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Jean-Luc Matte
Infos mumuses

Chroniques CD
(10/15)

De temps à autre, l'un ou l'autre d'entre vous me fait parvenir son CD (y compris des démos) afin que j'en parle plus en détail dans mes infos, voici les chroniques ainsi rédigées depuis début 2004 (Tout ceci est indépendant des chroniques que je rédige pour Trad. Magazine).... 


La Machine

" Il est encore temps"

Il est toujours délicat, pour un groupe dont le premier Cd a reçu un accueil très favorable, de négocier le second album sans décevoir. Je peux tout de suite vous rassurer, celui-ci est de la même trempe que le premier, avec même un peu de maturité en plus… On y retrouve les quatre mêmes compères et le quartet fonctionne toujours aussi bien, l'entente de Gregory Jolivet à la vielle et de Julien Barbances aux cornemuses ou au violon est si évidente qu'on a souvent l'impression d'un seul instrument. De leur côté, Jean-Laurent Cayzac à la contrebasse (et violoncelle) et Marc Riou sur ses congas et autres percussions, s'entendent également fort bien et assurent un accompagnement tout à la fois efficace sans jamais être redondant. Dès ses premières apparitions au sein de "Tradicelte ", il a été évident que Gregory Jolivet fait partie de ces musiciens très doués et inventifs mais il aura fallu attendre La Machine pour qu'il donne enfin toute la mesure de son talent, entouré d'autres musiciens de sa trempe. Il est d'ailleurs intéressant des les voir en concert afin de bien se rendre compte de tout le boulot qu'il réalise au sein de ce groupe, notamment dans les passages en accompagnement du chant. Parce que, naturellement, Julien Barbances, dont il est inutile que je vous reparle des qualités d'instrumentiste après la sortie récente de son CD solo (1), assure à nouveau les parties chantées de sa drôle de voix. Un type de voix auquel je n'accroche pas d'habitude, mais avec lui cela fonctionne, sans que je puisse m'expliquer pourquoi… Le CD débute par deux purs instrumentaux, de quoi juste se demander s'il aurait, par hasard, renoncé à chanter… puis vient une plage 3 à la mélodie très simple, presque en forme de comptine, histoire de se mettre en voix. Avec la plage suivante on retrouve avec plaisir sa manière toute particulière de syncoper les chansons à danser et de vous les mettre ainsi en tête de telle sorte que vous aurez ensuite le plus grand mal à chanter la version " normale ". Et puis, surtout, un peu plus loin, on le découvre capable de chanter avec le même talent de poignants conseils à une jeune mariée, accompagné pour l'occasion par l'accordéoniste invité David Lecrot. Et ce ne sera pas le seul exemple puisqu'il reïtère ce type d'ambiance plus grave, avec ses compères habituels cette fois, avec " Virginie " les larmes aux yeux…

Leur premier CD avait été un coup de cœur pour moi et il fait partie des CDs récents que j'ai le plus écouté, il risque d'en être de même pour celui-ci…

(1) cf ma chronique avec Bravos dans Trad. magazine n°115

http://www.lamachine.info

Dist L'Autre Distribution (à partir du 8 décembre 2007)

Rappel :

Voir à partir de la chronique de ce premier CD

 


Voyage en Tziganie

"Terminus"

CD +DVD

 

J'apprécie décidément bien le concept du DVD associé au CD : si le visionnage du DVD demande de prendre son temps, d'être assis à la maison devant son écran etc… il permet une bonne prise de contact avec le contenu du CD et permet d'apprécier d'autant plus les écoutes ultérieures de celui-ci sur son baladeur, dans sa voiture ou même à la maison, en vaquant à diverses occupations. Remarquez qu'il est un moyen encore plus intéressant de parvenir au même résultat et qui existait bien avant l'invention du DVD et même de la télé : le concert ! Mais bon, s'il faut attendre d'avoir l'occasion de voir un groupe avant d'acheter son CD, les ventes vont encore baisser. Et lorsqu'il s'agit d'un CD multigroupes comme ici c'est encore pire. Saluons donc l'existence de cet ersatz…

Le DVD est ici divisé en quatre documentaires (on se demande un peu pourquoi d'ailleurs…), un premier d'une demi-heure environ puis trois plus courts, qui nous donnent à voir des images du festival parisien " Voyage en Tziganie " (1) où ont été enregistrés ces différents groupes (il ne s'agit nullement d'une compil d'enregistrements préexistants), dans une ambiance visiblement assez chaude prodiguée par un public jeune (un doc à garder comme témoignage ethno pour les générations à venir…). Un morceau entier de chaque groupe est filmé et le tout est entrecoupé d'interviews parfois entremêlées, de bribes de concerts, d'aperçus des coulisses etc… Le tout se tenant parfaitement.

