demander pourquoi certains groupes sont si nombreux… Ce trio est donc composé, outre Boris, de Rémy Tatard au chromatique et à la guitare, en accompagnement naturellement mais pas uniquement et de Daniel Detammaecker aux percussions (très variées) principalement mais également à l'harmonica et ce n'est pas non plus une intervention gadget… Ce qui saute immédiatement à l'oreille, c'est, plage après plage, ce beau swing, auquel Boris nous avait déjà habitué du temps de Minuit Guiboles sur des morceaux qui, pour la plupart, sont à danser… Pour les amateurs, la valse à cinq temps est à un tempo tout à fait adéquat. Ne cherchez pas les traditionnels : il n'y en a pas, toutes ces belles mélodies sont signées du trio ou de ses membres avec quelques complicités de musiciens invités dans les arrangements… Des arrangements qui présentent également quelques originalités, qui surprendront peut-être parfois certains, du moins lors des premières écoutes, mais rassurez-vous, rien de trop contemporain, juste ce qu'il faut d'invention pour sortir de la routine…

Autoproduction risboem suivi de @hotmail.com

http://www.myspace.com/borealebal

Rappels :

Boris Trouplin "Troisième souffle"

(et rappel discographique sur Minuit Guiboles)

Boréale : leur CD suivant "Golem" en 2010 :

Puis, en 2015 : "Ebène"


Joanne McIver et Christophe Saunière

"The Three Sisters"

 

Alors que le trio de Patrick Ewen et consorts vient juste de nous sortir un CD " Tri Men " en référence à trois îles auxquelles ils s'identifient, Joanne McIver et Christophe Saunière nous font faire connaissance avec trois sœurs également entre humain et minéral… On aurait pu imaginer l'histoire de trois sœurs, l'une ayant le talent de composer et d'écrire contes et textes de chansons, l'autre celui de chanter avec une très belle voix et la troisième celui de jouer tout aussi superbement des flûtes et cornemuses, mais Joanne McIver cumule, entre autres, tous ces dons (sans négliger le travail qui a permis de les mener à ce niveau)… Pour cet album, elle a donc écrit un conte, qui se déroule naturellement sur l'île d'Arran dont elle est originaire et qu'elle nous décrit en musique album après album. Ce conte, qui figure en fichier pdf sur le CD (en français et en anglais), sert de fil conducteur au différentes plages du CD qui s'inspirent donc des différents épisodes comme le détail le livret. A l'image des compositions de Joanne, le conte est tout à fait dans l'esprit de ceux de la tradition.

L'album me semble laisser une plus grande place au chant que les précédents et, du coup, met davantage en avant l'accompagnement de Christophe à la harpe. Les amateurs de cornemuses (scottisch small pipe et bagpipe) en entendront donc un petit peu moins que d'habitude mais ça n'est pas un problème puisque le reste est tout aussi beau… Comme sur les opus précédents, quelques petits recours à l'enregistrement multiple permettent d'ajouter quelques voix : un peu de tin-whistle derrière le chant ou une discrète percussion… J'aimais déjà beaucoup leurs CDs mais, depuis mes chroniques précédentes, j'ai eu la chance de les entendre en concert (1) et c'est naturellement encore mieux, cela m'a, par exemple, permis de mieux comprendre le jeu de harpe de Christophe et certaines petites astuces qu'il utilise. Aussi n'hésitez pas à jeter un œil sur leur site pour voir s'ils ne se produisent pas près de chez vous puisqu'ils résident en France et si vous êtes organisateurs pourquoi ne pas oser un concert avec les " Tri Men " et " The three Sisters " ?

