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Jean-Luc Matte

Les chroniques CD écrites pour Trad. Magazine
(1/20 : années 1991/1993)

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De 1991 à 2009, j'ai rédigé diverses chroniques dans le revue Trad. Magazine que cette revue m'a autorisé à vous mettre en ligne. Les date de parution sont citées, mais ces textes ont été écrits au minimum deux mois auparavant et parfois jusqu'à plus d'un an...

Tout ceci était indépendant des chroniques que j'ai rédigé pour mes infosmumuses, mais pour cette mise en ligne, je ne me prive pas de mettre des renvois des unes vers les autres .... 

Pour savoir comment a débuté et fini cette aventure, lire "Chronique Story"


Utriculus
"Canti et Musiche per Zampogna et Ciaramella"
Pietro Ricci : zampogna, Lino Miniscalco : ciaramella, Mauro Gioielli : chant.

La première production de la nouvelle association italienne " Circolo della Zampogna " (Cf Trad. Mag n°18) est un disque dont l'apparente sobriété est toute à l'honneur du couple Zampogna-Ciaramella. Si les disques " Albatros " nous ont, en leur temps, fourni de nombreux enregistrements d'anciens, nous n'avions, jusqu'à présent, guère entendu la nouvelle génération. Voilà une lacune aujourd'hui comblée par ce disque (1) qui, malgré l'absence de titres réellement traditionnels (la plupart sont des signés de P. Ricci) se situe tout à fait dans la lignée des anciens. Ceci est vrai pour la face A tout du moins, la face opposée ayant un caractère plus novateur (mais sans recours à d'autres instruments) qui la rend beaucoup plus inégale et prouve que les instruments traditionnels en sont jamais aussi à l'aise que dans le répertoire qui s'est élaboré autour d'eux. Personnellement j'ai eu du mal à écouter le " Stille Nacht " (Douce Nuit en français) en Italien en plein mois d'août et je pense que la transciption de l'hymne à la joie pour Zampogna a davantage de place comme intermède anecdotico-humoristique en concert que sur un tel enregistrement. Ces deux petites critiques ne doivent pas vous détourner de cette production pour le reste de très bon niveau et qu'il vous faudra commander à " Circolo della Zampogna " 86070 Scapoli Italie ; c'est moins facile que d'aller chercher le dernier World à la mode dans le sachet plastique brun standard mais c'est au prix de ce petit effort que votre discothèque se différenciera de celle du voisin.

J.L. Matte (Paru dans le n°19. Nov-decembre 1991)

(1) il s'agit en réalité d'un K7

 


Collectif
"The Ace & Deuce of Pipering 1906-1947"

Au premier abord, la photo de Léo Rowsome en couverture de ce CD m'avait laissé croire qu'il s'agissait d'une nouvelle réédition des enregistrements de ce piper irlandais mythique et, possédant déjà ceux-ci sur vinyls, j'allais continuer à explorer le bac du disquaire (le terme n'est peut-être plus adéquat pour ce type de supermarché de l'enregistrement) lorsque je fus intrigué par les six petits dessins de la partie droite : un bagpipe, un uilllean-pipe, un northumbrian pipe, une zampogna, une gajda slovaque et une kaba gaïda bulgare. Effectivement, il s'agit de tout autre chose, et si Léo Rowsome interprète bien un morceau sur le disque (" The Ace and Deuce of pipering ") qui donne son titre au compact), celui-ci renferme 19 autres morceaux de choix : une compilation d'enregistrements anciens de cornemuses de diverses régions d'Europe. La production étant anglaise, le programme commence par deux enregistrements de cornemuse écossaise (Lachlan Macrimmon et William Ross), pus par deux d'uillean pipe (L. Rowsome et Liam Walsh) et se poursuit avec Tom Clough au Northumbrian Pipe. La France n'est ensuite représentée que par un couple biniou-bombarde (Le Guennec et Le Bouc 1927), ce qui est dommage pour la connaissance de nos autres types de cornemuse à l'étranger, mais nous disposons par ailleurs d'un certain nombre d'autres rééditions, chez Silex en particulier, pour ne parler que des plus récentes. Les deux plages consacrées aux Asturies présentent des chants accompagnés à la gaïta : pourquoi pas, mais la gaita y est peu audible…. Je ne détaillerai pas la suite du programme, non qu'elle soit moins intéressante (au contraire, elle comprend sans doute plus d'inédits) mais les noms de zampognaris italiens et autres joueurs de cornemuses tchèques, polonais, serbes, bulgares, macédoniens, grecs, nord-africains ou indiens des années trente ne disent sans doute pas grand chose au lecteur. Efisio Milis clos le programme, celui-là vous le connaissez : c'est le joueur de launeddas auquel vient d'être récemment consacré un CD entier (dont le morceau présenté ici…). J'espère vous avoir mis l'eau à la bouche. En ce moment mes plages préférées sont celle de Pologne et celle de Liam Walsh dont le jeu sur les régulateurs est d'une efficacité rythmique peu ordinaire. Il existe quelques disques présentant un panorama de cornemuses d'Europe, il existait des rééditions d'enregistrements anciens, il s'agit, à ma connaissance du premier disque mariant les deux. La variété des timbres, styles et répertoire aide à faire passer le côté toujours un peu spartiate des enregistrements historiques. En bref, ce disque est indispensable à tout cornemusophile, souhaitons qu'il soit mieux distribué car, pour l'instant, je l'ai rencontré qu'une fois et je l'ai emporté…

HT CD 21 Dist Média 7

J.L. Matte (Paru dans le n°19. Nov-decembre 1991) 

Et oui, seulement deux chroniques en 2 ans car je traitais davantage des livres à l'époque...


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