Le CD reprend d'autres morceaux de ces mêmes groupes et nous propose un voyage varié au sein de la " tziganie ", pas forcément dans l'ordre géographico-historique du film Latcho drom… mais on y retrouve bien les tziganes de l'est aux tempis déchainés, les rythmes flamenco, une voix du Rajasthan sur ces modes et mélismes si particuliers etc… Les groupes présents sont également souvent de ceux qui prennent des libertés avec la tradition. Si les mentions du livret faisant état de rock, électronique ou hip-hop sont un peu exagérées, on y trouvera, par exemple quelques exemples de chanson française à la mode tzigane.

Groupes participants : Kal, Angelo Debarre & Rodolphe Raffalli Trio, Shaban Bajramovic, La Caravane Passe (qui sort un nouvel album "Velkom Plèchti" en ce moment), Juan Polvillo Quartet, Hartner, Les Blérots de R.A.V.E.L, O'Djila, Les Yeux Noirs, Valentina Casula & Jean-Luc Roumier et Bratsch

(1) festival né en 2000 et qui a donc tenu sa 8ème édition en juin 2007

Dist l'Autre Distribution

Rappels : ce CD+DVD est le troisième et, théoriquement, le dernier d'une série :

Voyage en Tziganie 1 CD+DVD

Voyage en Tziganie 2 Double CD

Auquel il faut ajouter un opus 0 (CD) gratuit… mais naturellement épuisé

http://cd.tzigart.com


Manu Kerjean

Coll " Grands interprètes de Bretagne " vol. 2

Enfin ! Il aura fallu attendre une bonne trentaine d'années pour voir un disque complet consacré à l'un des plus réputés des chanteurs traditionnel breton. Manu Kerjean avait appris son premier répertoire en famille et débuté dans les années 20 en chantant au sein de la chaîne. Natifs du pays Fisel où le sens de la compétition est affirmé, son frère et lui remportaient quasiment toujours le tabac mis en jeu lors des soirées où ils chantaient. Agriculteur, ses activités de chanteurs connurent des hauts et des bas en fonction des événements de sa vie privée mais également des modes. Le renouveau des festou-noz dans les années 50 lui fera reprendre le kan-ha-diskan, sur scène cette fois-ci, puis le revival des années 70 amènera chez lui de jeunes chanteurs avides non seulement de répertoire, mais également de technique traditionnelle et de bien d'autres choses qu'il saura transmettre à des gens comme Erik Marchand, Yann Fanch Kemener, Annie Ebrel, Alain Leclère, Nolwen Lebuhé…. Je ne fais que vous résumer ici une biographie détaillée par Yves Labbé dans le livret (véritable petit livre, comme à l'accoutumée chez Dastum), puis en partie reprise par Erik Marchand qui la complète par le regard particulier qu'il a pu avoir en cohabitant pendant plusieurs années avec Manu Kerjean, ce qui lui permet également quelques intéressants points de vue sur l'homme, son fameux style, son répertoire, fisel naturellement mais empruntant également aux pays voisins etc. Y.F. Kemener, A. Ebrel et A. Leclère et Marcel Guilloux apportent eux-aussi, plus brièvement, leurs témoignages.

Enfin ! Car le livret nous apprend que Manu Kerjean aurait du se voir consacrer un 33 tours chez Ocora sur proposition de C. Perrier. Puis, à la fin des années 1990, une association s'est montée dans le but de financer l'édition d'un tel disque. Il aura donc fallu attendre une trentaine d'année et dix années malheureusement après sa disparition pour que ce chanteur tant attaché à transmettre, puisse enfin être écouté par tous. Mais l'accès à ses enregistrements ira bien au-delà de la diffusion de ce CD qui en rassemble les meilleurs exemples puisque Dastum a mis en ligne sur son site d'autres enregistrements.

Avec tout cela je ne vous ai pas réellement parlé du contenu de la galette, de ces enregistrements principalement sélectionnés par E. Marchand et généralement enregistrés en situation, c'est-à-dire en fest-noz, avec le brouhaha de la foule et le bruit des pieds des danseurs, une qualité sonore loin de celle des studios, mais avec une ambiance et une énergie qui ne saurait être recréé hors contexte. Hormis quelques chants à écouter (dont un interprété par son épouse qui était également une chanteuse), tous les chants sont naturellement interprétés en couple, avec Lommig Doniou d'une part, son compère depuis les années 50, mais également avec Erik Marchand, Y.F. Kemener ou A. Ebrel (un seul enregistrement avec cette dernière, mais quelle énergie…)

http://www.dastum.net

Rappel : volume 1 de cette collection était consacré à Jeannette Maquignon, chanteuse du Pays de Redon


Troad

"Effervescence"

 