 

(1) Grâce aux Rencontres de Socourt, voir photos sur http://musette.free.fr/festivals/so06miv1.htm

http://www.mciversauniere.com

Buda musique : http://www.budamusique.com/

Rappel : voir la chronique de leur CD précédent avec leur discographie

Joanne McIver et Christophe Saunière


TAM NA VULINN

"Vestibule"

Faut-il à nouveau vous le préciser, cette maison belge ne met pas davantage de frontière entre les genres musicaux qu'entre artistes wallons et flamands. Chaque nouvel album est donc toujours un inclassable, issus de divers courants musicaux dont généralement une part de traditionnel et une part de jazz, le tout dans une optique très acoustique. A l'auditeur s'il le souhaite de rechercher les références, à moins qu'il ne préfère se laisser mener sans se poser de questions. Ayant à tenter de vous décrire ces albums, je suis forcé d'opter pour la première position. Je pourrai tout simplement vous annoncer que la musique de ce jeune trio est d'inspiration irlandaise et de jazz un peu rock (la batterie n'est pas franchement jazz…) mais ce serait certainement réducteur et vous vous attendriez à entendre jigs et reels, sur une sonorité instrumentale bien connue. Je pourrai vous écrire que la majorité des titres sont des compositions propres auquels s'ajoutent deux trads et quelques reprises de musiciens connus (H. Texier, Marcus Miller…). Mais les choses sont plus complexes, le violon, qui mène souvent l'affaire (1), m'évoque parfois davantage celui de certains groupes bretons, voire le Gwendal de la grande époque. Il flirte parfois avec la musique indienne (plage 10), mais le morceau de bravoure reste un thème de Brassens joliment traité à l'irlandaise et ne se livrant que petit à petit…

(1) le troisième larron est guitariste et joue principalement en rythmique.

Homerecords http://www.homerecords.be


Nico Berardi

"Il Soffio dell'Otre" (maquette)

Il y a quelque temps je vous ai déjà parlé d'un CD démo, de même titre, de ce musicien italien, ancien membre du fameux groupe Uragniaun, compositeur, multi-instrumentiste et, en particulier, zampognaro. Il a désormais avancé d'une étape puisque ceci est la maquette finale d'un CD complet, reprenant les 3 titres de cette démo plus sept nouveaux titres et auquel ne manque sur la pochette que le nom de l'éditeur et, pour nous autres, celui d'un distributeur français. Souhaitons que cela se fasse rapidement (c'est aujourd'hui fait pour la production, cf ci-dessous) car cet enregistrement en vaut la peine tant pour la qualité des compositions de Nico Berardi qui signe tous les titres que pour les arrangements qui ont cette rare qualité d'être à la fois riche et très sobres : riches d'harmonies, de changement d'ambiance, de relance, mais sobres car jamais surabondants, les instruments d'accompagnement intervenant plutôt par touches. Et puis, enfin, N. Berardi nous donne à entendre une belle interprétation tant à la zampogna (moderne, à bourdon variable naturellement, au son assez lisse, pas très sauvage…) mais également aux flûtes, clarinette, accordéon et diverses cordes pincées (merci au multipiste…). Le livret indique qu'il est accompagné non pas par un contrebassiste et un vibraphoniste mais…. par deux de chaque qui doivent donc se relayer…

Mis à part la petite retenue, habituelle dans les enregistrements de studio, qui donne parfois un côté un tout petit peu appliqué, voici un Cd vraiment très attachant.

Contact : Patrizia Fazio 368.3347395

n.berardi suivi de @tiscali.it

Rappel :

Démo et discographie ici

"Il Soffio dell'Otre" (CD final)

Juillet 2009 : Nico Berardi se produit au Château d'Ars et m'offre un exemplaire de son CD qui a trouvé un producteur et qui bénéficie d'une nouvelle présentation. Ne reste qu'à espérer une distribution en France...

Radicimusicrecords http://www.suoniearmonie.it


Rassegna

"Venimos a ver"

Voici un groupe dont j'ai apprécié les deux CDs précédents et dont je m'étonne qu'il n'ait pas encore pris la place qu'il mérite sur les scènes de nos festivals. Tout d'abord parce que leur formation est plutôt originale : 9 chanteurs et/ou musiciens représentant presque autant de cultures différentes sur le pourtour de la Méditerrannée (1), chacun fortement imprégné de ces traditions musicales. Et ensuite (et surtout) parce que cela fonctionne parfaitement, chacun invitant les autres dans son répertoire, dans son style musical, et le reste du groupe suivant naturellement avec talent. A l'image de l'hospitalité, aussi importante à donner qu'à rendre dans certaines de ces cultures le natif de chaque contrée prend les choses en main lorsque le groupe fait étape sur ses propres côtes. Si tout cela ne se fait pas sans influences réciproques, sans échanges (écouter notamment la première plage), il ne s'agit en aucun cas de tout verser dans un pot commun, de mélanger toutes les couleurs de la palette pour obtenir cet horrible couleur kaki que tout peintre amateur redoute de voir surgir de ses mélanges… Non, l'origine de chaque plage reste immédiatement identifiable de par l'alliance d'un style mélodique, voire d'une échelle, des timbres vocaux et instrumentaux, d'arrangements etc... Ajoutons que tous sont des musiciens qui ont de la bouteille et qui jouent ou chantent par ailleurs dans d'autres formations renommées et, pour la petite histoire, la présence (discrète) d'Annie Ebrel dans un style où on ne l'attend pas forcément…

http://rassegna.free.fr/.

Buda musique http://www.budamusique.com

 

(1) Tous ne sont pas natif de la culture qu'ils vivent musicalement mais qu'importe : Bruno Allary : guitariste jazz et de flamenco, Yarmen : chanteuse flamenco, Fouad Didi : chanteur, violoniste et au jouer d'oud de Tlemcen. Cesare Mattina : chanteur napolitain, Georges Mas : clarinettiste, chanteur spécialiste des musiques grecques, Maxime Merlandi : chanteur corse, ancien d'A Filetta, Giramundu et actuellement dans Barbara Furtuna, Carmin Belgodère : chant corse et cetera (nouveau venu dans la formation), Philippe Guiraud, bassiste méridional et, enfin, également nouveau venu dans le groupe, Tony Grisostomi percussionniste de style afro-caribéen (sur les bords de la Méditerrannée en période de très hautes marées ;-)

Deux nouveaux venus donc, pour compenser le départ de René Sette (chant) et Hassan Boukerou (percussions) qui figuraient sur les deux précédents CDs.

Rappels :

"Dominos" 2003 Playa Sound

"Bendida madre" 2004 Playa Sound


André Minvielle

" La vie d'ici bas "

Bien entendu, le titre de cet album doit vous dire quelque chose si vous connaissez un tant soit peu ce chanteur parfaitement atypique. Il s'agit bien entendu du titre de sa chanson phare, écrite sur l'air d'Indifférence de T. Murena et J. Colombo et dont il nous offre une nouvelle version en ouverture de ce CD. Si le livret mentionne une précédente version sur un CD de la Cie Lubat, il omet de le faire pour la plage 3, " De Dame et d'homme ", la chanson que nous avions découverte sur le dernier CD de Marc Perrone et dont ce dernier est tout bonnement l'inspirateur du texte (et le compositeur). Mais, rassurez-vous, il s'agit d'un nouvel enregistrement avec une orchestration différente (c'est Lionel Suarez qui tient l'accordéon). Soit vous connaissez André Minvielle et le présent CD devrait correspondre à ce à quoi vous pouvez vous attendre, avec un phrasé qui me semble gagner en souplesse au fil du temps, soit vous ne l'avez jamais entendu et il me sera difficile de vous décrire le style très particulier de cet acrobate des mots et de la diction, sorte de mélange de Bobby Lapointe et de Michel Legrand mâtiné de Claude Nougaro, avec, comme ce dernier une touche occitane, même si presque tous les textes sont en français (1). André Minvielle s'offre d'ailleurs la mise en musique d'un bel inédit du maître et ami, mais c'est la plage suivante " L'horloger ", écrite et composée par A. Minvielle qui vous rappellera sans doute le plus Nougaro.

Et pour finir précisons que si André Minvielle fait souvent dans la chanson militante, il sait également se faire tendre lorsqu'il conte Léo le créole…

(1) l'Esquinade mêle français et ce qui doit être du catalan si je ne m'abuse, il doit y avoir également une expression occitane par-ci par-là…

Dist L'Autre Distribution

Rappels : Paris Musette vol.1

Compagnie Lubat " Scat Rap Jazz cogne "

Serge Pey André Minvielle, " Nous sommes cernés par les cibles ", Labeluz 2001

Avec Lionel Suarez : "Tandem - Ni un plus un, ni deux" (2011)

Marc Perrone " Velverde " 1998, " Jacaranda " 1995, " Ciné suite ", " Son éphémère passion ", " Les p'tites chansons de Marc Perrone "