Remercions d'abord la ville de Loon Plage (près de Dunkerque) et son festival Het Lindeboom dont le tremplin (1) permet, chaque année, au groupe lauréat, d'enregistrer un CD démo. Certains, comme Troad, en profitent, en complétant l'investissement, pour réaliser un véritable CD. Tant que nous y sommes, remercions également le jury d'avoir désigné un groupe comme celui-ci (2), tout en nuances, sans esbrouffe, dans un répertoire qui ne se veut pas à danser, même si l'on reconnaît par ci par là des rythmes connus. Au premier abord, Troad (à ne pas confondre avec les Rhône-alpins de Toad…) apparaîtrait presque comme un clarinettiste soliste (Dylan Gully) accompagné d'un guitariste, Nicolas Hernigou, et d'un diatoniste, Walter Henno. La clarinette, de par sa sonorité et ses côté monodique, assure en effet presque constamment les parties mélodiques au premier plan, laissant le guitariste assurer quelques pickings quasi uniquement dans des intros qui donnent envie d'en entendre davantage. Quant au diato, il semble également se plaire dans un rôle harmonico-rythmique et vient de temps à autre doubler discrètement la clarinette ou, lui aussi, profiter des intros. Mais l'important est que tout cela forme en réalité un trio ou chacun assure parfaitement son rôle. La clarinette a visiblement des affinités avec le genre klezmer mais évite d'en faire trop dans ce style (pas de virtuosité gratuite, ni de clarinette dégoulinante de notes) et n'hésite pas à se frotter à d'autres inspirations traditionnelles. A deux standards près, joliment revisités d'ailleurs, toutes les mélodies sont d'ailleurs des compositions qui ne cachent pas leur inspiration dans différentes traditions, mais le trio a un son bien à lui qui donne à tout cela une certaine unité.

Un CD plutôt paisible, mais pas soporifique pour autant.

(1) qui n'est d'ailleurs pas réservé aux groupes locaux, qu'on se le dise…

(2) Soyons clair : ne sachant pas qui étaient les autres concurrents et n'étant pas présent, je ne prétends naturellement pas juger de la pertinence du choix du jury, mais je constate tout de même qu'il est heureux qu'un groupe de ce style ait ses chances lors d'un tremplin… et le présent CD confirme qu'ils méritaient d'être soutenus.

Wild Boar Music coll. Alea

http://troad.free.fr

Rappel : le CD suivant de Dylan Gully au sein Lazik : Lire la chronique ici

ainsi qu'au sein de Txutxukan "Surf the river Lee"


Dazibao

"E40"

Si vous avez déjà leur premier CD ou si vous les avez vus en concert, vous savez que Dazibao est un groupe belge bâti autour des diatos de Sophie Cavez et Jonathan de Neck. Et pourtant, à l'écoute de ce second opus, on n'a vraiment que rarement l'impression d'entendre deux diatos : jouent-ils en unisson parfait ou bien à tour de rôle, ou encore l'un la main gauche et l'autre la droite ? Cela reste un mystère pour moi et il ne me reste plus qu'à les voir en concert pour mieux comprendre… Karim Baggili, trop occupé par ses propres projets musicaux, ayant quitté le groupe après le premier CD, le quartet est devenu non pas un trio… mais un quintet, avec l'arrivée d'Emmanuel Baily aux guitares et de Vincent Noiret, à la contrebasse naturellement. Les percussions sont toujours tenues par Jo Zanders qui alterne d'une part le jeu sur batterie, dans un style plutôt jazz, discret et inventif, davantage en douceur sur les cymbales que sur les tambours, et, d'autre part, le maniement de diverses percussions également bien adaptées aux sonorités du groupe et toujours avec recherche et discrétion. Guitares et contrebasse complètent fort bien les accompagnements et permettent aux diatos de s'exprimer, tout en disposant, de temps à autre, d'espaces d'expression propres. Sophie Cavez et Jo Zanders nous ont offert récemment l'album à danser " Luna " avec leur groupe KV express, Dazibao est résolument d'une inspiration différente, même si on y retrouve certains accents : si la référence aux musiques traditionnelles et toujours bien présente dans ces diverses compositions, il s'agit ici de musique à écouter, loin de la rigueur de la structure AABB des morceaux à danser, avec une liberté dans les tempos, avec des chorus et également des pauses pour respirer, des changements d'ambiance, des moments plus contemporains, surtout lorsqu'interviennent les deux invités, Steven de Bruyn à l'harmonica particulièrement et également Karoline de la Serna au chant. Mais rassurez-vous, si vous avez un peu de mal avec les musiques expérimentales, ces épisodes ne durent jamais très longtemps et le style mélodique revient rapidement, au sein de ces mêmes plages.

Homerecords http://www.homerecords.be

Rappel : Dazibao vol 1 : "alma" Homerecords, dist France : L'Autre Distribution

Vincent Noiret voir à partir de Nisia "Eredita" (2013)

Jonathan de Neck
Tali Toké "Tali Toké"


et

Diab Quintet -"Seagull Tango"

- Participation également au triple CD Documenta de Laïs

- et aux albums "Poussière" de Ballymurphy, La première porte de Géraldine Cozier et "Zahori" de Raphy Rafaël.