Voir discographie plus complète sur http://www.larticole.org/


Les Maîtres de musique d'Arménie avec Anna Mayilyan

"Arakatz"

Si l'Arménie est située au moyen-orient, tout comme la Géorgie voisine, entre la Russie au Nord et l'Iran au sud, elle bénéficie d'une culture bien particulière du fait de sa situation religieuse : région chrétienne en zone musulmane. Sa musique nous est donc tout à la fois culturellement proche et tout à la fois teintée d'orientalisme. L'un de ses instruments emblématique est le duduk, hautbois de perce quasi-cylindrique dotée d'une très impressionnante anche double qui lui donne un son plus proche de celui du saxophone que du hautbois. Cet instrument se joue souvent en duo, l'un des musiciens pouvant ne réaliser simplement qu'un bourdon, mais d'une intensité émotionnelle incomparable avec les bourdons de nos instruments. J'ai eu l'occasion d'entendre ce groupe aux alentours de 2002, dans de très bonnes conditions acoustiques et je peux vous dire que dès les premières notes de duduk en duo, toute la salle a été prise aux tripes et la magie a duré jusqu'à la fin de leur prestation. Comme nous avons de la chance, ils se produisent régulièrement en France et on a pu, par exemple, les entendre à St-Chartier en 2004 (voir photos sur http://musette.free.fr/stchart/ch04armenie.htm). Et en dehors de cela il nous reste leurs enregistrements pour tenter de retrouver cette chaleur. Le duduk est présent ici, mais pas forcément au premier plan, ni en duo. Si vous êtes à la recherche d'enregistrement spécifiques de cet instrument, il faudra essayer de vous procurer le CD de Varazdat Hovhanessian le joueur de duduk du groupe. Artur Grigorian joue des deux types de flûtes, l'une assez aigüe, l'autre, oblique, au beau son rauque. Et puis il y a Anna Mayilyan, chanteuse à la belle voix presque lyrique (rien à voir avec certaines voix très particulières d'Europe de l'Est ou du Moyen-Orient) et dégageant toujours une belle énergie lorsqu'elle chante (1). Instrumentaux et chants alternent ainsi sur le CD, sur fond de jeu de percussion très fin de Robert Durunts et du tar d'Aradi Poghossian.

(1) si elle est présentée comme invitée du groupe, je n'ai jamais vu ce dernier sans elle et de l'ensemble ayant enregistré en 2001 (cf ci-dessous) ne demeurent dans la formation actuelle qu'elle et Varazdat.… Par contre, mis à part le départ de Grigor Arakelyan qui tenait le kemani (sorte de viole de gambe), le groupe présent sur le présent CD est identique à celui qui s'est produit à St-Chartier en 2004.

Buda musique Collection Musique du Monde, distribution France : Universal

http://www.budamusique.com

Rappels :

Les Maîtres de musique d'Arménie, "Concert enregistré en l'église Notre-Dame du Mont le 18 février 2001 à Marseille" qui doit être la version autodistribuée du CD Maîtres de musique d'Arménie " Musiques et chants traditionnels et sacrés " produite par la suite (juin 2002) par Harmonia Mundi.

Varazdat Hovhannisian : "Duduk, sring, zurna" 2001 http://www.saghmos.am/


Bivoac

"En concert"

 Je vous avais, en son temps, présenté le premier CD de ce trio breton qui réunit le joueur de diato Ronan Robert, le sonneur de bombarde et de sax baryton Ronan Le Gourierec et le violoniste Raphaël Chevalier. Un trio bien breton donc, ce qui explique que la première plage soit, après une longue intro où la bombarde s'en donne à cœur joie… une bourrée à 3t sur une cadence classique des bourrées en lignes de nos bal folks. Mais si le présent CD ne présente, à une exception près, que des airs de danse (1), le titre indique un enregistrement en concert et non en fest-noz, ce qui est sans doute plus facile pour la prise de son (très correcte, manque juste parfois un peu de graves, notamment sur le baryton) et je connais des danseurs qui se plaignent dès que les musiciens sortent du schéma mélodique habituel, ce qui est parfois le cas ici, avec des passages en chorus bien délirants Mais comme je ne pense pas que vous allez danser là-dessus dans votre cuisine et que l'enregistrement a eu lieu en concert, avec mise en scène, éclairages etc. nul ne pourra leur en faire reproche… De même que nul ne pourra leur reprocher de mêler compos et traditionnels puisqu'aucun de ceux-là ne figure sur l'album : que du neuf ! Ces trois musiciens étant trois pointures, inutile de préciser que leur technique instrumentale est sans faille et va souvent au-delà, à notre grand plaisir… La principale nouveauté de cet album est l'apparition de parties chantées, sur des textes plutôt bien tournés, par Ronan Robert avec une belle cadence, ses deux collègues assurant les chœurs (là il y a un peu de marge de progrès…).