Chants des marins bretons

" De Cancale à Paimpol"

 

Voici un CD collectif dont le livret bien documenté est un premier signe de sérieux, dans un domaine très en vogue en Bretagne actuellement comme j'ai pu le constater cet été (presque autant de soirées chants de marin que de festou-noz au programme des différentes fêtes locales, en bord de mer naturellement…) mais où le meilleur côtoie parfois le pire. Ces enregistrements, fort heureusement, nous rappellent plutôt la fameuse Anthologie du Chasse-Marée (la présence de Michel Colleu n'y est sans doute pas pour rien) et on en doit pour partie la paternité à l'association Phare-Ouest, organisatrice des bordées de Cancale (1).

Ce CD est très homogène tout en présentant paradoxalement une belle diversité.

Très homogène naturellement car dédié à un répertoire particulier et à un secteur géographique bien défini : la côte nord-est de la Bretagne, de la limite ouest de la baie du Mont-St-Michel (Cancale) à la limite ouest de la baie de St-Brieuc (Paimpol) en passant, naturellement par la baie de St-Malo et une incursion à Jersey. Homogène du point de vue de la langue, puisque nous sommes en Haute-Bretagne (quoique Paimpol doit être déjà du côté bretonnant), et que les chants sont tous en français (je n'ai pas relevé trace de gallo). Homogène car n'utilisant qu'un répertoire attesté traditionnellement (si on y retrouve une chanson issue du répertoire de Botrel, celle-ci a été digérée par la tradition tant pour le texte que pour la mélodie).

Il est, enfin, une constante au fil des plages, de bon aloi : le choix d'accompagnements instrumentaux toujours discrets laissant les voix et le texte en avant, ce qui n'interdit pas une certaine recherche.

Mais cet album présente également une grande diversité : il alterne chants à répondre à pleine voix et chants plutôt sur le mode de la complainte, les deux pouvant d'ailleurs également commenter la dure condition de Terre Neuvas, la pêche à la morue au large du Canada étant, à, l'époque, l'activité majeure de ces ports du nord de la Bretagne. Mais comme le rappelle le livret, il existait également une activité de pêche par cabotage, voire de pêche à pied et outre Terre-Neuve, les navires de grande pêche se dirigèrent en nombre vers l'Islande du milieu du XIXème aux années 20.

Diversité également des voix, celles qui ont indubitablement du métier de celle de B. Subert qui ouvre le Cd à celle de Charles Quimbert qui le clos en passant par nombre d'autres chanteurs-collecteurs renommés qu'il serait trop long de citer ici. A toutes ces voix mâles se joignent également de voix féminines bien moins courantes dans ce répertoire et qui s'en tirent fort bien : celles des jeunes " Pirates " et notamment celle d'Héloïse Chambrin, mais également celles des Lif 'Fredaines. Et sans oublier quelques ponctuations par de courts enregistrements de collectage de marins ayant navigué au début du siècles sur ces bateaux…

Diversité des contextes d'interprétation originaux puisque le répertoire va des chants de travail et autres chants de bord à un cantique interprété à l'église au son de l'orgue.

Diversité des thèmes puisqu'il intègre non seulement des chants sur le quotidien des pêcheurs terre-neuvas proprement dit mais également un chant de grève de ceux-ci, le chant des marins d'un navire d'assistance de la marine nationale, deux complaintes sur l'activité de ceux qui oeuvraient à terre à Terre-Neuve, quelques narration de faits de guerre etc…

La mention " volume 1 " sur la pochette augure d'autres opus qui devraient nous permettre de faire le tour de la Bretagne dont on sait que les activités maritimes varient d'un secteur côtier à l'autre.

(1) lire l'article sur l'association Phare-Ouest dans le numéro 204 de Musique Bretonne

Phare Ouest http://www.lesbordees.com

Dist l'Autre Distribution


Cabrettes et Cabrettaires

"Le disque du cinqnantenaire"

Je vous avais signalé la parution de ce CD l'an dernier, celui-ci ayant été publié à l'occasion du cinquantenaire de l'association auvergnate de Paris " Cabrettes et cabrettaires " fondée en avril 1956. Le livret fait, naturellement, un petit historique de cette association aujourd'hui présidée par Victor Laroussinie. Ce CD n'est nullement une compilation mais bien un ensemble de 20 enregistrements originaux d'autant de membres de l'association et il est tout à fait intéressant d'entendre la diversité des styles et des sonorités (d'autant que tous ne jouent pas dans la même tonalité, deux utilisent la chanterelle, certains s'accompagnent par frappement de pieds…). Les conditions d'enregistrement diffèrent un peu d'un cabrettaire à l'autre à l'autre et l'une des plages, notamment, présente une réverbération assez forte qui, associée à la présence d'une chanterelle, donne un son qui me fait penser aux enregistrement d'Olivier Daviau sur une grande cornemuse à miroirs.. . Je me suis amusé à faire une première écoute en aveugle, en notant mon avis sur chacune des plages, puis, après seulement, j'ai mis en regard les noms des cabrettaires, que je ne connais d'ailleurs pas tous. Pas de surprise, avec les vrais ténors de l'instrument, généralement irréprochables tant dans la précision du style que dans la construction de l'arrangement. Pour les autres, si le niveau est plus qu'honorable, ce qui n'est déjà pas rien sur cette cornemuse qui demande un niveau technique très pointu, s'il n'y a pas de véritables fautes de goût et si cela sonne toujours vraiment bien cabrette (mis à part le cas cité ci-dessus), il est intéressant de constater que les petits défauts se situent souvent dans un excès d'ornementation ou dans la systématisation de certains de ceux-ci et, dans un ou deux cas seulement, sur des cadences que je ne ressens pas ainsi.

Et puis il y a quelques belles découvertes pour moi au sein de ces enregistrements, des musiciens dont le nom ne m'était pas inconnu mais que je n'avais pas encore vraiment entendus et dont l'écoute ici m'a donné envie d'en entendre davantage, je citerai en particulier Pascal Pichonnier et d'autres dont le nom ne me disait rien mais dont l'enregistrement a également éveillé ma curiosité , par exemple Yvonne Franques et Aurélien Vadier.

 

Liste des participants, dans l'ordre des plages : Jacques Berthier, Jean-Louis Fournier, Roger Aldebert, Christian Boissonnade, Pierre Ladonne, Yvonne Franques, Guy Letur, Michel Pomier, Victor Laroussinie, Franck Seguy, Didier Pauvert, Stéphane Charpentier, Domnique Paris, Michel Esbelin, Pascal Pichonnier, Xavier Hoiret, Jean-Michel Héricourt, Aurélien Vadier et François Lazarevitch.

Cabrettes et cabrettaires http://cabrette.cabrettaire.free.fr

Marianne Mélodie http://www.mariannemelodie.com

 


Frédéric Paris -Petite Alouette

"Belle pomme d'or"

Second CD de F. Paris à direction des enfants, mais d'une tonalité assez différente du premier : si celui-ci était surtout vocal, assez intimiste, le second accorde un rôle bien plus important aux instruments et l'on retrouve la patte instrumentale du musicien-arrangeur de la Chavannée, à l'accordéon comme à la clarinette et sur pas mal d'autres instruments. L'écoute du CD donne d'ailleurs l'impression qu'il est bien entouré mais la consultation du livret fait comprendre que l'enregistrement multiple a été fort bien utilisé. Le paradoxe que F. Paris à réussi à résoudre a été de construire des arrangements assez sophistiqués mais toujours d'une apparente simplicité et ne venant jamais gêner la compréhension des textes. Ces derniers sont d'ailleurs servi par une belle diction du chanteur et des chanteuses de tous âges…. Dans les années 70, il était de bon ton, pour le naturel, de faire intervenir au sein des disques pour enfants, des gamins braillant plus ou moins juste. J'avoue ne jamais avoir beaucoup apprécié ce concept. Ici vous pourrez constater que deux fillettes de 4 et 5 ans peuvent chanter avec naturel, juste et avec un bel ensemble. Quant à leurs aînées de 10 à 13ans, elles nous donnent des assurances sur la relève en Bourbonnais. (mais je ne vous ai pas encore dit que 7 des 11 protagonistes de ce CD se nomment Paris…)

La patte toute particulière de Frédéric se retrouve également en matière de recherche de répertoire, d'arrangement de celui-ci, de création de nouvelles paroles sur des airs traditionnels ou vice-versa etc....

Mes enfants sont maintenant bien trop grands pour que j'ai pu tester l'efficacité du CD sur eux mais si je ne peux donc vous garantir l'accroche des enfants (il faudrait être présomptueux pour la supposer à leur place…), je peux en tout cas vous assurer que les parents ne leur passeront pas ce CD à contrecoeur et qu'il garderont avec plaisir certaines mélodies en tête…

Modal Pouce (http://www.famdt.com)

Dist l'Autre Distribution

Rappels : Eveline et Frédéric Paris " Petite alouette " AMTA 1996

Voir également l'album "Catherine Paris chante Madame la Poule" (2011)

Et naturellement, tous les CDs de la Chavannée

et autres enregistrements de F. Paris de "Rue de l'Oiseau" à son CD duo avec Gilles Chabenat "De l'Eau et des amandes" (Silex 1995 épuisé)

CD qui donna lieu quelques années plus tard à cette version franco-flamande dont vous pouvez lire la chronique :

en passant par de nombreuses participations à des CDs d'amis ou CD collectifs comme :
Accordéon 94 (AMTA 1994)

et pour tout le reste voir sur http://www.amta.com.fr/fr/musiciens/musicien.asp?codemusicien=2

sans oublier la K7 d'Eveline Paris et Solange Panis (AMTA coll. Esquisse 1994)


Chicoten VII

" Pirineos Magicos "