Une vidéo de 12mn (tout de même mais d'une qualité très " youtubienne " et en plan quasi fixe) vient compléter le CD en reprenant l'une des plages dans une version longue. Malgré le petit format cela permet de montrer le trio en concert, histoire de constater que l'ambiance est chaude et que le public danse sans problème puisqu'il y en a toujours un qui tient toujours la cadence lorsque ses deux compères délirent et que le trio revient très régulièrement au thème… Un petit bonus qui rappelle qu'il est toujours agréable de mettre une image sur la musique…

 

(1) les suivantes sont plus bretonnes : des classiques andro, hanterdro ou ridées à un moins courant bal paludier. Et une suite de polka…

Autoproduction à commander à http://www.bivoac.net (attention bivoac.com renvoie sur un autre site)

Rappels : Bivoac "Koa Ya Kao" dist Coop Breizh

En 2014 est paru celui-ci qui n'a que quatre étoiles en guise de titre :

et quelques rappels discographiques, non exhaustifs, de Ronan Le Gourierec

Au sein du bagad Men Ha Tan, par exemple dans ce CD "Doue Lann" avec Henri Texier L'Oz production 1997

ou celui-ci avec Doudou N'Diaye Rose "Dakar" L'Oz production 2000

Mais également au sein de l'Occidentale de Fanfare sous la houlette de Francis Mousnier

"Entreprise de déménagement Breizh <-> Gasconha" ed. Coop Breizh 1997

"Omar le chauve" ed. Ciré Jaune 2000

"Hopopop" ed Daqui, le label des nuits atypiques 2003

Ou encore au sein du Collectif "Jeu à la Nantaise" en 2013

Et dans bien d'autres projets...


Erwan Keravec

"Urban pipes"

J'ai déjà eu l'occasion de vous parler d'Erwan Keravec qui n'est autre que le sonneur de bagpipe des Nioubardophones (cf la chronique de leur premier CD) . Si j'avais déjà trouvé l'album de ce groupe un peu free, ce n'est rien à côté de celui-ci qui est franchement contemporain : Erwan Keravec y explore en pur solo, sans montage, ni effet, les possibilités sonores de l'instrument quasiment en dehors de toute considération mélodique et, naturellement, de style de jeu traditionnel, quoique certains réflexes restent ancrés et que, par exemple, l'usage des glissandi (non toléré dans le jeu académique écossais) soit très limité. Un album très expérimental donc, qui demande une grande ouverture d'esprit et qui trouvera sans doute plus d'échos dans les milieux de la musique contemporaine que dans celui de la musique traditionnelle. Mais l'amateur de cornemuse se doit d'écouter au moins une fois ces expériences sonores qui utilisent pour elles-mêmes les trilles, qui travaillent sur le côté grinçant de la sonorité du bagpipe dans l'aigü, qui se jouent des bourdons sans hautbois et bien d'autres choses encore. Qu'il apprécie ou pas, l'auditeur cornemuseux ne pourra, dans tous les cas, que convenir du haut niveau technique de ce sonneur , même dans ce jeu non conventionnel… Les vielleux avaient déjà quelques exemples dans ce genre (par exemple les "Tourneries" de Dominique Regef, je ne classe pas V. Clastrier réellement dans ce registre…), les cornemuseux ne sont désormais plus en reste…

http://www.budamusique.com

Rappels : plusieurs albums par la suite dont "Vox" en 2015 ou 2016


Duo Bastringue

"Bruit qui danse"