Ce CD fait suite à l'aventure du CD " Pirineos Perinés Pireneus Pyrénées " auquel j'avais attribué les " Bravos " dans Trad. Magazine. Rappelons que ce premier CD était le résultat d'une rencontre entre quelques éminents musiciens gascons (dont le regretté Christian Lanau) et aragonais (du groupe " Biella Nuei " notamment). Deux des protagonistes de cette aventure, Crestian Josuèr et Luis Miguel Bajén, tous deux joueurs de flûte à trois trous et tambourin à cordes ont eu envie de prolonger l'échange et de l'approfondir en sortant de la scène et du studio et en partageant, sur une période bien plus longue, des instants de rencontres, d'enregistrement sur le vif, chez l'un et l'autre, c'est-à-dire d'un côté et de l'autre des Pyrénées. Ainsi est né ce second opus, présenté, comme le premier, sous forme d'un beau petit livre à couverture rigide et agrémenté de belles photos. Au fil des plages, les deux compères nous convient, en divers lieux, à rencontrer chanteurs et musiciens, non pas vraiment des anciens, il ne s'agit pas d'un CD de collectage, mais des musiciens d'aujourd'hui. C. Josuer et Luis Miguel Bajén ont d'ailleurs le bon goût de ne pas être omniprésent, ce qui nous vaut, par exemple, le plaisir d'écouter chanter en solo Lionel Dubertrand ou Crestiana Mosquès. Une belle démarche mais ce CD est un peu frustrant tout de même car un enregistrement ne saurait restituer l'ambiance d'une soirée, le plaisir d'une rencontre, d'autant que la sonorité des enregistrements a quasiment la propreté de celle du studio, à quelques défauts de mixage près et ne rend donc pas vraiment la chaleur du live… Pour la petite histoire, une plage parle de la boha puis la fait entendre, j'espère qu'elle ne va pas contribuer à faire croire que cet instrument des Landes de Gascogne était joué dans les montagnes pyrénéennes…

Editeur occitan : Menestrers Gascons http://www.menestrersgascons.com

Editeur espagnol : Prames http://www.prames.com

Rappels :

C. Josuer a fait partie du groupe "Subèr Albèrt" puis de Verd e Blu et a participé aux CDs " Ompra O So ? ", Musicas a dançar " et " Baladas e danças "

C Josuer : " Branlo Navèth "

C. Josuer avait déjà participé à l'aventure du livre-CD Chicoten V " Pirineos Perinés Pireneus Pyrénées "

Quleques interventions sur le CD de Denis Frossard dont vous pouvez lire la chronique

Voir petite bio sur http://perso.orange.fr/domenja.lekuona/menestrers/josuer.html


La Mal Coiffée

"Polyphonies Occitanes"

Les groupes de polyphonie vocale se sont multipliés ces dernières années dans le sillage des formes traditionnelles (groupes corses par exemple) ou des précurseurs telle Giovanna Marini, Mélusine, puis plus récemment avec des groupes phare comme le Corou de Berra, Roulez Fillettes, Evasion puis, les Manufactures Verbales, Lo Cor de la Plana etc... Il n'en demeure pas moins, à l'image des noms cités ci-dessus, que ces polyphonies vocales peuvent adopter des styles bien différents, selon le type d'harmonie utilisée, la place donnée à celle-ci par rapport à la rythmique, les registres et timbres de voix utilisés, le support ou non de percussions, voire d'instruments et, naturellement, de par le répertoire interprété : origine géographique, ancienneté (et part des compositions actuelles), fonction (notamment à danser ou non) etc… Tout cela pour dire qu'un nouveau groupe vocal c'est souvent bien davantage qu'un ensemble de plus, c'est également souvent une nouvelle couleur et c'est bien ainsi qu'il en va avec La Mal Coiffée, groupe de polyphonies occitanes très rythmées (une énergie qui rappelle un peu celle du Cor de la Plana), formé de six femmes et interprétant ici, sur des arrangements de Laurent Cavalié (Le chanteur percussionniste de " La Fabrique "), un répertoire languedocien " des vignes et des bistrots " (une seule composition, mais de qui ?). Les timbres de voix sont francs, bien occitans et le chant principal non retenu est peu enclin aux mélismes. Les voix d'accompagnement sont soit en homorythmie avec la voix principale soit, très souvent, des voix en rythme pur, indépendant de la ligne mélodique. En tout cas, cela tourne bien et se montre très efficace.

Une petite question pour finir, pourquoi un nom français pour un groupe qui ne chante qu'en occitan ?

Modal (http://www.famdt.com) Dist l'Autre Distribution


Patrick Vaillant

"Bastian Contrari"

La graphie de la pochette laisserait croire à un duo, mais non, " Bastian Contrari " n'est pas l'acolyte de Patrick Vaillant mais bien le titre de l'album !