Nombreux sont les groupes folk qui ont, depuis les années 70 mêlé musiques traditionnelles et musiques plus actuelles, c'est à dire électriques puis électroniques. Certains sont retournés aux sources du musette, mais finalement rares sont ceux qui ont tenté un pont entre musette actuel et musique trad. C'est ce pari que tentent Benjamin Macke au diato et le guitariste Philippe Destanque au sein du duo Bastringue. Rassurez vous, ils ne tombent jamais dans le kitsch et il n'y a pas d'accordéon dégoulinant ici, le diato imposant ses limites, même si Benjamin fait parfois preuve d'une belle vélocité. D'accord, la pochette devrait leur permettre de se placer sans trop détonner dans les bacs musette (1) de même que la reprise de quelques standards tels "Sombreros et mantilles", mais ils cultivent un certain équilibre qui leur évite de verser dans le ringard. Même l'intervention de la "fanfare" (2) demeure très sympathique. Comme souvent sur les Cds jouant le mélange des genres, celui-ci passe également un peu par l'alternance des deux styles d'une plage à l'autre.

Si Benjamin ne m'avait pas vraiment convaincu au sein du dernier CD de Shillelagh, il en va tout autrement ici où il se montre vraiment très performant dans tous les registres, y compris à la batterie puisque grâce à l'enregistrement multiple le duo se ait parfois trio ou quatuor. quant à Philippe Destanque, plus discret, il assure parfaitement son rôle d'accompagnateur tout en s'offrant quelques solos.

Bref, voici un CD qui me plait bien et rien que la plage 6 en vaut l'écoute (reprise de Oblivion d'A. Piazolla)

(1) J'espère également qu'il auront un papier dans Accordéons et Accordéonistes
(2) En réalité une harmonie

Disponible sur le site de Bémol production : http://www.bemolvpc.com

Leur CD suivant, avec Rachel Bazoges


Egschiglen

" Gereg "

 

Nous avons presque tous découvert la musique de Mongolie par des enregistrements de collectages laissant entendre des musiciens solistes, des chanteurs aux voix si particulières (voix de gorge ou voix diphonique) se suffisant d'un auto-accompagnement sur leur vièle à tête de cheval ou petit luth. Des enregistrements qui, je pense, nous ont rarement laissé indifférents par la force que dégageait cette forme d'expression tout à la fois dépouillée, riche de techniques particulières et d'une intensité émotionnelle forte. Mais comme nous autres, les musiciens de Mongolie ont découvert depuis longtemps les charmes du jeu en ensemble, des arrangements à plusieurs voix, des pièces construites avec successions de sonorités instrumentales et seuls les puristes pourront leur reprocher de ne pas se contenter de leur jeu soliste et de s'ouvrir ainsi à un public plus large. Et ce d'autant que des groupes comme Egschiglen font cela avec beaucoup de goût, sans surcharge ni effets inutile, sans recours à des instruments dits actuels, ni occidentaux et en continuant à valoriser ce chant de gorge au timbre si chaud et ses chants diphoniques qui, par delà leur aspect spectaculaire, sont, surtout, très beaux et très prenants. Ces plages très typées alternent avec d'autres sonnant davantage " musique chinoise " à nos oreilles, notamment par l'usage du luth et d'autres timbres de voix, travaillées différemment.

Une petite surprise vous attend à la dernière plage du CD dont les premières notes sonnent très valse de Bohême… et les suivantes également. Un coup d'œil au livret nous permet de comprendre : ces mongols vivent actuellement en Bavière et se sont amusé à interpréter un chant de Franconie sur leurs instruments, tout en respectant le style local et en le chantant en allemand avec passages en chant diphonique …Amusant et plutôt réussi…

Dist L'Autre Distribution


Familha Artus

" Orb "