Patrick Vaillant fait, depuis longtemps, partie de nos artistes trads majeurs, de ceux qui ont une sonorité bien identifiable et dont la présence se reconnaît aisément, même au sein d'un groupe. C'est d'ailleurs vrai pour Patrick aussi bien dans son jeu de mandoline (et certainement par les harmonies qu'il utilise sur cet instrument autant que par son toucher ou le son particulier de ses instruments) que par sa voix, une voix qui me replonge toujours des années en arrière à l'époque de Bachas puis Bachas-Mont Joïa, tandis que sa mandoline me ramène toujours quelques années plus tard à l'époque de "Anita-Anita" avec R. Tesi. Comme ce dernier, Patrick Vaillant a multiplié les rencontres, les expériences diverses (citons notamment son ensemble de mandolines Mélonius Quartet et, actuellement, une collaboration avec des musiciens bretons…) et il est toujours bon, au sein d'un tel parcours, de poser de temps à autre ses valises pour un projet plus personnel tel celui-ci. Pas tout-à-fait un projet solo puisque Bijan Chemirani tient les percussions sur pas mal de plages et que trois autres amis viennent faire des apparitions par ci par là mais un projet très personnel tout de même où il joue toutes sortes de mandolines aux sonorités variées. S'il utilise également quelques autres instruments, la tonalité du CD reste tout de même essentiellement cordes, voix et percussions, avec un jeu sur les sonorités, véritables sonorités instrumentales ou sons plus naturels, plus bricolés, qui sentent bien le sud et que je suis tenté de considérer comme une marque de style bien présente, sous des formes diverses, chez bien des groupes du revivalisme occitan…

A propos d'Occitanie, si les textes sont en Provençal, il faut noter un texte en français, plutôt provocateur, dont je vous conseille d'écouter les paroles (ou de les lire sur le livret…)

Modal (http://www.famdt.com) Dist l'Autre Distribution

http://www.bastiancontrari.com

Rappels

En remontant jusqu'aux vinyls...

Bachas

Bachas-Montjoia "Littorales" (Arion 1987)

P. Vaillant, R. Tesi, J.M. Carlotti et D. Craighead : "Anita-Anita" 33t Robi Droli (réédition CD chez Silex épuisée)

Tesi-Vaillant "Veranda" (1990 Silex)

Tesi Vaillant Trovesi "Colline" (1994 Silex-Auvidis, épuisé)

Patrick Vaillant, Renat Sette et Bijan Chemirani "Enamorada Madalena - Chants porvençaux de la religion populaire " L'empreinte digitale 1998)

Patrick Vaillant "Jan de l'ours - Chansons, comptines et contes traditionnels de Provence" Modal pouce dist Harmonia Mundi 1999

Melonious Quartet "Au sud de la Mandoline" (L'Empreinte digitale 1998)

"Chin na na poun" avec Manu Théron et 2007


Ricardo Tesi

Cinq Planètes coll "solistes"

Ricardo Tesi solo

Comme je vous l'écrivais à propos d'un de ses derniers CD, Ricardo Tesi se fait maintenant souvent, davantage arrangeur qu'accordéoniste au sein des groupes où il rassemble autour de lui des musiciens de talent. C'est donc une bien bonne idée qu'a eu Philippe Krumm de l'inviter à jouer en solo au sein de cette fameuse collection, afin de rappeler qu'en matière d'instrumentiste de talent il n'est pas en reste non plus et, surtout, de nous permettre de réentendre pleinement son style bien personnel, librement inspiré par diverses traditions, italiennes naturellement, sarde (cf plage 1) mais également de celles croisées au long de sa carrière (le malgache Regis Gizavo par exemple).

Voici un CD que je vous conseille d'écouter au casque, ou, au moins au calme sur une bonne chaîne, afin d'être au plus près du soufflet, d'entendre et de ressentir chaque souffle dans les anches. A l'instar d'un Marc Perrone, Ricardo Tesi travaille les sonorités, fait sonner les graves, tant sur les basses que sur le clavier mélodique, joue du soufflet, et toujours au bénéfice du discours musical. Et si j'utilise l'espression " discours musical ", ce n'est pas qu'une expression car, surtout dans les plages lentes, c'est une vraie narration qu'il mène, faisant se succéder au fil de chaque mélodie, phrase après phrase, des images variées. Ce que j'apprécie particulièrement, c'est qu'il joue avec l'assurance et la simplicité apparente des musiciens qui n'ont plus a faire preuve de leur talent, qui n'ont plus besoin d'en rajouter dans la virtuosité, qui n'ont plus besoin de chercher absolument à surprendre ou à épater, juste la volonté de faire parler leur musique…

Ce CD fait parfois également office de regard en arrière sur sa carrière avec quelques reprises (en solo naturellement) de mélodies enregistrées avec diverses formations : retrouvons avec plaisir " Sestrina " puis, juste derrière, " Capelli neri " et si ces titres ne vous disent rien, en les écoutant vous retrouverez quelques souvenirs.

A mon avis un de ses meilleurs Cds parmi ses nombreux enregistrements de ces dernières années.