" Nous jouons ce que nous sommes " annonce une petite phrase dans un coin de la pochette… Et que sont-ils, sinon des musiciens actuels doués, se frottant avec les nouvelles technologies électroniques, ne négligeant pas des techniques déjà un peu moins nouvelles (électriques, distorsion…) utilisée depuis maintenant près de 30 ans par le mouvement revivaliste. Mais ce sont également des musiciens occitans de la seconde génération, élevés par des pionniers du renouveau de la musique gasconne toujours en activité (1), mis en contact dès le plus jeune âge non seulement avec ces réinterprétations mais également avec les sources et tout cela s'entend ici, notamment dans les parties chantées. Ce type de mélange trad-musique actuelle qui n'a rien d'original en soi depuis belle lurette, vise trop souvent à dissimuler une connaissance très sommaire de la musique traditionnelle. Cela peut être également un consensus mou entre ces deux pôles. Il n'en est rien ici avec ces jeunes musiciens qui maîtrisent aussi bien les instruments acoustiques que les traitements électroniques et qui font cohabiter les deux sans crainte des contrastes. Une démarche intéressante, mais à réserver à ceux qui ne craignent pas les sonorités actuelles et le mélange des genres. Le livret ne précise pas si tous les morceaux sont traditionnels, en tout cas l'auditeur en reconnaîtra quelques-uns, tirés notamment des collectes d'Arnaudin.

(1) Jean Baudoin est d'ailleurs le facteur de certains instruments plutôt originaux utilisés par Familha Artus.

Dist l'Autre Distribution

http://familha.artus.free.fr/


Didier Laloy

[Pô-Z]s

 

La pochette présente différentes photos de poisson rouge, ce qui est sympathique au premier abord mais l'est un peu moins en y regardant de plus près car ce poisson est dans un mixer de cuisine, ce qui doit sans doute faire référence à l'expo de l'artiste contemporain chilo-italiano-danois Marco Evaristti qui après avoir exposé des poisssons rouges dans des mixers branchés, avait tenté de teinter le Mont-Blanc en rose (pochette du prochain CD ?)… Mais revenons au contenu musical de ce CD, un peu moins conceptuel que ces " performances ", tant mieux pour nos oreilles… Didier Laloy est un musicien prolifique (en nombre de Cds à son nom ou en collaborations diverses), au risque parfois de s'épuiser un peu, de manquer d'inspiration nouvelle. Ce n'est pas le cas ici et ce CD est un très bon cru, sans doute parce qu'il a su bien s'entourer et renouveler ainsi son propos musical. Sans doute également parce que ce CD est issu d'un spectacle, dont il n'est, d'après une amie qui a eu la chance de le voir, qu'un pâle ersatz… mais pour l'auditeur qui, comme moi, n'a pas vu la version scénique, il s'agit d'un enregistrement qui à aucun moment ne manque de cohérence du fait de l'absence du visuel pour lequel il a été conçu. Il en résulte, par contre, un CD très varié, qui va de la valse musette un peu façon Tiersen à des choses plus jazz (avec le saxo de Philippe Laloy) ou plus actuelles en passant par un solo de piano et bien d'autres choses dont une chanson en anglais un peu à la L. Cohen pour clore le tout. On retrouve également dans le premier morceau un petit passage dont les harmonies rappellent la valse chinoise de J. Colombo et al. (1). Faut-il féliciter l'arrangeur ou l'ingénieur du son pour avoir réussi à concilier un sonorité globalement assez riche, sans pour autant noyer les instruments et le diato en particulier, dans la masse ? Les fans de Didier Laloy pourront donc profiter de toutes les finesses de son jeu de diato et de son toucher. Il n'y a que la polska dont l'interprétation me semble un peu lourde, pas vraiment dans l'esprit de ce type de répertoire…

(1) que Didier Laloy avait d'ailleurs interprétée à ses débuts, sur le premier CD de Panta Rhei. On retrouve d'ailleurs sur le présent CD une de ses complices d'alors : Kathy Adam au violoncelle

Wild boar music coll. Alea http://www.wildboarmusic.com

Dist L'Autre Distribution

Rappels (très partiels) : son précédent CD : Cryptonique

ainsi que d'un autre duo avec le pianiste Jean-Christophe Renault

2011 : Bruno Le Ton et al "Accordion Samurai"

Invite...s (avec de nombreux invités comme le titre l'indique)

2014 : duo avec Kathy Adam "Belem"

et voir également la discographie de Panta Rhei

2017 : participation à l'album de Ialma "Camino - de Bruxelles à Santiago"


 

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