Dist l'Autre Distribution

http://www.cinqplanetes.com

Pour le rappel des enregistrements précédents de Ricardo Tesi, se reporter à la chronique de son CD précédent :


Duo Brotto Lopez

"HDQ"

J'ai entendu pour la première fois Guillaume Lopez il y a deux ans à Autun, à la bodega au sein de la bande de bodegas (1). C'est d'ailleurs lui qui présente l'instrument sur le DVD que certains ont eu la chance d'avoir avec le livre édité à l'occasion de ces " Cornemuses d'Europe ". En visionnant ce DVD, j'ai d'ailleurs vu qu'il y présentait également la boha. J'ai pu le réentendre dans le Sud-Ouest l'an passé lors du colloque sur la boha où il a expliqué avec humour pourquoi il ne joue pas trop avec les variations de bourdon de l'instrument (j'espère que cela figurera dans les actes de ce colloque, à paraître…) et j'ai pu constater, le soir même, son efficacité en bal au sein de Montanha negra (bien entouré il faut dire…), au fifre et aux cornemuses. Mais malgré tout cela, l'écoute de ce CD m'a bluffé car j'y ai découvert qu'en plus, il chante superbement bien le répertoire du Quercy, dans un style qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui de Xavier Vidal auprès de qui il a oeuvré.

Cyril Brotto (diatonique) n'est pas un inconnu et, si je n'ai pas encore eu l'occasion de l'écouter en chair et os, je n'étais pas passé à côté de son CD il y a trois ans. J'avais juste omis de remarquer que parmi les musiciens qui l'entouraient alors, figurait un certain Guillaume Lopez… . (2) Mais l'ambiance est différente ici, si le CD de Cyril était un brin nostalgique, il y a dans celui-ci une force qui transparaît dans chaque morceau, même lent. Cyril joue ici principalement les accompagnateurs et si je mets un pluriel c'est que main droite et main gauche, sur son accordéon jouent avec une belle indépendance (renforcée par une séparation stéréo à l'enregistrement), la gauche assurant naturellement le jeu de basses-accords et la droite oscillant entre seconde voix derrière celle de Guillaume ou deuxième accompagnement rythmico-harmonique.

Et tout cela avec une cadence irréprochable, tant sur les traditionnels que sur les compositions des deux compères. Les morceaux à danser sont tellement bien balancés qu'à la première écoute ce sont eux qui ressortent et on en oublierai presque d'écouter les plages plus lentes ou celles où les musiciens s'offrent un peu plus de liberté et pourtant là également c'est un vrai plaisir….

Ajoutez quelques petites facéties par ci par là et vous comprendrez pourquoi ce CD va certainement faire parler de lui. D'ailleurs, J.M. Espinasse en a déjà fait l'apologie dans le dernier numéro de Boha ! et je ne pense pas que nous ne serons pas que deux à le penser et à l'écrire…

Modal coll Plein-Jeu. Dist l'Autre Distribution

http://www.brotto-lopez.com

(1) voir sur http://musette.free.fr/festivals/aut05bk2.htm

(2) de même que sur le CD " Le Bal " de Xavier Vidal un peu plus ancien encore (cf ci-dessous)

Rappels

Cyrille Brotto " Courant d'air " Drailhe production 2004, Dist : L'Autre Distribution

Xavier Vidal " Le bal " Drailhe La Nauze 2002 dist l'Autre Distribution

Voir la chronique du CD suivant de Guillaume Lopez :

Cie Guillaume Lopez "Dançats Projèct - Lo viatge de Piu-Piu" (2015)


Klezmic Zirkus

" Vitamine K"

Décidément, cet éditeur belge est quelque peu spécialiste des styles inclassables, de ces groupes dont la musique ne saurait se définir en quelques mots seulement. Et pourtant, il est presque toujours évident que ces groupes ne font pas dans le mélange des styles par effet de mode ou par opportunisme, non, on sent bien une démarche plus profonde, le résultats de parcours musicaux personnels, de rencontres etc. Et puis, surtout, on sent un vrai besoin de s'exprimer en musique, de vivre chaque note jouée... Mais tout cela vous avez pu le vérifier en écoutant le CD compil de cet éditeur livré avec Trad. mag en juin. Pour en revenir plus précisément au CD qui nous occupe aujourd'hui, et pour lequel tout cela est encore vrai, le nom du groupe indique naturellement la présence de couleurs klezmer (mais sans jamais tomber dans le style un peu caricatural que l'on peut craindre derrière cette étiquette). Le terme "Zirkus" n'est pas gratuit non plus car leur musique a effectivement souvent le caractère festif et certaines sonorités de celle d'une fanfare de cirque. mais je vous ai dit en débutant ce papier qu'il ne suffirait pas de quelques mots pour les définir. Il faudrait donc ajouter une bonne dose de jazz mélodique, une pincée d'électrique, voire d'électronique, mais toujours dans un esprit général plutôt acoustique... Joliment inclassable donc...

Homerecords : http://www.homerecords.be

Rappel : "13, chemin des mandarines" en 2010 et "Klezming pool" en 2012, toujours chez Homerecords

Trois des musiciens jouent dans un style différent au sein de Flyg Maskin


 

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